‹ Notice sur les systèmes de montaguesChapitre 9 sur 18 · IV. STSTàMB DU Morbihan · texte numérisé non relu

IV. STSTàMB DU Morbihan

D'après M. Rivière, ce Système est parallèle aux côtes S.-O. de la Vendée et de la Bretagne. D^à M. Boblaye, dans son eicelleat travail sur la Bretagne, était arnvé luimême, relativement aux côtes S.-O. de cette presqu'tle, a des conclusions que je ne pourrais traduire av^ourd'hui plus exactement qu'en admettant un Système parallèle à la direction générale de ces côtes, et en le supposant fort ancien. Il signale comme un des traits les pins marqués de la structure géologique de la Bretagne, que ses côtes S.-O. sont bordées par un plateau plus élevé que l'intérieur de la contrée, è trayers lequel les

rivières s*écouIent dans des vallées prorondément encaissées. « La côte méridionale, dit » M. Boblaye (1), est découpée par des si> » nuosités profondes et multipliées ; cepen- » dant une ligne tirée de Saint-Nazaire à » Pont-rAbbé,ouderE. S.-E. àrO.N.-O., » représente assez bien sa direction gêné- » raie. » Le plateau méridional, ajoute plus loin M. Boblaye (2), s'étend de TE.-S.-E. à rO.-N.-O. sur une longueur de plus de 60 lieues, de Nantes à Quimper. Cette même direction de TO.-N.-O. à TE.-S.-Ë. est, d'après M. Boblaye, celle desRocbes cristallines anciennes dont le plateau est formé. II la mentionne (3) comme existant uniformément dans les Gneiss et les Protogines. Il parle ailleurs (4) des Granités et Protogines stratiOés de TO.-N.-O. à TE.-S.-E. 11 cite en particulier (5) le Gneiss de Quimperlé dirigé à rE.-9.-E., et il indique (6), dans le Granité de Carnac, de petites couches de Micaschiste dirigées de même à TE. -S.-E.

(f) Piiillon-BoblBye , Essai sur la configuration et la stittttioH géologique de ta Bretagne , Mémoires du Uuséum d'histoire naturelle, t. XV, 41. b\ (18J7).

(3) i&iU. p.6S.

V) i^id , p. 75.

(4) /*»rf., p. 7».

(•>) Ibtd . p. ;o, (fi) f»<//.,p.6 '

Il est à remarquer que M. Bobtaye reproduit pour toutes ces localités la même orien* tation exprimée seulement d*une manière générale O.-N.-O., E.-S.-E., ce qui indique <ro'il a fait abstraction des variations locales, et qu*il n*a peut*èire pas entendu fixer cette orientation avec une précision rigoureuse. Je crois que, dégagée de toaa les accidents qui appartiennent au Système des ballons , cette direction s*éloîgne de la ligne E.-O. plus que ne Ta pensé M. Boblaye, et que M. Rivière est plus près de la vérité en disant que dans la région dont il s'agit la stratification se dirige du N.-O. un pen 0. au S.-E. un peu E. (l).II me paraît résulter, en efTet, de Tétude que j*ai faite raoi-même de ces contrées, en J833, et de Pexamen de la carte géologique de la France, que la direction du Système qui nous occupe peut être représentée par une ligne tirée de Ttle de Noirmoutier à Ttle d'Ouessant, de TE. 38^ 15' S. à PO. 38' 15'N. Cette ligne, qui est jalonnée par les masses isolées des ties d*Hoedic, d^Houat, et de la presqtrile de Quiberon , se prO' longe suivant la ligne des ties terminales du Finistère , de Beninguet à Ouessant.

(l) A. Bivicrc , Études fêolosiqucs et miiûraiosîmtes ^

Le JS^stème qu^Ila représente converge » i OiieisaDt , avec le qrstème dirigé E. 20 à SS*" N., dont nous nous sommes occupés précédemment ; et , considéré dans cette région seulement , il mériterait , presque à aussi Juste titre que lui, le nom de Système du Finistère, Mais comme il domine surtout sur les côtes du Morbihan , et qu*il se prolonge dans les départements de la Loire- Inférieure et de la Vendée, et jusque dans celui de la Corrèze , il est plus naturel de lui donner un nom tiré d*une contrée moins voisine de sa terminaison apparente, et je propose, avec Tassentiment de M. Rivière , de le nommer Système du Morbihan.

