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Érysipèle interne

(Société de biologie, 1856.)

Sous ce nom, je désigne une inflammation des muqueuses de tout point comparable à l’érysipèle cutané, dont elle procède quelquefois, et s’étendant plus souvent du tégument interne au tégument externe où elle

éclate alors avec ses caractères ordinaires. Cette inflammation produit sur la muqueuse des déterminations morbides très-variées : érythème, inflammations parenchymateuses, phlegmoneuses et abcès, œdème, inflammation couenneuse, et simule parfois des entités morbides telles que la lièvre typhoïde jusqu’à ce que l'analyse attentive des symptômes ou l’extension de la phlegmasie à la peau vienne en déceler la véritable nature.

Les premières observations d’érysipèle des muqueuses recueillies par moi remontent en 1846, et ont été insérées, en 1848, dans la thèse inaugurale de mon ami et collègue M. le docteur Lailler, médecin des hôpitaux. Depuis lors j’en ai publié plusieurs, et un grand nombre d’autres se trouvent relatées dans divers travaux où mes idées sont reproduites : ainsi dans les thèses inaugurales de MM. Aubrée et Labbé. M. Goupil, médecin des hôpitaux, avait recueilli pendant son internat plusieurs observations dans mon service.

Possédant un nombre considérable de matériaux, j’ai commencé un travail complet sur ce sujet important, et je me propose d’établir l’existence d’inflammations érysipélateuses, non-seulement sur le tégument interne, mais sur les membranes séreuses et dans les parenchymes. Un fait d’endocardite érysipélateuse dont je lui ai donné communication se trouve inséré dans la thèse de M. Martineau pour le concours de l’agrégation (1866) ; ce fait avait été mentionné dans.le compte rendu des maladies régnantes par M. le docteur Gallard, en 1864.

31. De la roséole miliaire avec énanthème hucco-pharyngien pouvant simuler la scarlatine.

(Moniteur des hôpitaux, novembre et décembre 1858.)

Sous ce titre je décris une forme d’éruption cutanée avec énanthème de la muqueuse bucco-pharyngienne qu’on n’avait pas encore signalée et qui était vraisemblablement confondue avec la scarlatine. Pour l’en distinguer, je me fonde sur la modération de la fièvre initiale, sur l’absence de céphalalgie et d’angine véritable, sur la marche de l’éruption qui, bornée d’abord aux extrémités, envahit promptement le corps, mais en respectant presque toujours la tête ; et surtout sur la différence étiologique, cette éruption n’excluant pas la scarlatine, n’ayant jamais au même degré que cette dernière le caractère épidémique et contagieux. De nouveaux cas de cette affection ont été rapportés par M. Edm, Martel ( Gazette hebdomadaire de médecine , 1863). M. Martel propose, en mon nom, ,1a dénomination univoque de rosemil.

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