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ANIMAUX VERTÉBRÉS

VXLVII- — Bkdici’chcs sut* l’ostéologic des Oiseaux, appliquées à la

classification «le ecs animaux*

Ouvrage accompagné de planches., — Annales des sciences naturelles , ie série, t. XI (1S59).

L'ostéologie des Animaux vertébrés a donné lieu, depuis le commencement de notre siècle, à plusieurs travaux très importants; on s’est occupe de celle des Poissons, des Pieptiles et surtout des Mammifères, mais on n’a que peu étudié celle des Oiseaux.

11 y avait donc de ce côté une grande lacune dans la science, lacune d autant plus regrettable que les naturalistes manquaient d éléments suffisants pour apprécier les affinités des divers types de la classe des Oiseaux, et reconnaître

d’une manière sûre les groupes naturels, et qu ensuite, tout moyen de deter-

miner rigoureusement les débris fossiles faisant défaut, la paléontologie ornithologique n’a pu se constituer.

Malgré l’étendue du travail et la minutie des détails à observer, l’auteur n’a pas hésité à s’occuper de ce sujet, trop délaissé, dont l’étude devait conduire inévitablement, d’une part, à l’appréciation exacte des formes typiques dans la classe des Oiseaux, et d’autre part, à la connaissance des formes ornithologiques qui ont existé aux différentes périodes géologiques. Pour parvenir à ce double but, l’auteur s’est appliqué à exposer d une manière précise et toujours comparative, les caractères des divers os pris isolément dans chacune des divisions naturelles de la série entière des Oiseaux. La publication de cet ouvrage qui comprendra plusieurs milliers de figures, se poursuit avec autant de célérité que peut le permettre l’exécution d’un grand nombre de planches.

La première partie a paru en 1859.

XWIII. — ©cs caractères ostféologicjuea «les Oiseaux «le la famille

«Ses Psitt acides.

Comptes rendus de £’ Académie des sciences , t. XLIII (1856).

Ce mémoire est consacré à l’exposition comparative des caractères fournis par le système osseux dans une nombreuse famille de la classe des Oiseaux. Cette étude a conduit Fauteur à reconnaître les formes typiques parmi les Perroquets, et lui a permis de signaler les particularités des espèces qui habitent diiférentes régions du monde.

— Ko(*vdScs otiservatiouK sua* les caractères ostéolo§iques des Oiseaux. «Se Sa famille «les Psittacides.

C omptes rendus de V Académie des sciences, t. XL1V (1857).

Les formes typiques ctant reconnues dans la famille des Psittacides, l’auteur s’est attaché à un autre ordre de considérations. Il a observé qu’entre les représentants de chacune de ces formes, il y avait dans la constitution de la charpente osseuse, des dégradations de meme nature. L’auteur a été conduit, de la sorte, à montrer qu’en comparant entre eux les divers petits groupes de la famille des Psittacides, on remarquait bientôt de l’un à l’autre les termes correspondants , sans qu’il soit possible de les méconnaître, tant les analogies sont frappantes.

\W. — De Sa détermination de quelques iîseawx fossiles et des caractères ostéologiques «Ses Gallinacés (fiullitlœ).

Mémoire accompagné de planches. — Annales clés sciences naturelles, 4 e série, t. VII (1857).

L’auteur a eu ici pour objet, en premier Heu, d’établir par divers exemples que les déterminations des Oiseaux fossiles peuvent devenir aussi certaines que celles des Mammifères ; en second lieu, de préciser les caractères ostéologiques des Oiseaux connus sous le nom de Gallinacés, et d’exposer les modifications que subit la charpente osseuse entre les représentants de cette division zoologique. Par suite de ces recherches, il a été démontré que plusieurs Oiseaux rapportés aux Gallinacés parles paléontologistes n’appartenaient point à ce groupe.

X\XI. — Remarques sur l’ostéologic des Alusopliagides.

Comptes rendus de l’Académie des sciences , t. XLV, p. 599 (1857).