La direction E. 38* 15' S., 0. 38» 15' N., que j'ai indiquée ci-dessus peut être censée rapportée. à Vannes, ville située i peu de distance de quelques uns des points où cette direction se dessine le mieux , et qui serait un centre de direction très favorablement situé pour toutes les observations de direction faites dans les diverses parties de la France occidentale où le système se montre avec le plus d'évidence.

Il est probable, du reste, que ce système est foirt étendu ; sa direction semble se retrouver dans les roches schisteuses du département de la Corrèse, de la Dordogne et de la

dirente, par eiiviple» am entirong d« JuUiac , daoi les schistei tar lesquels reposent en stratification discordante les petits lambeaux de terrain houiller de Chabrignet, de Ifontchirel , de la Roche et des Bicbers. La direction moyenne de ces roches partit, en effet 9 comprise entre le S. -B. et l'E. 40° S. Or, il est aise de calculer que la direction E. 38"* 15' S., transportée de Vannes à U;ierche (Corrèze), eu égard aux différences de latitude et de longitude dea deux points, deviendrait E. 41» 22' S.

D'après quelques observations que j*ai faites à la hAte, en 1834, la moyenne des directions les plus fréquentes dans les Gneiss et les Micaschistes des environs de Hessine, en Sicile, est E. 53*" 45' S. La direction E. 38® 15' S., transportée de Vannes k Messine, en ayant égard aux diffé* renées de latitude et de longitude des deux Tilles, devient à peu près E. 50® 55' E. ; la différence n*est que de 2*" 50'. On pourrait donc conjecturer que la direction des roches cristallines évidemment fort anciennes des environs de Messine appartient au Système d» Morbihan,

Peut-être cette direction existe- 1- elle aussi dans quelques parties du Bcehmerwaldgebirge (Sur les frontières de la Ba-

vière et delà Bohème) et de TErzgebirge. M. Cotla , dans un travail que j*ai déjà cité précédemment (1), indique dans ces contrées cinq directions presque parallèles entre elles , qui me semblent devoir être distinguées de celles qui se rapportent au Système do Thûringervald. Ces directions courent sur li, 104, Il , 10 7, 10 7 heures delà boussole, c*est-à-dire en moyenne vers le N. 19* 7' 0. magnétique, ou vers le N. 35' 4l' 0. astronomique. Or, la direction 0. 38* 15' N. transportée de Vannes à Freiberg , eu égard aux différences de latitude et de longitude de ces deux points, devient 0. 50<* 28' N. ou N. 39" 32' 0. ; elle dilTère d'environ 10* l de la direction 0. 40^ N. du Thûringerwald , mais elle ne s^écarte que de 3<* 45' de la moyenne des directions indiquées par M. Cotta. En tenant compte de Vexcèssphérique^ la différence pourrait aller en nombre rond à 4» environ; elle ne serait pas beaucoup au-dessus des erreurs possibles d*observation. Les accidents stratigraphiques auxquels se rapportent les directions dont nous venons de prendre la moyenne affectent les schiste» anciens de llîrigebirge; mais on n*en observe pas la

(1} Cotla . Die Engange H»(( ilire B^iiehuiigan zu Uat Efiilttivengestei nen .

PVlongation dans le terrain silurien des environs de Prague : tout annonce donc qaMIs ont été produits immédiatement avant le dépôt du terrain silurien.

II me parait fort probable que lés indices de stratification , signalés dans les roches cristallines de TUkraine se rapportent aussi aa Système du Morbihan. Le sol d*une pirtie des plaines de TUkraine est formé pirune masse de roches cristallines, connue 80Q8 le nom de Steppe granitiqM qui s^étend de rO.-N.-O. à TE.-S.-E. de la Volhynie ptr la Podolie aux cataractes du Dnieper, et qui, traversant ce fleuve, va se perdre près des bords du Kalmiuss, sous les dépôts carbonifères du Donetz. La direction dea plis nombreux que présentent ces dépôts est en moyenne peu différente de celle de ]*axe longitudinal de la Steppe granitique, et M. Murchison les attribue avec beaucoup de vraisemblance à un soulèvement de. cette niasse cristalline; mais les roches cristal- Hnes présentent des indices de stratification dont la direction est toute différente de celle de Taxe longitudinal de la masse, et qui, ne se continuant pas dans les couches carbonifères, doivent avoir été produites avant leur dépôt. Diverses variétés de pegmatites sont les roches dominantes vers

