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ANIMAUX MOLLUSQUES

f; XXI. — Observations sur le système nerveux des llolflusqucs

acéphales testacés ou Iiamellibranclies.

Annales des sciences naturelles , 3e série, t. III, p. 321 (1845).

Le système nerveux des Mollusques acéphales avait déjà été l’objet d’études sérieuses de la part de plusieurs anatomistes; mais, en dernier résultat, l’on avait dit : « Chez les Acéphales lamellibranches, lorsque le système nerveux a » son plus haut degré de complication, il existe trois paires de ganglions. »

Par des recherches poursuivies à Naples et sur les côtes de la Sicile, aussi bien que sur les côtes de la Manche, l’auteur a reconnu dans le système nerveux de beaucoup d’Acéphales une complication souvent portée à un haut degré. On croyait à une grande uniformité chez tous les représentants de cette classe, il a montré une série de différences. Chez les Acéphales dont le manteau est fermé et prolongé en forme de siphons, il a constaté, pour la première fois, la présence de plusieurs centres médullaires, situés sur le trajet des nerfs postérieurs et liés entre eux par des commissures passant près de l'orifice des siphons. Le système nerveux d’autres types, tels que les Myies et les Pholades, lui ont présenté une complication analogue avec des différences importantes dans la disposition des noyaux médullaires. Chez plusieurs Acéphales, comme les Solens, les Unios, etc., il a reconnu encore dans le manteau une richesse de ganglions, de nerfs et d’anastomoses qui n’avait pas été soupçonnée.

Cette série de recherches a conduit l’auteur à mettre en évidence certaines affinités naturelles, et à montrer que les caractères fournis par les charnières des coquilles, dont se servent surtout les naturalistes dans leurs classifications malacologiques , sont loin d’ètre en rapport constant avec l’organisation des Animaux.

XXII. — Sur les nerfs qui se distribuent aux organes ocullfornies

des Peignes (Mo Uustgue» acéphutes).

Bulletin de la Société philomatique, 1845, p. 26, et Journal de l’Institut (1845).

On sait que plusieurs Mollusques acéphales (les Peignes , les Spondyles) présentent sur le bord du manteau une sérié d organes oculiformes. La plupart des naturalistes considéraient ces organes comme de véritables yeux ; d autres, au contraire, se refusaient à admettre cette détermination, et Ion a\ait meme

avancé que ces points oculiformes ne recevaient pas de nerfs. Au moyen de dissections délicates, l’auteur s’est assuré, à plusieurs reprises, que des nerfs provenant des ganglions postérieurs venaient s’anastomoser avec un cordon qui règne tout autour du manteau, et se prolongeaient au delà du point d’anastomose pour pénétrer dans les pédoncules oculaires. En meme temps, il a constaté que les organes oculiformes recevaient les principaux nerfs, tandis que les cirrhes également situés au bord du manteau ne reçoivent que les plus déliés ou seulement des ramifications des autres.

^\1IÏ. — Recherches sur le système nerveux des llollusc|ihes

gastéropodes.

Bulletin de la Société philomatique , 1845, p. 25, et Journal de l’Institut (1845).

L’auteur ayant fait une étude minutieuse du système nerveux des Mollusques gastéropodes, y a reconnu une complication que les anatomistes et les zoologistes étaient bien loin de soupçonner. Dans le grand Triton de la Méditerranée, les grands nerfs cervico- cardiaques qui passent de chaque coté, le long du canal intestinal, lui ont présenté une série de centres nerveux dont l’existence n’âvait, pas encore été signalée. L’auteur a suivi les nerfs qui naissent de ces ganglions, dans les branchies et dans le siphon, où, pour la première fois, il a constaté dans cette dernière partie la présence d’un véritable réseau formé par une grande quantité de petits noyaux médullaires et de nerfs anastomosés sur une infinité de points. Les centres nerveux de ces Mollusques ayant pendant la vie une coloration jaune ou rosée, il a été possible de les reconnaître d’une manière complète; et d’ailleurs, c’est en isolant toutes les parties par la dissection que l’auteur a étudié les ganglions, meme les plus petits et les nerfs les plus déliés.

XXIV. — Recherches sur l’organisation «les llolSnsrfnes gastéropodes «le l’ordre «les Opistliobranches (Tectibrtmciies , \tnlibturnehes et Inféfobt'ttnches de Cuvier).

Annales des sciences naturelles , t. IX, p. 172 (1849).

Le but principal de ce travail est d’exposer l’ensemble des modifications organiques chez les divers types réunis par M. Milne Edwards sous le nom d Opisthobranches. Les différences assez importantes qui existent dans l’organisation des représentants de cette grande division malacologique ont paru à 1 auteur fournir des faits d’une importance considérable pour la, zoologie, tous

les appareils organiques se modifiant infiniment plus ici que dans les autres ordres de la classe des Gastéropodes.

L'auteur a étudié ainsi, sur des Animaux vivants, la plupart des types de Mollusques, pendant trois voyages, l’un sur les côtes de Sicile, l’autre sur les côtes d'Italie et le troisième sur les côtes de la Manche.

De nombreuses figures ont été faites à l’appui de ce travail.

Système nerveux. Les centres nerveux et l’origine des nerfs chez les Gastéropodes n’avaient pas encore été étudiés d’une manière suffisamment comparative. On disait ordinairement que tel Mollusque présentait six ou huit ganglions autour de l’œsophage , tandis que tel autre, moins bien partagé, en présentait seulement deux ou quatre.