11 s’agit d’une famille de la classe des Oiseaux dont les rapports naturels avaient été diversement appréciés. Par l’étude du squelette comparé à celui des autres types ornithologiques, hauteur croit avoir fourni les éléments capables d’éclaircir ce point qui était demeuré fort obscur.

'X.'X.'X.lï. — Recherches sur Ses caractères ostéologiques «les Oiseaux connus sous le nom aie Passereaux (B*€tsse*'es).

Comptes rendus de V Académie des sciences, t. L, p. 47 (1860).

On sait que, dans la plupart des ouvrages de zoologie, on admet sous le nom de Passereaux , un ordre considérable de la classe des Oiseaux, composé d éléments fort dissemblables. Cuvier avait dit de ce groupe ornithologique : « Son » caractère semble d’abord purement négatif, car il embrasse tous les Oiseaux » qui ne sont ni nageurs, ni échassiers, ni grimpeurs, ni rapaces, ni gallinacés. » L’auteur a montré que dans cet assemblage d’espèces rapprochées a raison d un « caractère purement négatif», on devait compter plusieurs formes vraiment typiques caractérisées de la façon la plus positive; il croit en avoir fourni la preuve irréfutable par l’indication précise des plus remarquables particularités de la charpente osseuse dans ces différents types ornithologiques.

XXXIII. — Observations sur le système «lentaire chez les Oiseaux.

Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. L, p. 540 (1860).

Comme le savent tous les naturalistes , Etienne Geoffroy Saint-Hilaire signala, il y a aujourd'hui quarante ans, l’existence d’un véritable système dentaire chez les Oiseaux.

L illustre zoologiste avait constaté sur de jeunes Perroquets, la présence de tubercules disposés régulièrement aux bords du bec, et il avait reconnu au-dessous de chacun de ces tubercules un noyau gélatineux analogue aux noyaux sur lesquels se forment les dents chez les animaux de la classe des Mammifères et recevant des nerfs et des vaisseaux par des canaux creusés dans l’os maxillaire. A la mandibule inférieure, l’observateur avait trouvé une seconde série de noyaux pulpeux qu’il jugea très semblables aux germes dentaires de l’espèce humaine au troisième mois de la vie embryonnaire.

Depuis le travail du grand naturaliste qui vient d’ètre cité, aucune observation importante relative au système dentaire des Oiseaux ne s’était produite dans la science, lorsque Fauteur entreprit sur ce sujet des recherches dont le résultat lui a paru jeter un nouveau jour sur la question; observant des individus jeunes appartenant au genre des Kakatoès, il lui avait été impossible de conserver aucun doute touchantla présence, chez certains Oiseaux, de véritables dents rudimentaires enchâssées dans les os maxillaires. Ces pièces, examinées à la lumière transmise à l’aide d’une simple loupe, offrent une transparence plus grande que celle de l’os, si aminci qu’il puisse être. En soumettant à divers grossissements des fragments de l’os maxillaire avec les dents dont son bord est garni,

Fauteur a pu reconnaître sans hésitation d’une part la structure de l’os avec ses corpuscules, d’autre part celle de la substance qui constitue surtout les dents, c’est-à-dire la dentine avec ses canalicules. En observant les dents sur de très jeunes Perruches ondulées, Fauteur a trouvé une remarquable corroboration des faits constatés sur les Kakatoès. Il a vu qu’au bord de la mandibule inférieure de ces jeunes Oiseaux, s’élève une lame osseuse encore mince, dans laquelle sont engagées dix-sept dents bien distinctes : trois au milieu, plus longues que les autres et denticuléesà leur sommet et sept de chaque côté.

Cet ensemble d’observations a conduit Fauteur à adopter les conclusions suivantes :

Il se forme chez certains Oiseaux, les Perroquets notamment, un véritable système dentaire offrant par la structure et par l’enchâssement dans les os maxillaires les caractères ordinaires des dents. Ces pièces, d’abord constituées

régulièrement, se déforment avec les progrès de 1 âge, se soudent plus ou moins entre elles, et disparaissent à une époque plus ou moins avancée de la vie de l’animal, par suite du développement de l’os, qui finit par les recouvrir en totalité. L’usage de ces organes rudimentaires et transitoires doit être absolument nul ; ce sont de simples vestiges, des témoins, en quelque sorte, d’organes qui ont une grande importance ailleurs. Or, on le sait, chez les animaux, lorsqu’un organe remplit un rôle considérable dans un type, on le retrouve, le plus souvent, à l’état rudimentaire chez d’autres types où il est devenu inutile. L’organe inutile est alors frappé d’un arrêt de développement.