reitrëmité E.-S.-E. de la mifM criiUUiB^

près des bords du Ealmiuss (i) : plus près du Dnieper , sur les bords de la Yoltcbia , au S. de Paulograd , et entre cette Wile et Alexandrovsk» M. Murchison a observé diverses variétés de Gneiss quartzeux et feldspathique passant à un quartz compacte gris qui alterne avec des lames très minces de talc verdâtre rarement micacé ; un Mict^ schiste grenatoïde alternant avec des couchei très minces d'un Gneiss granitolde» etc. Ces roches sont souvent fn couches ?erti<« cales, mais leur plongement habituel est du côté de TE., sous un angle considérable. Leqr direction , d*après M. Murchison , est presque parallèle au cours de la Yoltcbia, qu'il indique dans son texte comme dirigé au N. 15° 0., mais qui, d'après sa belle carte géologique de la Russie , se dirige au N. 28** 0. Il dit formellement que la direc* tion dominante de ces roches est du N.-N,-0. au^ S.-S.-E. (2), c'est-i-dire du N. 22» 30' o'. au S. 22«> 30' E. Or, la direction du Système du Morbihan , transportéo

de Vannes (iat. 47'' 39' 26'', long. 5*" 5'

(i) Le Play, Voyage dans la Ruuie miridionalt, par M. Anatole de Demidoff, t. IV. p. 6i.

(i) Marcbison, de Veroeuil et Keyierlinf» Rmtsia in JBm~ rtyM 0iut th0 f^rpl momUMinft 1. 1, p. 90.

i9'' O.) à YasMliefka, dans la Yallée de la VoUchia (lat. 48' 11' 40", lon^. 33" 47' 6" E. de Paris), en tenant conipte de Vexcès sphérique calculé comme si le grand cercle qui passe à Vannes en se dirigeant à TE. 38» 15' S., était le grand cercle de comparaison du système , cette direction devient S. 25** 46' E. ; elle ne diffère que de Z" 16 de celle indiquée par M. Murchison. La différence est encore moindre que celle que nous venons de trouver pour la Saxe ; seulement elle est en sens inverse.

Diaprés ces rapprochements, que Je pourrais encore multiplier, je suis porté à présumer que le Système du Morbihan n'a pas été moins largement dessiné en Europe que les deux systèmes précédents.

Le Système du Morbihan est certainement fort ancien , et M. Boblaye, sans s'occuper précisément de son âge relatif , a eu bien évidemment le sentiment de Tancienneté des accidenta stratigraphiques qui s'y rapportent ; on peut le conclure des passages suivants de son mémoire sur la Bretagne que j'ai déjà mentionnés dans mes Recherches sur quelques unes des révolutions de la surface du globe {Annales des sciences natureUes^ 1. 18, p. 312).

« Lea roches du second groupe, dit M. Bo«

» bUye (1), se montrent partout en gise- » ment concordant avec les terrains qui les » supportelit ; elles occupent une grande » partie du bassin de Tintérieur (de la Bre- » tagne); elles forment presque partout une K bande plus ou moins développée entre les » terrains anciens et les terrains de tran- » sition.

» Dans les Côtes-du-Nord et le Finistère, » elles appartiennent donc au système de M stratification dirigé entre le N.-E. et le » N.-N.-E., et dans une partie du Morbihan M et de la Loire- lu Térieure, au système dii* rigéàrE.'S.-E.

» Nous croyons donc que la Bretagne » montre, dans des terrains très rapprochés n d'âge et de position , la réunion de deux » systèmes de stratification à peu près per- » pendiculaires entre eux, dont Pun, dirigé » E.-S.-E., se retrouve dans une partie des » montagnes de Tintérieur de la France et M dans les Pyrénées; et Fautre, signalé de- » puis longtemps par M. de Humboldt, dî- » rigé entre leN.-N.-E. et le N.-E., appar- » tient aux terrains, de même nature dans » les montagnes du nord de FEurope ( An- » gleterre , Ecosse , Vosges , forêt Noire , » Harz et Norvège).

(I) Puiilon-Boblayp, ioe. €it., p. 66.

» limia Kl Boblaye» que ia veltét de rintd« I rieur (de la Bretagne) forme ta lëparattoo «desdeui syatèmes.«..« Je puia aYancer»

comme fait général (dit- il encore) , que U stratification du terrain de transition lend partout à adopter la direction de TE. à rO., quels que soient d^ailleurs l'âge et la direction des strates qui le composent.

> 11 en résulte, dans la partie méridionale de la Bretagne, une concordance appa* rente , mais dans la partie septentrionale et surtout dans le Gotentin , une discordance absolue.

