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centimètres de FE | ps FA Beaucoup d'Équisétacées fossiles ont eu des daté us bien plus considérables, sinon en hauteur, du moins suivant leur diamètre, qui a pu dépasser 30 centimètres pour core taines espèces.
La famille des Prêles est représentée aujourd’hui par le : seul genre Equisetum. À toutes les autres époques, plus re anciennes, elle a renfermé de nombreuses espèces. Notre … | intention n'est pas de les décrire : nous ne citerons que * 1 l'une d’entre elles à cause de son ancienneté. Ne.
Equisetum Monyi REN. et ZEIL.
L'Equisetum Monyi est comparable par sa taille aux A espèces géantes des époques secondaires. Æ La tige, large de 35 millimètres, est articulée ; les itiidtee” ont une longueur qui varie suivant leur position sur la tige; à la base, ils mesurent 7 millimètres; un peu plus haut ils n'ont plus que 5 millimètres; plus haut encore ils Ke atteignent 9 à 10 millimètres. FA ë A chaque nœud se trouve une gaine munie de dents aiguës appliquées contre la tige ; les feuilles qui forment la Se gaine sont au nombre de vingt-huit à trente; elles ne sont soudées que sur deux à trois millimètres de hauteur; fre ce partie libre varie, suivant la longueur des articles euxmêmes, entre 5 et 7 millimètres de longupues A la base - # termine en pointe aiguë. | Quelques-unes de ces dents sont munies sur le dos d’ un. sillon peu profond, large de un demi-millimètre, compris .
ÉQUISÉTINÉES. 11 entre deux lignes légèrement saillantes, ainsi que cela a lieu chez plusieurs Equisetum vivants.
Souvent elles ont été déviées de leur position verticale primitive et sont rejetées plus ou moins de côté. La surface de la tige est en grande partie masquée par
ÿ les gaines et par leurs dentelures; cependant on la distingue Far . x »
- assez nettement sur quelques points où elle est conservée - sous forme de lame charbonneuse extrêmement mince, et D = , . A sl ne l’on peut constater l'existence de côtes presque plates très
. faiblement accentuées; ces côtes correspondent aux faisceaux vasculaires de la tige; on les voit se bifurquer à chaque articulation, et les branches qui en résultent se
RE, mettre en relation avec les côtes alternantes de l’entre-
nœud suivant. De plus, chacune des côtes envoie à son
extrémité supérieure un faisceau vasculaire dans la dent
de la gaine qui se trouve en prolongement direct avec elle.
£ A On ne distingue à la base des gaines aucune cicatrice
indiquant la présence de rameaux ou de racines : les tiges étaient donc dépourvues de ces organes, au moins sur une
partie de leur longueur.
ne La très faible épaisseur de houille laissée par les tissus : | de la tige indique qu'elle était largement fistuleuse et que 4 . ses tissus ne se lignifiaient que très peu. L'Equisetum Monyi
n’a été rencontré jusqu'ici que dans le terrain houiller de
Commentry.
Le type du genre Equisetum n’a pas sensiblement varié depuis les époques les plus reculées jusqu’à nos jours. Malgré les énormes dimensions des Prêles triasiques et houillères, la ramification a gardé la même allure; tantôt certaines espèces étaient abondamment ramifiées, tantôt la tige restait nue comme cela arrive parmi les Prêles vivantes.
La gaine montre également une constance remarquable dans sa structure, et le cylindre ligneux qui dans certaines espèces arborescentes aurait dû, semble-t-il, prendre un
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accroissement notable, est resté toujours chétif sans production de bois secondaire.
Un genre voisin du genre ÆEquisetum par la plupart de ses caractères est le genre Calamites, dont la taille a atteint et dépassé les plus grands Equisetum du Lias et du Trias; il est resté confiné dans les premières assises sédimentaires du globe, et n’a laissé aucune trace dans les terrains supérieurs aux terrains primaires. Nous citerons les deux espèces suivantes :
Genre Calamites SCHLOTHEIM.