\\\ÏV. — Reclicrclics sasi» Isa, formation île l’aorte.

(Communiquées à l’Académie des sciences, par M. Serres.) — Comptes rendus de l’Académie des sciences,

t. XXXIII (22 décembre 1851).

M. Serres avait fait connaître le remarquable mode de formation du principal tronc vasculaire, c’est-à-dire de l’aorte. Le premier, il avait reconnu chez le Poulet, l’existence de deux aortes primitives qui se réunissent du troisième au quatrième jour de l’incubation, pour constituer un seul tronc. Cette importante observation avait été confirmée par plusieurs physiologistes, mais d’un autre côté, MM. Prévost et Lebert assuraient que les deux aortes primitives, loin de venir à se confondre, disparaissaient au contraire par voie d’atrophie, tandis qu’une nouvelle aorte simple se formait entre elles sur la ligne médiane.

L’auteur s’est appliqué à éclaircir ce point d’embryogénie et à trouver le moyen de mettre les faits hors de toute contestation. La transparence des tissus chez le jeune Poulet ne lui ayant paru jamais assez complète, pour laisser voir d’une manière parfaite le trajet des vaisseaux, il eut recours à des injections et à certains procédés de dissection qui lui ont permis de mettre entièrement à découvert le trajet des principaux vaisseaux.

A l’aide de nombreuses préparations, fauteur put reconnaître sûrement que chez l’embryon du Poulet après quarante-huit heures d’incubation, les deux aortes se présentent sous la forme de deux courants très étroits parfaitement séparés l’un de l’autre et très nettement circonscrits, mais encore dépourvus de parois membraneuses susceptibles d’être isolées par la dissection ; qu’après trois jours d’incubation, les deux courants élargis et de la sorte rapprochés 1 un de 1 autre, se rejoignent presque dans la portion moyeune entre les arcs aortiques ou branchiaux et l’origine des artères abdominales , que dans 1 embryon âge de quelques heures de plus, la réunion des deux aortes primitives est devenue complété dans cette portion moyenne, et que la paroi membraneuse commence alors à se former et à pouvoir être mise à nu, tandis que dans la partie supérieure et la

partie inférieure où les deux troncs sont encore écartés, il n’en existe point. En poursuivant ces recherches jusqu’au cinquième ou sixième jour, l’auteur vit que la fusion des deux aortes se continuait graduellement, en remontant vers les arcs aortiques et en descendant vers les artères abdominales, et que la paroi se constituait en même temps.

Ces recherches ont ainsi montré toute l’exactitude des faits signalés par M. Serres, et répondu à une objection qui se présentait à bien des esprits. On se demandait comment deux vaisseaux venant à se rapprocher, leurs parois ne seraient pas un obstacle à leur réunion complète, puisqu’il fallait admettre que les parois se détruisaient au moins du côté interne pour se réunir ensuite par leurs bords supérieur et inférieur. L’auteur ayant démontré que les parois membraneuses se constituent seulement quand la réunion des deux canau» s’est opérée, l’objection tombait d’elle-même.

’X.ÜlX’V- — Btes modlflcatioMS «Sa si s Sa conformation dis eæsaa* clic*

Ses Oiseaux.

Mémoire lu à l’Académie des sciences (12 novembre 1S60). — Comptes rendus de l’Académie des

sciences, t. LI, p. 712.

