III. — Lunette anallatique
On pourra se dispenser de faire la correction qui consiste à ajouter la constante (P -h d) aux distances correspondant aux lectures faites sur une stadia, si l'on fait en sorte que le centre de rotation de rinstriiment soit en même temps le centre d'anallatisme.
Or, pour que le centre E de l'instrument {voir fig. 40) soit un centre d'anallatisme, c'est-à-dire pour que les distances de
ce point à d'autres points K, K', K" de l'axe optique
soient proportionnelles aux longueurs interceptées sur des règles placées en K, K', K" . . . , par les côtés d'un angle stadimétrique w, il faut, d'après ce qui a été dit précédemment, que les images des lignes AB, A'B', A"B" . . . soient d'égale longueur. t
On voit immédiatement que, pour obtenir ce résultat, il suffit de placer en 0', entre l'objectif et son foyer principal I, une lentille convergente dont le foyer antérieur soit le point H où viennent concourir, après leur réfraction à travers l'objectif, les rayons visuels AF et BG. Ce point H, dans le nouveau système convergent que j'examine, jouera, par rapport à la lentille 0', le rôle que le point C de la figure 32 remplissait vis-à-vis de l'objectif; et les images de toutes les lignes parallèles à Afret vues sous l'angle w, seront égales à ab.
Je désigne par F la distance focale principale O'H de la lentille 0', par d la distance des deux lentilles, par ô et Z les distances du point E à l'objet AB et à l'objectif; et je continue à appeler S la grandeur de l'objet AB, t celle de l'image ab et P la distance focale principale de l'objectif.
Le point E étant un point virtuel, et le point H son foyer conjugué par rapporf à l'objectif, on a la relation {voir le § II, chap. I") :
ou bien
d'où l'on tire ;