‹ Notice sur les instruments stadimétriquesChapitre 17 sur 64 · IV · texte numérisé non relu

IV

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INSTR. STADIM.

et enfin, puisque l'angle a est très petit :

Cette expression peut s'écrire :

/r ir

Cette formule montre que, pour un oculaire déterminé, le champ varie en raison inverse du grossissement et que l'on ne peut augmenter l'un qu'en diminuant l'autre.

Le calcul qui précède n'étant qu'approché, c'est par l'expérience qu'on détermine la valeur du champ d'une lunette. On fait placer une règle divisée à une distance très grande de l'objectif, on constate quelle est l'étendue de cette règle visible dans la lunette, et on divise celte étendue par la distance.

IIL — Anneau oculaire.

Mesure pratique du grossissement. — Si l'on dirige une lunette astronomique vers un ciel très éclairé, il se forme, au delà de l'oculaire, une image réelle de l'objectif; chaque point de l'objectif, en effet, se comporte par rapport à l'oculaire comme un point lumineux; et c'est l'ensemble des images de chacun de ces points qu'on a appelé anneau oculaire.

La considération de l'anneau oculaire a une grande importance; cette image renferme tous les faisceaux lumineux envoyés par l'objectif et, par conséquent, tous les rayons qui, émanant d'un objet antérieur, ont traversé cet objectif pour arriver à l'oculaire. Si donc on place la pupille vers le centre de l'anneau oculaire, c'est là que l'œil percevra le plus de lumière possible. Aussi a-t-on disposé dans les lunettes astronomiques et dans le plan de l'anneau oculaire, un

LUr^ETTE ASTRONOMIQUE.

disque métallique nommé œilleton qui est percé d'une ouverture dont le diamètre est égal à celui de l'anneau oculaire lui-même.

En admettant que l'instrument a été réglé pour une vue infiniment presbyte, ce qui suppose que les foyers principaux de la lentille se trouvent sensiblement au même point C, il est facile de calculer le rapport qui existe entre le diamètre I de l'anneau oculaire et le diamètre de l'objectif {voir fig. 18).

En effet, pour déterminer l'image du point A par rapport à l'oculaire, je mène l'axe secondaire de ce point et je considère un rayon lumineux AD qui vient tomber sur l'oculaire, en passant par le foyer C ; le rayon émergent sortira parallèlement à l'axe principal, de sorte que l'on aura en a l'image cherchée.

On obtiendra de même en b l'image du point B, et ab sera ainsi le diamètre de l'anneau oculaire.

Or DE est égal à ab, c'est-à-dire à I; et la similitude des triangles ACB et CDE donne immédiatement :

Si l'on remarque que p? est précisément égal au grossissement G, on tire de l'égalité précédente :

Ce qui donne un moyen de mesurer le grossissement d'une

lunette; on règle cette lunette pour voir un objet situé à la plus grande distance possible, et on reçoit l'image de l'objectif sur une plaque transparente AB, qui porte une division en dixièmes de millimètre et qui est montée dans un tube C (fig. 19). On observe la plaque au moyen d'une loupe enchâssée dans un autre tube E mobile dans le tube C ; on éloigne ou on rapproche ainsi cette loupe jusqu'à ce qu'elle soit à une distance égale à la portée de la vue de l'observateur. On compte le nombre de divisions comprises dans le diamètre de l'anneau oculaire; on mesure d'autre pail le diamètre de l'ouverture effective de l'objectif et on obtient ainsi facilement la valeur du grossissement.

Pig. 19.

Cet instrument a reçu le nom de dynamètre.

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