‹ Notice sur les Indiens de l'Amérique du Nord [microform]Chapitre 27 sur 38 · DONT SONT · texte numérisé non relu

DONT SONT

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perte

« Sept fois j'ai volé des chevaux aux Kansas, et « j'ai eu l'honneur le premier de frapper les cada- « vres de trois de leurs guerriers qui avaient été « tués sur le champ de bataille; le cheval d’un Ie- « tan a été volé par moi, et le premier j'ai heurté « le corps du cavalier ietan, aussi bien que celui « d'un Pawnee-Loup. J'ai, à diverses reprises, « dérobé des chevaux aux Pawnees, aux Omahas « etaux Puncas, et frappé deux Sioux qui étaient « morts. Un Espagnol qui m'avait attaqué a été tué « de ma propre main, et voilà la seule action mar- «tiale dont j'aie quelque honte. »

Ainsi qu'on le voit, le code de morale des Ottoes ect à l'inverse de celui de la société. Suivant le premier , Le vol, pourvu qu’il ne soit pas fait au détriment d’un parent ou d’un intime ami, est une vertu; frapper un cadavre y est tenu en honneur, tandis que tuer un ennemi qui vous attaque en personne devient un crime.

Si son discours, au reste, est l'indice de sa vie, les ornemens qu'il porte résument assez bien ses habitudes et sa haute renommée comme chasseur. Sa tête est surmontée des cornes du buffle, et à son col pend un énorme collier fait de dents d'ours.

Shaumonekusse n'était, dans l'origine, que demichef; mais il se prit de querelle avec l’un de ses fréres, qui, dans la lutte, lui emporta avec les dents une partie du nez. Cette circonstance ayant été communiquée aux sages de la tribu , ils décrétérent

pion ee

Ù que quiconque mord le nez de son frère mérite la mort, décret que Shaumonekusse lui-mème mit de suite à exécution. Pour récompense de son respect pour la loi, et de son empressement à l'exécuter, il fut élevé au rang de chef suprême de la tribu.

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