‹ Notice sur les instruments stadimétriquesChapitre 57 sur 64 · II. — Usage du tachéomètre · texte numérisé non relu

II. — Usage du tachéomètre

Pour installer l'instrument, on place d'abord la plateforme sur le trépied en cuivre, et on visse à fond, dans Técrou percé au centre de ce dernier, la tige à pompe HI {fig. 83). Puis on découvre les fourchettes des supports, on dispose le limbe et la lunette, en ayant soin de bien introduire le taquet h entre la vis i et la goupille A, et enfin on serre le verrou {fig. 80).

L'opérateur doit monter son instrument de telle sorte que les vis de pression et de rappel soient placées à sa droite, et que le limbe de réclimètre soit placé à gauche de la lunette ; c'est la disposition inverse de celle qui est représentée par la figure 80.

Pour rendre vertical l'axe général de l'instrument, on emploie le même procédé que pour la boussole à éclimètre fixe.

Quand on veut opérer comme avec un instrument goniométrique, on met d'abord en coïncidence les zéros du limbe et du vernier qui se trouve du côté de l'oculaire ; on serre la pince qui relie la couronne au limbe, puis, après avoir rendu libre le plateau de l'enveloppe 0, on dirige la lunette sur l'un des côtés de l'angle que l'on veut mesurer (celui de droite, à cause du sens de la graduation du limbe) ; on serre la pince de ce mouvement, et après avoir desserré celle de la couronne, on amène l'axe optique de la lunette sur le côté de gauche ; l'angle marqué par le zéro du vernier qui se trouve du côté de l'oculaire est l'angle cherché.

Chaque opérateur, pour mettre les loupes à sa vue, desserre les boutons molletés qui les fixent, puis les éloigne ou les rapproche jusqu'à ce que l'œil, placé à quelques centimètres, voie les divisions du limbe aussi nettes que possible, et enfin maintient invariablement les porte-loupes en resserrant les boutons.

Quand, au contraire, on veut opérer comme avec la boussole, on met d'abord au point l'oculaire du déclinaloire en le retirant ou en l'enfonçant jusqu'à ce que l'œil, placé près de l'œilleton, voie le fil de repère f aussi net que possible. Cela fait, on stationne à l'une des extrémités A d'un des alignements du canevas qu'on veut mesurer {fig. 85) et qui a été choisi parmi ceux qui ont au moins 50 mètres de longueur ; puis la lunette étant à droite de l'éclimètre, on accorde les zéros du cercle horizontal A et du vernier plaCé du côté de l'oculaire ; on serre la pince qui lie les cercles horizontaux ; enfin, à l'aide du mouvement du limbe, on dirige la lunette vers le point B. On dévisse ensuite la vis du collier qui porte le déclinatoire pour faire tourner celui-ci autour de l'enveloppe de l'axe, puis on le fixe dans une position telle que le fil de repère paraisse également distant des deux pointes de l'aiguille; pour arriver juste, il faut, après un très léger serrage du collier, donner de petits chocs au déclinatoire. Cette opération terminée, on va stationner au point B, et on y oriente le limbe au moyen du déclinatoire, c'est-à-dire qu'à l'aide du mouvement général on fait tourner tout l'instrument jusqu'à ce que le fil bissecte l'intervalle des deux pointes.

On fait tourner l'alidade pour viser le point A; le vernier placé du côté de l'oculaire doit alors marquer 200 grades.

S'il y avait une petite discordance de 5 centigrades, on donnerait au vernier une position équidistante entre 200 grades et celle qu'il occupe; puis, par lajis de rappel du mouvement général, on ramènerait la lunette sur le point A; enfin, on réglerait définitivement le déclinatoire en faisant tournre légèrement son collier autour de l'enveloppe de l'axe vertical.

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Il est évident que si à chaque station on a soin d^orienter le limbe au moyen du déclinaioire, le zéro du vernier placé près de l'oculaire indiquera les angles des côtés successifs BC, CD. . . . avec le côté AB; de sorte qu'en déterminant, à l'aide d'une boussole ordinaire, rorientement magnétique de la ligne AB, on en déduira facilement les orientements mar gnétiques des autres côtés.

Quand on veut lire sur le tachéomètre les orientements vrais, il faut tracer une méridienne, et opérer avec cette dernière comme on vient de le faire avec la ligne AB.

En ce qui concerne le nivellement, je n'ai rien à ajouter à ce qui a été dit au sujet des boussoles nivelantes.

Dans le tachéomètre, les fils stadimétriques sont verticaux, de sorte que l'appréciation des distances se fait à l'aide de i'euthymètre.

On conçoit, du reste, qu'on pourrait se servir de la stadia en rendant les fils micrométriques horizontaux.

Comme on le voit, le tachéomètre participe à la fois du pantomètre, de la boussole, du niveau à lunette et de l'éclimètre; et, comme d'autre part, il permet, dans certains cas, de se passer de la chaîne, on peut affirmer qu'il est impos*sible de concevoir un instrument plus complet; tout ce qu'on peut lui reprocher, c'est d'être un peu lourd, mais il semble qu'on pourrait l'alléger dans une certaine mesure.

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