‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 30 sur 211 · RE OUR · texte numérisé non relu

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raient être appelés à travaillér pour leur compte aux différentes parties de l'exploitation, sous la surveillance et le contrôle du chef de l'établissement.

es emplacements spéciaux pourraient certainement être affectés à l'édification de villages destinés à ces travailleurs libres, mais le grand obstacle à cette création, serait l’absence de terres cultivables.

Il est plus probable que la baie du Sud verra avant peu l'installation de chantiers de construction de bateaux ou de charpentes. Il est certain que de tels ateliers de mise en œuvre, qui exigent relativement beaucoup moins de bras que des chantiers de production ou d'exploitation, seraient bien placés en cet endroit. Jouissant de la faculté de tirer, par cession, de l'établissement même, les bois qui leur seraient nécessaires, il leur serait possible de construire à peu de frais, et de livrer à bon compte, à Nouméa ou dans le reste de l’ile, des objets confectionnés, et surtout des cases démontables, qui, pendant longtemps encore, seront les habitations les plus commodes pour les colons appelés à se fixer successivement sur les portions encore inexplorées du territoire.

Dans la situation actuelle de la colonie, les entrepreneurs quis’établiraient dans de semblables conditions trouveraient certainement un rapide débouché pour leurs produits, et il serait de l’intérêt de l’administration de leur donner toutes facilités d'installation. On pourrait, à . cet effet, leur concéder des terrains sur les plages situées à l'Ouest de la baie du chantier actuel. Ils seraient placés ainsi à proximité de l’établissement qui leur fournirait les bois, et de facon cependant à ne pouvoir apporler obstacle au développement ultérieur de l'exploitation, qui n’est appelée à s'étendre que du côté de l'Est ou du côté du Nord ?.

1 Depuis que ces lignes ont été écrites, des événements impossibles à prévoir sont venus donner plus de poids à ces observations. Si une i:dusirie de ce genre s'était établie à la baie du Sud, ainsi que je l'avais conseilié dès 1869, on eüt trouvé plus aisément les cases nécessaires au logement des déportés qui ont été envoyés en Nouvelle-Calédonie à la suite des événements de la Commune.

Il est possible aussi que l’une des conséquences de l’arrivée de ces nouveaux colons soit l'établissement d’une petite colonie de déportés dans les parages de la baie du Sad ; si quelques-uns d’entre eux, malgré les difficultés de l'alimentation, voulaient tenter, pour leur compte, une exploitation forestière, et si l’'administration croyait devoir favoriser cette tentative, je pense qu’on devrait les laisser s'installer, de préférence, dans la rade du Nord, pour les tenir éloignés des chantiers de la transportation, à laquelle on réserverait alors les établissements du fond de la baïe.

Dit

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