» Si à ce fait nous ajoutons que, dans le Coientin et la partie limitrophe de la Bretagne 9 les aies des plateaux et les longues vallées qui les séparent ne sont pas dirigés vers le N.-E. comme la stratiflcation des roches anciennes qui les composent , mais eonstamment de TE. à rO., il résulte, k ce qu'il me semble, du rapprochement de ces faits , que les axea du plateau ancien ont subi des modifications postérieures à sa consolidation , et que ce sont ces axes modifiés qui ont pé« terminé la direction de la stratification dans le terrain de transition. >• Il Ae paratt difficile de ne pM conclure

du ëë (tHâsAj^è i|Uë II. H6blkyë tefcàraïlt les afcciaënù i^kfktlgrhphiquëâ dlHlés ; ^mkût lui, à TË.-g.-E. clii t)lAteàii ftiéHdioiiài de la BretAgilë, de même «ittë les dbbidëbu ttrati^raphiitués diriéëS ehlré ik N.-N.-E. et leN.'E. Ha pléteâù sèptéiitridtîâU boidmé produits i un époque aÉtéHéUfé éïx dépôt dii terràio de tràniiittoii , é*ééfc-a-ditè ëa terraiil silutiéd.

Les obserTiltloDS de M . DùfVénot , celles de M. RiYÎèlre et les miennes, conduisent à M même cOHcluSlon. Si ou proUièbe tin <feil ■ttentif sur la partie de la cane géologique de la France qui représente la presqu'île de Btetagne ^ ou voit que les ligués a^sèz Uom- ^reuies par lesquelles s'y tiesfeiuè lé 5|/slèfUe du Mùrhihan ^MuterroUlt^ent ooustàfaiment dani les espaces occupés par le terrain silurieU. Je citerai, par exemple, \k ligue tirée de rUe dé Guerubsey à Billé-lé-6uil- Iftunké (département de la SartUe). Cette lignes JAlonnée par diverses uiasies grabitiques , est « en méUie tempft ; dessiuén pèr plusieurs mésstfs de scbistes anciens et de gneiss, qui S'allongent suivant sa directiun ; mais elle n'est réprésentée par aucun aeddent réttiarquaUle, dans les bandes de terrain silurien qu'elle trhvèrii»

bè Sgsième du Morbihà/à lé tMtttQ, |iar

(|pn8ëqaen|, felatjveipent au terrjfin f j|u; rien, dans le même cas c|ue 1ç iSystèmf du lii^gmynd et lé Système du Finistère. Mai^ quel est TAge relatif du Système du Morbihan comparé aux deux derniers ?

Je De puis, pour le moment, appliquer à la solution de cette question que des moyenç analogues à ceux par lesquels j'ai essayé de faire voir que le Système du Longmynd est moins ancien que le Système du Finistère^ leur application me conduit à conclure que le Système du Morbihan est postérieur aux deux autres.

Ainsi que je !*ai déji remarqué, Tune des lignes les mieux dessinées du Système du Morbihan est celle qui s^étend de Ttle de Noirmoutier à Ttle, d*Ouessant. Cette ligne soit,dertle Beninguet à Ptle d'Ouessant, la chaîne des tles terminales du Finistère , où ta direction de la chaîne n*est pas parallèle à la stratification des roches qui la compo- MDt; elle coupe la direction de la stratifieition sous un an^le d'environ 60** , ainsi ^n*on peut le constater en considérant la direction çje la bande schisteuse , qui ira* verse nie d*Ouessant de rO.-S.-D. ^ VÉ.- N.-E. En appliquant ici la remarque de H. de Humboldt , déjà rappelée ci -dessus , W conclura que je Système du Morbihan fsi

poitérteur, comme le SyHèmâitLongmynd^ au Syttème âa Finistère làaquéi appartient la direction de la bande scliisteuse de Ttle d^Oaessant.

On peut remarquer» en outre, sur la belle carte géologique du Finistère publiée par M. Eugène de Foiircy, ingénieur des mines, que les roches granitiques du plateau méridional de la Bretagne enveloppent, notamment près de Tembouchure de la rivière de Quimperlé, des lambeaux de roches schisteuses, qui, malgré leur état actuel de dislocation, conservent la direction du Système du Finistère ; ce qui conduit naturellement à supposer qu'ils avaient été plissés par le ridement du Système du Finistère, avant d*être disloqués par le soulèvement des granités (lu Système du Morbihan.