Or, ces différences provenant simplement de degrés de centralisation plus ou moins prononcée, l’auteur, en étudiant l’origine de chaque nerf, a déterminé les centres médullaires qui viennent à se confondre, et en a suivi à peu près toutes les modifications, modifications qui lui ont paru ici, comme chez les Insectes, fournir des caractères propres à des groupes naturels.

Cuvier et d’autres après lui avaient reconnu chez les Mollusques gastéropodes la présence de ganglions linguaux dont tous les filets sont dévolus à l’appareil alimentaire. L’auteur a observé pour la première fois que l’appareil circulatoire était sous l’influence de noyaux médullaires particuliers situés de chaque côté de l’aorte, à laquelle ils donnent leurs filets.

L’appareil alimentaire des Gastéropodes opistliobranches a été étudié de la même manière de genre à genre et d’espèce à espèce; mais on ne citera ici que l’observation la plus notable. On sait que le foie forme une masse considérable chez la plupart des Mollusques, tandis qu’il se présente sous la forme de tubes grêles dans les Eolidiens. L’auteur a observé chez les Thethys, les Diphyllidies, etc., des intermédiaires remarquables entre ces deux dispositions anatomiques, ce qui a permis de ne plus conserver de doute sur la nature des modifications que subit l’organe hépatique dans la classe des Mollusques gastéropodes.

A l’égard de l’appareil circulatoire, l’auteur a porté son attention sur les types encore incomplètement étudiés sous ce rapport. Ses observations s ac-

cordent d’une manière complète avec les observations publiées auparavant par M. Milne Edwards sur différents Gastéropodes ; mais il a précisé le trajet de toutes les artères chez plusieurs types où l’on n’avait reconnu encore que quelques troncs principaux. Pour la première fois, il a montré dans les Eolidiens le trajet et le grand développement des vaisseaux branchio-cardiaques, qui, sous le rapport de leur disposition anatomique, diffèrent extrêmement de ceux de tous les autres Gastéropodes, offrant un mode de distribution en rapport avec une remarquable diffusion du système branchial .

XXV. — Milite |an\ itecSierchcs §tir l’organ csat ion «les Molliistf aac& Gastéropodes de l’ordre «les Opistïiofsraaiclacs. — Mémoire sur un type «le la famille «les Eolidiens (le genre J Usants Vcrany).

Annales des sciences naturelles, t. XI, p. 74 (1848).

Ce mémoire est destiné à faire connaître l’organisation de l’un des types les plus remarquables de la famille des Eolidiens. Le système nerveux , l’appareil alimentaire, les organes de la génération, y ont été décrits et représentés pour la première fois. De même pour l’appareil circulatoire, où les vaisseaux brancbîo-cardiaques, reconnus au moyen d’injections qui, faites avec succès, ont permis à l’auteur d’en suivre les plus petites ramifications, depuis les branchies jusqu’à l’oreillette du cœur. L’étude du Janus offrait un intérêt d’autant plus grand, que cet animal, appartenant à la famille des Eolidiens, présente certains points de ressemblance avec les Doris, qui constituent une famille voisine. C’est en quelque sorte un type de transition très propre à éclairer sur la valeur de certaines modifications organiques.

XXVÏ. — Ilu système nerveux. else^ les Invertébrés (}ti>Uus*€g avut et Anneiés) dans ses rapports avec la classification «le ces animant.

Comptes rendus de V Académie des sciences, t. XXVII, p. 623 (1848). — Prodrome. — Janvier 1849.

Ce travail a pour but de déterminer, à l aide du système nerveux qui fournit pour la zoologie les caractères les plus importants, les limites des groupes naturels et leur valeur relative; de conduire à l’appréciation des affinités des divers types zoologiques, et surtout à l’appréciation des affinités de ces Animaux aux formes aberrantes ou aux organismes dégradés.

L’auteur a porté à la fois son attention sur le système nerveux de la vie animale et sur le système nerveux de la vie organique, jusque-là étudié dans un

très petit nombre de types, sans doute à cause des difficultés que présente sa dissection, et toujours complètement négligé au point de vue de la zoologie.

Si le système nerveux de la vie de relation caractérise d’une manière remarquable les familles naturelles, comme l’auteur l’a déjà montré à l’égard des Insectes et des Mollusques, il n’en est pas de même pour les divisions d’un rang plus élevé. L’observateur a trouvé des caractères pour ces divisions primaires dans la disposition du système nerveux viscéral. 11 a constaté la différence qui existe sous ce rapport entre les Mollusques et les Articulés, et entre les ordres qui appartiennent à ces deux embranchements.

Ainsi, tout en présentant une série de faits nouveaux pour l’anatomie comparée, l’auteur s’est attaché à les appliquer à la zoologie.

Ses recherches Font conduit à ces conclusions :

Que le système nerveux de la vie animale nous donne des caractères propres à des groupes très étendus, souvent à une réunion de plusieurs classes ;

Que le système nerveux de la vie organique fournit les caractères les plus nets pour les divisions admises sous les noms de classes et d’ordres ;

Que les divers degrés de centralisation du système nerveux de la vie animale fournissent constamment des caractères de familles naturelles.

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