‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 41 sur 211 · BB · texte numérisé non relu

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ment où les allongements observés cessent d'être proportionnels aux charges.

Le premier procédé a été à peu près seul employé jusqu’en ces derniers temps, il présente, dans la pratique, de grandes difficultés d’application ; aucun corps, en effet, ne possède une élasticité parfaite : des allongements permanents, ou tout au moins. persistant pendant un certain temps, peuvent être produits par l’action plus ou moins prolongée d'efforts relativement faibles, et la cause de ces résultats est encore inconnue; des allongements thermiques, dus aux variations de température produites par l’extension, viennent aussi modifier les résultats observés ; il en résulte que, suivant le degré de précision des instruments que l’on possède, on peut fixer la limite d’élasticité d’un corps plus ou moins loin, selon la grandeur du premier allongement temporaire qui devient perceptible. Aussi Wertheim, qui employait ce procédé et qui se servait d'instruments d’une grande précision, en même temps que, l’un des premiers, il signalait cette production de déformations permanentes dès les premiers efforts, s’ést-il vu obligé de fixer arbitrairement une limite aux mesures de ces allongements. Il a proposé de considérer comme limite d’élasticité le moment pour lequel l'allongement permanent produit dépasse un, demi-millionième de la longueur du corps étudié. Il a fait remarquer d’ailleurs qu'il indiquait cette limite afin que les chiffres qu'il avait obtenus fussent comparables avec ceux donnés par d’autres auteurs, et il signale qu’il aurait trouvé des limites de beaucoup inférieures, s’il s'était arrêté aux premiers allongements permanents mesurables.

L'importance du travail de Wertheim a fait généralement admettre cette convention, et l’on peut dire qu’elle est acceptée, en France du moins, comme une définition nouvelle de la limite d’élasticité.

C’est un fait regrettable qui, en éloignant de la recherche des causes de ces allongements permanents très-petits, qui se produisent presqu’au début de toute action sur les corps élastiques, a retardé pendant quelque temps les progrès de la science.

En cherchant, au contraire, à déterminer la limite d’élasticité par la recherche du moment où les allongements cessent d’être proportionnels aux efforts exercés, on reconnait bientôt que si, rigoureusement parlant, les allongements observés ne sont jamais, même au début, complétement proportionnels à ces efforts, ils ne s’écartent d’abord que fort peu de cette proportionnalité, mais qu’il est un point au delà duquel l'écart

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