ANTHROPOLOGIE
97. De la coloration pigmentaire des centres nerveux chez les hommes de la race caucasique.
[Mémoires de la Société d’anthropologie, 1861.)
A défaut d’une démonstration rigoureuse, j’incline vers l’hypothèse de l’unicité de l’espèce humaine. La présente note a pour but, sinon d’effacer, du moins d’atténuer l’un des caractères distinctifs établis entre les races blanche et noire. On croit généralement que cette dernière possède seule une coloration noirâtre des méninges et des tissus fibreux. Il n’en est rien. Très-fréquemment au contraire des sujets bruns, appartenant à notre race, offrent une teinte bistre, enfumée ou noirâtre autour du bulbe rachidien et ailleurs. Ainsi, sous ce rapport, il n’existe aucune différence tranchée entre les races en apparence les plus disparates. Le passage s’établit de l’une à l’autre par des nuances insensibles qu’il est permis d’attribuer aux influences cosmiques.