‹ Notice sur les Indiens de l'Amérique du Nord [microform]Chapitre 8 sur 38 · EE EE · texte numérisé non relu

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de M. Heckewelder , zélé missionnaire de la secte des moraviens, qui, pendant une longue mission de paix et de religion chez les Delawares, y a plutôt fait preuve de dévouement que d'intelligence et de discernement. On peut facilement concevoir les difficultés d’asseoir un premier travail sur des renseignemens aussi peu authentiques; et c'est afin seulement de les constater que nous avons nommé la source à laquelle M. Duponceau a eu à puiser. Mais il n’est pas le seul que cet objet intéressant ait occupé; d’autres ont suivi son exempie, et de ce concours de lumières jaillira la vérité au profit de la science.

Nous avons devant nous un écrit! que, quoiqu'il soit sans nom d'auteur, nous savons être de la plume d’un citoyen distingué, long-temps gouverneur de l’état du Michigan, et qui depuis a occupé, comme il le fait encore, les plus hautes fonctions dans la république. Du point de vue dont, pendant ur nombre d'années , il n’a cessé d'être en contact avec les Indiens du nord et du nord-ouest, encadré comme son gouvernement l'était de toutes parts par ces tribus, son opinion sur tout ce qui a rapport à eux possède toute l'autorité qui découle naturellement de l’expérience des faits. Aussi a-t-il traité ce sujet avec bonheur dans plusieurs brochures qui feront foi dans la composition de

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l'histoire. Nous avons cru devoir, nous qui modestement nous contentons de glaner çà et là où les autres ont semé, mettre en présence les diverses opinions qui se croisent.

Nous trouvons, par exemple, qu'il ne partage pas la fervente admiration du savant philologue qui , à l’occasion de l'expression indienne walemulsoohaulean (toi qui fais mon bonheur!) s’écrie : « Que n’eussent donné, pour cette phrase, Tibulle «ou Sapho ! »

« De toutes les langues parlées, dit l’ancien gou- « verneur du Michigan, depuis la tour de Babel, « le langage wiandot est celui qui mérite le moins « la réputation d’être harmonieux et musical, Il est «dur, guttural, inarticulé et plein d’intona- « tions qui semblent être le résultat de pénibles « efforts de la part de l'interlocuteur. Il est bien « avéré qu'aucun homme arrivé à l’âge de maturité « n’a pu en acquérir une parfaite connaissance , et « parmi les gens qui sont en contact journalier « avec les Indiens on estime généralement que « son apprentissage en est tout-à-fait impossible‘. » Cette dernière opinion n'est certainement pas affaiblie par des mots tels que les suivans :

Machelemuxowagan, celui qu'on honore.

Gettemagelemuxowagan, être pardonné.

Mamochalgussiwagan, celui dont on se souvient.

Ü Bemarks on th: Indians of North America, p. 25.

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