Dans ce mémoire, l’auteur établit d’abord que l’étendue des réservoirs aériens que possèdent les Oiseaux varie dans une très large mesure, et qu’à cet égard il y a des différences nombreuses dont on trouve l’explication dans le genre de vie, dans le degré d’activité, comme dans la rapidité des mouvements et la longueur des courses que peuvent exécuter ces animaux. Il s’applique ensuite à faire connaître une série de faits relatifs à l’appareil circulatoire, dont les modifications coïncident d’une manière complète avec celles de l’appareil respiratoire et il s’occupe d’une manière spéciale des particularités offertes par la conformation du cœur suivant les types, sujet sur lequel on n’avait encore aucune donnée précise.

Comme il l’a constaté, chez les Oiseaux dont le vol est lourd et peu soutenu, les Gallinacés par exemple, non-seulement le cœur a des proportions médiocres, relativement au volume du corps, mais son ventricule droit, plus court que dans la plupart des autres animaux de la même classe, a une faible capacité , la valvule auriculo-ventriculaire n’est pas très épaisse, et le ventricule gauche a des parois dont la puissance est moindre que dans les espèces dont le vol est rapide et prolongé.

Chez les Canards, et surtout chez les grands Échassiers, comme les Grues, le Flamant, etc., les parois du ventricule gauche ont une épaisseur énorme; le ventricule droit s’étend plus loin vers la pointe du cœur que dans les Gallinacés,

ce qui naturellement augmente sa capacité. Cette structure fait de suite reconnaître que chez le Canard, et plus encore chez la Grue, le cœur est susceptible de contractions plus énergiques que chez le Coq ou le Faisan, et qu’il peut recevoir une quantité plus considérable de sang veineux.

L auteur s’est ainsi efforcé de préciser les particularités offertes par la conformation du cœur dans tous les principaux types de la classe des Oiseaux, et a cité entre autres l’exemple important tiré des Oiseaux de proie, tels que les Faucons, les Autours, les Aigles, etc., qui s’élèvent dans l’air à de grandes hauteurs. Dans ceux-là, en effet, le cœur est volumineux et proportionnellement très large, comparé à celui des autres Oiseaux. Son ventricule droit, qui se termine très près de sa pointe, a une capacité qu’on ne trouve pas ailleurs, et sa valvule auriculaire est coupée en arrière un peu en forme de croissant.

De l’ensemble de ses recherches, Fauteur est arrivé à conclure : que le cœur, dans tous les types de la classe des Oiseaux, à l’exception des Autruches, est toujours conformé sur le même plan, ainsi qu’on Fa dit, mais, ce que l’on n’a pas dit, avec des modifications suivant les types, modifications en rapport avec la nature de la locomotion, comme avec Fétendue des réservoirs aériens ; que chez les Oiseaux d’un vol persistant, les contractions du ventricule gauche atteignent la plus grande force pour chasser le sang dans tout le système artériel ; que chez ces mêmes Oiseaux, la quantité de sang veineux que peut recevoir le cœur est le plus considérable, comme cela est démontré par la capacité du ventricule droit, et que c’est encore chez ces mêmes Oiseaux que ce sang est poussé avec le plus d’énergie dans l’artère pulmonaire, ainsi que cela est rendu évident par la conformation de la valvule auriculo-ventriculaire.

\\\V0, — lieeïnci'cïies asiafomiqncs et î»laysi©l«î*g'lqt«es sur le système

tègiaaueialttire «le® Eeptiles.

Comptes rendus de i’ Académie des sciences, t. LI, p. 262 (1860), et Annales des sciences naturelles,

t.XIV (1860).

Les zoologistes qui se sont livrés à l’étude des Reptiles ont décrit d’une manière générale la nature des téguments de ces Animaux, et insisté sur la disposition des écailles dans chaque genre, sans toutefois accorder la moindre attention à la structure de ces parties, et sans songer à découvrir un but de la nature dans les différences qu elles présentent suivant les types.

Un seul physiologiste, William Edwards, répétant sur des Lézards les belles expériences qu’il avait faites sur les Batraciens, s’était assuré que chez ces Reptiles la peau a également grand besoin de Faction de Fair, bien que sa nature écailleuse dût en éloigner l’idée.

Par ses recherches anatomiques, l’auteur pense avoir démontré dans ce travail que les téguments de beaucoup de Reptiles sont admirablement organisés pour recevoir d’une manière efficace l’action de l’air et être le siège d’une respiration cutanée.