Dus considérations du même genre conduiseiii d'ailleurs à reconnaître que \e Système du Morbihan est postérieur au Système! du Longmyndt et cette seconde conclusion comprend implicitement la première , puisque nous avons déjà reconnu que \e Système du I^ngmynd est postérieur au Système du Finistère.

La ligne tirée de Guernesey à Sillé-le- Guillaume, qui est, ainsi que nous Tavons déjà remarqué, Tune de celles où se dessine

le Sysième du Morbihan , triTene la partM de ta Normandie qae M. Boblaye signale tpëcialement comme le domaine de la direction N.-N.-E. propre au Système du Long* mynd. Elle a'y dessine par divers accidents stritigrapbiques et orographiques, mais elle laisse généralement subsister la stratification N.-N.-E. Elle y joue , par conséquent, relativement au Sysième du Umgmynd , le rôle que la direction du Longmynd joue par npport au Sysième du Finistère , comme je Tai rappelé ci-dessus , le long de la route de Ploërmel à Dinan. Ainsi , les mêmes motifs qui nous font conclure que le Système du Finistère est antérieur au Système du Longmynd, doivent nous faire conclure également que le Système du Longmynd est antérieur au Système du Morbihan.

Cette même ligne, parallèle à la route de Ploërmel à Dinan, qui élève, sans déranger leoT stratification , les schistes plissés sui- Tint le Système du Finistère , se conduit tout autrement par rapport au Système du Morbihan. Son prolongement méridional traverse le plateau méridional de la Bretagne , qui appartient au Système du Mor» hihan; mais bien loin d^interrompre ce p\^* teau , eommie elle interrompt les plateaui idiisteui de Ploërmel, elle 8*évanouit à son I. 13*

approche , et elle cesse de se dessiner par aucun accident stratigraphique ou erograpliique remarquable. Aipsi le même raisoqnement, qui montre que le Sysième d»

longmyndt auquel appartient cette ligne si remarquable , est postirieub au Système 4h Finislère , montre aussi qu'il est antéribui au Système du Morbihan,

11 me paraît doue établi qua lei quatre ridements de Técorce terrestre , dont noua nous sommes occupés jusqu'à présent » ae sont succédé dans Tordre suivant :

Système de la Vendée , Système du Finistère, Système de Longmynd^ Système d^ Morbihan.

Ces quatre Systèmes se croisent au mi|ieq de la presqu'île de Bretagne, daps un espace peu étendu, et cette circonstance permet f|§ constater leur âge relatif d'après le seul e$v men de la manière don |s*opère lecroisemeiit. Ge mode de constatation , ainsi que Je |*i|i déjà remarqué, n'est pas le plussatisfai^n|} mais on est réduit à s'en contenter , pa^cf qu'il n'existe en Bretagne aucun terrain a^dimen taire régulièrement étudié ii|qn( çn puisse assurer que son dépd^ s'est op^rf entra l'apparition d^ deux des Système^ ^j^ iiioiitagDea dent iious venonc 49 parl^. L'nlatenct de pereili terrains 4^ les ^^k

tret parties de l^arope ocetdenUle est méQie ppcftr<? pl||§ f^\i if^oinf probl^rpatiqpe, 6t je suis loin de pr^(eT)(|r« que Taperçu de classification que j'ai essayé de donner de quelques ubs d'entre eux (1), soit le dernier mot de la science , et offre une base de la* qaelle on pnisie partir avec assurance. Il résulte de là que Je n'ai put rapprocher lea différents ineDi|>rei des divers Systèraei dont il s'agît que d'après leur parallélisme» ep me fondant sur les analogies tirées ^p$ Systèmes de mon tagines plus modernes dont i^étude n'est pas environnée des mémas difficultés. Dans l'ordre de la rédaction de c^t article, c'est une anticipatioii sur ce qui H luivre, mai^ ce n'a pas été une anticipa* ti«a dans Tordre des études ; car les difScultes dont je viens de parler m'ont arrêté pendant longtemps, et ce n'est que tout récemment que J'ai essayé d'esquisser ainsi les principaux traits de l'histoire anté-silurienne. La détermination de l'âge du Système qni, dans l'ordre chronologique , doit venir immédiatement à la suite du Système eu Jfqr- Hht», n'offre déjà plus los mêmes difficultés.

fi) SalMm 4e Im Soeiétégéoêagique 4$ Brttneê, «f . iM« I. lY, p. s^f d^^wfw dn-17 pu 1S47).

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