Nous n'avons pas cru devoir figurer les tiges qui rentrent dans ce genre si connu, et qui se rencontrent fréquemment dans les couches d'Épinac, du Grand-Moloy et dans les assises les plus anciennes des schistes bitumineux, celles d'Igornay, Lally, Cordesse, etc.; nous nous contenterons d'en donner la diagnose :
Tiges cylindriques, articulées, portant à la surface des côtes ! séparées par des sillons alternant aux articulations ; aux angles supérieurs formés par l'extrémité des côtes, on remarque souvent des mamelons arrondis ou ovales; quelquefois ces mamelons se retrouvent également aux angles inférieurs. Aux articulations, il n’est pas rare de voir des cicatrices discoïdes, marquées de sillons rayonnants, solitaires ou disposées en nombre variable en verticilles : ce sont les traces laissées par des rameaux caducs.
L'intérieur de la tige est creux, la moelle disparaissant de bonne heure; à son pourtour, les empreintes ont conservé les traces des faisceaux vasculaires souvent houillifiés, constituant le cylindre ligneux. L’écorce épaisse, mais
1. Les côtes, sur les empreintes, correspondent à l'intervalle compris entre deux faisceaux ligneux et occupé par du tissu parenchymateux.
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un, comme les C. Suchowi, ont pu ae plusieurs décimètres de diamètre, la quantité de houille laissée par ces plantes n’est représentée que par une faible pelli- licule, ce qui prouve que le système ligneux est toujours resté sans accroissement secondaire comme celui des | Equisetum, et que l'écorce était dépourvue de couche subé- reuse ou hypodermique présentant quelque importance.
“ 2 A partie inférieure des tiges allait en s’atténuant en pointe plus ou moins recourbée et s’insérait sur un rhi-
ue des D ion. Le dt Calamites se distingue a du genre Équisetum par l'absence complète de gaine aux articulations des tiges aériennes, des rhizomes et des
TR rieurs ont trois à six notes de Haué, ceux de la partie ÊS supérieure atteignent six à vingt Eee striés en long, mais peu profondément; les côtes sont HAL larges e 15 à 2m, alternant d’un entre-nœud à l’autre ; les sil- 1 qui les séparent ont à peine 05 de TE sur le 54 moule interne, ils sont souvent limités par deux stries lon- DA gitudinales, très nettes, courant le long des côtes; peutqe être est-ce la trace de deux bandes vasculaires Fraises, qui composent le faisceau ligneux, et placées de chaque ‘40 | côté des lacunes comme chez les Equisétacées.
Les mamelons placés à l'angle supérieur un peu arrondi
F de l'extrémité des côtes, sont circulaires, peu saillants,
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14 B. RENAULT. | | me #E $ mais bien limités; ceux qui se trouvent à leur base, au æ point de la bifurcation des faisceaux ligneux, sont ponctiformes et moins visibles.
Les tiges renflées à une petite distance de leur origine s’amincissent en se recourbant plus ou moins pour venir s'attacher à un rhizome.
Lorsque les tiges subissaient un envasement, des tiges secondaires pouvaient prendre naissance aux articulations envasées, et après avoir augmenté peu à peu de diamètre s'élever verticalement autour de la première.
Cette espèce de Calamite présente des rhizomes définis, traçants, émettant des tiges qui deviennent aériennes, susceptibles elles-mêmes de fournir de nouvelles tiges partant des articulations enterrées.
Malgré la grandeur des tiges, la quantité de houille que les systèmes ligneux et cortical ont laissée est extrêmement faible et ne dépasse guère 0""5 en épaisseur. Dans les échantillons bien conservés, on reconnaît l’épiderme extérieur lisse qui recouvre actuellement les filets de houille produits par le système vasculaire.
Les radicelles ne sont plus représentées que par une mince pellicule de houille fournie par les couches superficielles et qui a la forme d’un ruban; vers le milieu, on remarque la trace très grêle, sinueuse, du cylindre ligneux ; elles ont de cinq à quinze millimètres de largeur et leur longueur est de dix à trente centimètres.
La pellicule charbonneuse laisse voir des mailles rectanœulaires disposées par files longitudinales assez régulières, qui représentent les cuticules des cellules épidermiques ou une mince couche de tissu subéreux.
Les radicelles simples ou ramifiées partent, sur les rhizomes et à la partie inférieure des tiges, des tubercules ou mamelons placés au-dessous des articulations; elles s'étendent horizontalement.
