‹ Notice sur les instruments stadimétriquesChapitre 16 sur 64 · OK OA · texte numérisé non relu

OK OA

Or, l'objet étant très éloigné, Ok est sensiblement égal à la distance focale principale P de l'objectif. D'autre part, si Ton suppose un observateur infiniment presbyte, de manière qu'on puisse considérer O'k comme sensiblement égal à la distance focale principale F de l'oculaire, on aura pour ce

cas particulier une expression du grossissement par la relation :

C'est-à-dire cpie le grossissement sera égal au rapport de la distance focale principale de l'objectif à la distance focale principale de l'oculaire.

Pour une vue ordinaire, le grossissement sera plus considérable, puisque O'k sera plus petit que P', et le grossissement

augmentera avec la myopie de l'observateur. Il en résulte que p

p, est une limite inférieure du grossissement, qui sert à caractériser le pouvoir amplifiant d'une lunette astronomique. Quoi qu'il en soit, il est important de retenir que ce pouvoir amplifiant est toujours proportionnel à la distance focale principale de l'objectif. •

IL — Champ.

Le champ de la lunette astronomique, c'est l'étendue de l'espace qui peut être vue à la fois par cette lunette.

Soit A {/Ig. 17) un point lumineux qui vient faire son image au point a, derrière l'objectif. Tous les rayons que ce point envoie sur l'objectif forment, par leur ensemble, un cône

dont le sommet est A et dont la base est la surface de la lentille. Après la réfraction, ces rayons constituent un autre cône dont la base est la même et dont le sommet est le point a; puis ils s'écartent en divergeant; si ces derniers tombent tous sur l'oculaire, il est évident que le point lumineux sera visible, et on dira qu'il est situé dans le champ de la lunette; si aucun de ces rayons ne parvient sur l'oculaire ou si le nombre de ces rayons qui viennent rencontrer l'oculaire n'est pas assez grand pour donner à l'objet un éclat suffisant, on ne verra pas ce dernier, et on dira qu'il est situé en dehors du champ de la lunette.

Or, l'expérience a permis d'admettre qu'un faisceau est visible quand son axe vient toucher le bord de l'oculaire ; et si l'on se reporte à la figure 17, on reconnaîtra que l'axe du faisceau, émanant du point A, n'est autre chose que l'axe secondaire de ce point.

On pourra donc dire qu'un point sera dans le champ de la lunette quand son axe secondaire viendra rencontrer l'oculaire.

Il résulte de là que les axes secondaires 0/ et 0/', qui joignent le centre optique de l'objectif aux bords de l'oculaire, limiteront l'espace visible, et que la deuxième nappe wOw' de ce cône limitera le champ; tout objet situé en dehors de cette nappe ne sera pas visible dans la lunette.

On peut avoir une expression approchée du champ d'une lunette en considérant l'oculaire, qui est très petit, comme un arc de cercle dont le centre est en et dopt le rayon, d'après ce qui a été dit précédemment, est sensiblement égal à

En représentant par a l'angle 1011 ou son égal mOm, on a :

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