Les Sauriens, dont les squames présentent le plus grand développement, comme les Scinques, ont servi de point de départ pour ses investigations. Il a reconnu laque les écailles, d’une structure extrêmement élégante, étaient formées de plusieurs lames superposées et pourvues dans leur épaisseur de canaux anastomosés dans leur portion moyenne et ouverts à leur base, et en outre d’espaces lacuneux d’un blanc argenté ; que l’aspect argenté était dû à la présence de l’air engagé dans les canaux et dans les espaces lacuneux. La présence de l’air témoignait d’un rôle actif dans la fonction respiratoire.

Dans le but de s’assurer du degré de perméabilité des écailles, et d’avoir des faits une démonstration bien palpable, l’auteur a eu recours à des immersions successives dans des liquides qui, en se combinant, donnent des précipités de couleur vive. De la sorte il a réussi à remplir promptement les conduits et les lacunes aérifères, soit avec du cbromate de plomb, soit avec du prussiate de fer, c’est-à-dire à les montrer se dessinant de la manière la plus nette en jaune vif ou en bleu foncé. La facilité avec laquelle les écailles se laissent pénétrer par Pair et par l’eau était ainsi rendue évidente, et d’un autre côté, l’auteur, constatant que les vaisseaux qui se distribuent à la peau et entourent la base des écailles formaient des réseaux extrêmement riches, il était bien démontré que l’oxygénation du sang peut s'effectuer sur toute la surface du corps de ces Reptiles, à l’ exception dela((tête, qui est garnie de plaques d’une structure différente de celle des écailles.

L’auteur ayant étudié d’une manière comparative les téguments de la plupart des types de Sauriens et d’Ophidiens, a constaté que leur structure offrait de nombreuses modifications, et que leur importance dans la fonction respiratoire déterminée par c'es particularités varie suivant les conditions biologiques de ces divers Reptiles.

L’auteur, en poursuivant ses recherches sur le rôle du système tégumentaire des Reptiles dans la respiration, a en même temps étudié avec soin les variations de f organe particulièrement affecté à cette fonction. I! a constaté que, chez les Sauriens, les poumons offrent leur plus grand développement lorsque la peau est imparfaitement organisée pour absorber le fluide respirable, et leur plus grande simplicité lorsque le tégument est mieux conformé pour venir en aide à 1 organe spécial de la respiration.

Cet ensemble d études a conduit l’auteur a résumer de la manière suivante les principaux résultats obtenus :

D’après ces faits, on comprend que, plus les Reptiles se dégradent, plus les téguments de ces animaux prennent d’importance dans l’acte de la respiration ; que, plus les organes spécialement affectés à cette fonction se perfectionnent, plus au contraire s’affaiblit le rôle des téguments.

Il pourra donc suffire maintenant, jusqu’à un certain point, de connaître le genre de vie d’un Saurien, pour déterminer très approximativement le développement relatif de ses poumons et de son système tégumen taire. De môme, l’examen du système cutané permettra de concevoir d’une manière assez exacte le degré de perfection que doivent acquérir les poumons, et la connaissance de la structure de ces organes ne laissera pas que de donner une idée juste des conditions dans lesquelles peut vivre tel Reptile.

Certaines influences particulières, il est vrai, agissent sur l’étendue de la respiration, par exemple le degré d’activité de l’animal; mais c’est en vue de ces influences que les propositions précédentes ont été formulées avec quelques restrictions.

Dans ce travail, l’auteur s’est appliqué à faire une étude comparative des conditions biologiques des animaux et de leurs rapports avec les particularités d’organisation; en d autres termes, il a eu en vue de consulter l'expérience fournie par la nature elle-meme, là où les expériences du laboratoire n’arriveraient sans doute pas à être suffisamment concluantes.

OUVRAGE SUR U’ ANATOMIE ET LA PHl§IOLO€tIG MES PRINCIPAUX. TAPES MU RÈGNE ANIMAI,

ANAL VII. — L’organisation alas règne animal.