Par suite de son mode de développement souterrain le à
e pliait ment à la. durélévation des ter- : il végétait, en se ris sans cesse à des
Édles RR des Re Re. verticillés,
qui étaient des racines ou se jeunes tiges secondaires.
Se : ions à à Auxy, TPE le cie près Autun, D or, etc.
Calamites Cisti BRONGNIART.
Les tiges de C. Cisti développées ont dix à douze centiètres de diamètre, les entre-nœuds, relativement plus
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longés ‘is dans l PASS Rue Lu sept à he
mamelons allongés verticalement, moins accusés que preau ec. Suckowi; quelquefois on distingue des mamelons plus
petits que les précédents et alternant au-dessus de l’articulation.
Le sommet des tiges était pourvu de nombreux rameaux | disposés en verticilles; eux-mêmes portaient des ramules aux articulations, mais; de même que les tiges, les rameaux et les ramules étaient dépourvus de gaine et de feuilles.
Les tiges étaient cylindriques, non contractées aux articulations, et conservaient le même diamètre pendant un certain temps; elles s’atténuaient en haut et en bas beaucoup moins vite que le C. Suckowi. Leur partie inférieure paraît également moins recourbée; elles semblent avoir poussé plus particulièrement par touffes partant de rhizomes souterrains.
M. Grand’Eury a désigné sous le nom de C. foliosus des empreintes de rameaux calamitoïdes qu’il rapproche du C. Cisti, et sous celui de Calamostachys des épis grêles délicats tenant encore à des rameaux de C. Cisti sans feuilles : ce seraient là les vrais épis de Calamites.
Ces épis, longs de vingt à vingt-deux millimètres et larges de trois millimètres, sont articulés, disposés en assez grand nombre aux articulations ; ils paraissent formés uniquement de verticilles de bractées fertiles; ces bractées, d'une forme peltoïde, ont porté en dessous des sacs sporifères, mais que l’on n'a pas encore vus nettement à cause de leur petitesse et du mode de conservation.
Provenance. — Épinac, Cortecloux, Mont-Pelé, etc.
Equisetinées heterosporees.
Les Calamariées qui rentrent dans ce groupe sont des plantes qui ne paraissent pas avoir atteint des dimensions aussi considérables que les Calamites. Leur tige équisétiforme était tantôt aérienne, tantôt inondée ou flottante; aux articulations s’inséraient des rameaux disposés en verticilles
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18 B. RENAULT. RÉPEEE k
de dimension, sont verticillées, étalées dans un plan très
oblique par rapport à l'axe du ramule; l'articulation qui les
porte est elle-même plus ou moins oblique et apparaît nettement sous la forme d’un anneau circulaire. Les feuilles latérales du verticille sont généralement plus longues que celles d'avant en arrière; elles sont allongées-lancéolées, parcourues par une nervure médiane, et tantôt terminées en pointe longuement atténuée, tantôt s’élargissant et brusquement mucronées. Les fructifications qu’on leur rapporte sont désignées sous le nom de Bruckmannia ou de Stachannularia.
Annularia Stellata SCHLOTHEIM (sp.)
TiGes. — Les tiges d'Annularia stellata, désignées par Germar sous le nom d'Équisetiles lingulatus!, sont des tiges articulées; quand elles sont aériennes, les articulations sont distantes de quinze à vingt-huit millimètres et portent chacune une gaine formée de feuilles découpées en languettes, longues de six millimètres dans leur partie libre, et soudées à la base sur une hauteur de deux à trois millimètres. Les articulations portent en outre, sur tout leur contour, soit des cicatrices laissées par des rameaux tombés, soit des verticilles de rameaux encore fixés aux tiges.
Lesentre-nœudsse renflentauxarticulations; ils sontstriés longitudinalement; les stries, distantes de un millimètre, proviennent des traces laissées par les faisceaux vasculaires grêles qui parcouraient la tige et offrent la même disposition alternante, d’un entre-nœud au suivant, que l'on remarque chez les Prêles. En dehors du cercle formé parles faisceaux ligneux se trouve une série de lacunes rappelant les lacunes corticales de ces mêmes plantes.
A. Die Versteinerungen des Steinkohlengebirges von Wettin und Lôübejun, 1845, p. 27, pl. X.
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2: Le | Les tiges n’ont laissé qu’une faible épaisseur de houille