Du traitement hydriatique des maladies chroniques
(Journal de thérapeutique, 1874.)
Cet ouvrage, destiné à servir de guide aux médecins dans le choix d’une eau minérale adaptée non pas à l’entité morbide supposée, mais aux conditions pathologiques spéciales du sujet, est un premier essai de l’application à la pratique médicale d’une hydrologie scientifique fondée sur la considération de l’action physiologique de ces remèdes naturels.
On y trouvera une classification physiologique des eaux médicales naturelles, et des chapitres neufs sur les cures parallèles, correctives ou auxiliaires, sur les cures successives, auxiliaires ou complémentaires, ainsi que sur la durée des cures, et sur la saison la plus favorable pour les cures hydriatiques.
Je donne aussi des indications nouvelles pour le traitement hydro-minéral des diabètes albumineux et sucré.
89. Rapport général à M. le ministre de l'agriculture et du commerce sur le service médical des eaux minérales de la France, pendant les années 1870-71, fait au nom de la commission permanente des eaux minérales de l'Académie de médecine, par M. A. Gubler, membre de T Académie.
Après avoir constaté les sources minérales découvertes ou mieux connues depuis quelques années, ainsi que les nombreuses acquisitions faites récemment dans les connaissances relatives à la composition chimique des eaux par les analyses de MM. Béchamp, Bouis, Bouquet, Filhol, Gariel Garrigoü, Glénard, O. Henry, Jules Lefort, etc., le Rapport conclut à la nécessité de donner un supplément à l 'Annuaire des eaux de la France, et d’achever le monument élevée, en 1851, à l’hydrologie française par un illustre chimiste, M. Dumas alors ministre, avec le concours d'une réunion de savants.
90. Journal de thérapeutique, commencé le 10 janvier 1874, sous la direction de M. le professeur A. Gubler avec la collaboration de MM. À. Bordier et Ernest Labbée. M. G. Masson, éditeur.
Cette publication, inspirée par un sentiment patriotique et par le désir de faire prévaloir les principes de la physiologie moderne sur les errements
de l’empirisme ancien et de la spécificité thérapeutique et morbide, a pris une place déjà considérable dans la presse médicale. Le journal de thérapeutique paraît destiné à devenir un organe international de la science à laquelle il est particulièrement consacré, puisqu’il a reçu des travaux de plusieurs savants étrangers, danois, italiens, russes, anglais.
Une introduction placée en tête du premier cahier fait connaître le but visé par cette publication en même temps que les principes et la méthode qui nous dirigent. Elle renferme un parallèle qu’on trouvera sans doute équitable entre l’observation et l’expérimentation et une appréciation que j’ose dire impartiale de la valeur respective de ces deux procédés d’acquisition des connaissances scientifiques.
91. Remarques sur un travail de M. le D r Coutinho intitulé : « Note sur un nouveau médicament diaphorêtique et sialagogue : le Jaborandi du Brésil. »
{Journal de thérapeutique, 10 mars 1874.)
C’est la première fois qu’il était question des effets du pilocarpus pinnatus dans une publication scientifique. J’y déclarais que cette espèce, confondue avec tant d’autres sous le nom vulgaire de jaborandi, méritait une place à part dans la matière médicale, comme puissant diaphorêtique et sialagogue incomparable, et que des applications nombreuses étaient réservées à ce médicament à la fois héroïque et inoffensif. L’expérience a confirmé toutes mes prévisions. Le jaborandi du D r Coutinho étudié au point de vue chimique par MM. Byasson, Hardy, et au point de vue clinique par mon excellent disciple Albert Robin dont le travail a été récompensé par l’Académie des sciences, par MM. lesD r * H. Rendu, Gréquy, Grasset et le professeur Combal, etc., a désormais pris rang parmi les agents les plus efficaces et les plus sûrs de la matière médicale.