Nouveau signe des épanchements péricardiques légers
Lorsque le péricarde enflammé n’a versé encore que deux ou trois cuillerées de sérosité, il serait difficile de constater la présence du liquide sans
le moyen proposé par l’auteur, et qui consiste a mettre en évidence 1 écart existant entre le point où le doigt cesse de sentir le choc de la pointe du ventricule et celui où la percussion marque la limite de la matité précordiale, à gauche et en has. Le péricarde est large pour le cœur à l’état normal et la sérosité qu’il sécrète va s’accumuler dans le cul-de-sac inféro-externe. La pointe s’en trouve ainsi noyée et séparée de la paroi qu’elle ne vient plus battre. La matité dépasse par conséquent le lieu où semble finir le ventricule, et ce désaccord entre la percussion et la palpation est la preuve de la présence d’un léger épanchement dans le péricarde.