Ouvrage accompagné de planches. — Grand in-4°.

(32 livraisons publiées accompagnées de 60 planches. — Novembre 1860.)

Pendant longtemps, l’auteur avait poursuivi sur beaucoup d’animaux à certains égards fort imparfaitement connus, des recherches anatomiques et physiologiques dont il avait publié les résultats successivement. Etendant ses études dans le vaste champ ouvert aux investigations de ce genre par le règne animal, il avait réuni plusieurs séries d’observations et un nombre considérable de dessins; deux voies alors s’offraient à lui : s’attacher à élucider isolément telle ou telle question et passer ensuite à quelque sujet tout différent, ou rassembler les matériaux acquis, les compléter, poursuivre les recherches dans un

meme but, c’est-à-dire pour une seule œuvre, à laquelle devrait être consacré tout le temps d’activité dont il pourrait disposer.

L’auteur s’est arrêté à ce dernier parti, dans la pensée de mieux servir la science.

Son point de départ est l’observation comparative de l’organisation entière d’un type de chacune des grandes familles naturelles du Piègne animal, et la considération des modifications que subissent les organes chez les divers représentants du groupe zooîogique, qui se rattachent au type principal.

Dans la poursuite de cette vaste étude, l’auteur s’est proposé de considérer les animaux au triple point de vue zoologique, anatomique et physiologique. Il examine minutieusement chaque système organique, sous le rapport de sa disposition, de sa structure, du rôle de ses différentes parties, d’abord dans une espèce choisie comme type d’une classe, puis dans le type de famille le plus apparenté avec le premier, et ainsi de suite pour tous les autres.

Dès qu’il s’agit de la structure des êtres, la représentation par le dessin acquiert une importance universellement reconnue, et l’auteur, regardant aussi de simples descriptions comme bien insuffisantes, a cru devoir donner un soin tout spécial à l’atlas qui accompagne son ouvrage. 11 donne pour chaque animal étudié la représentation complète de tous les appareils organiques, dans leur ensemble et leurs détails, prenant grand soin de rendre les figures qu il dessine toutes lui-même, parfaitement comparables, de telle façon que les différences dans les diverses parties de l’organisme des êtres que l’on veut étudier, apparaissent dès la première inspection avec toute la netteté désirable.

L’auteur n’a pas voulu se contenter d’une exposition en quelque sorte topographique du corps des animaux. Une semblable exposition aurait sans doute profité à l’anatomie comparée et servi la zoologie, en montrant d’une manière exacte le degré de ressemblance que les divers types du Règne animal offrent entre eux ; mais elle n’aurait répondu que très incomplètement aux besoins de la science. Au point où sont parvenues nos connaissances touchant { organisation des êtres, l’examen de la disposition et de la structure des organes doit de toute nécessité être suivie de l’étude des fonctions: en un mot, la partie physiologique ne saurait être séparée de la partie anatomique. Cette marche adoptée, l’auteur a été conduit à soumettre à des expériences les animaux dont il a scruté l’organisme, mais les expériences praticables sur les animaux étant encore assez limitées, surtout s’il s’agit des animaux inférieurs, il s’est attaché en même temps à une autre méthode pour élucider beaucoup de questions physiologiques. Cette méthode consiste dans l’observation comparative des conditions biologiques dans leurs rapports avec les particularités d’organisation.

Pour donner une idée des travaux que l’auteur a déjà publiés dans cet

— ho —

ouvrage intitulé : Organisation du Règne animal , ii est nécessaire d’en indiquer les différentes parties. Avant d’entrer dans ce détail, il peut être dit, d’une manière générale, que l’exposé des recherches dans chaque classe est précédé d’un résumé historique dans lequel sont mentionnés les écrits sur la matière publiés jusqu’ici. En procédant ainsi, l’auteur a eu en vue de faciliter les études ultérieures, de rendre hommage aux savants de tous les pays qui se sont signalés par des travaux utiles, et surtout de montrer bien exactement le point d’où il est parti dans chaque série de ses recherches.

§ 1 . — Classe des Arachnides.

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