PATHOLOGIE
14. Altérations du foie chez les individus atteints de syphilis.
(Comptes rendus et Mémoires de le Société de biologie, 1849.)
Deux cas recueillis, l’un sur un adulte, l’autre sur un enfant, me fournirent la première occasion d’exposer mes idées développées dans les mémoires suivants. Ce sont, avec quelques faits de Dietrich, les premières observations probantes de syphilis hépatique mentionnées dans la science moderne.
15. Mémoire sur une nouvelle affection du foie , liée à la syphilis héréditaire, chez les enfants du premier âge.
(Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie et Gazette médicale, 1852.)
Cette affection, décrite ici pour la première fois, consiste en un épanchement de lymphe plastique qui débute par la trame cellulo-vasculaire du foie, mais dont l’abondance est souvent telle, qu’agissant à la façon
d’une véritable apoplexie, il déborde sur les cellules hépatiques qu’il étouffe et dissocie. La fréquence de cette affection, chez les enfants atteints de syphilis héréditaire, a été constatée par mon illustre et regretté maître, le professeur Trousseau, dans le service duquel les observations ont été' recueillies. J’ai rattaché cette lésion aux formes si diverses que revêt l’exsudation plastique dans le foie des adultes atteints de syphilis; j’en ai donné les symptômes et la marche. Depuis lors, des faits semblables ont été rencontrés par M. le professeur Depaul et par M. le professeur Lebert, de Breslau, ainsi que par MM. Empis, le professeur Lasègue, Fritz et d’autres observateurs.
16. Mémoire sur l'ictère qui accompagne quelquefois les éruptions syphirlitiques précoces.
(Comptes fendus et Mémoires de la Société de biologie et Gazette médicale, 1855.)
Dans ce nouveau travail, j’ai tracé l’histoire complète de cet ictère dont l’apparition coïncide avec les premières manifestations de la syphilis généralisée. De plus je l’ai rattaché à sa véritable cause en montrant qu’il résulte de la répétition ou de la propagation au foie de l’irritation causée sur la muqueuse intestinale par le développement d’éruptions analogues à celles qu’on observe alors sur la peau. L’existence de cës lésions du tube digestif à la période secondaire, que j’avais admise par induction, a été ultérieurement démontrée J>ar un éminent syphilographe, M. Cullerier. De nouveaux faits de ma clientèle ou de mon service ont été ultérieurement publiés dans le Moniteur des hôpitaux, par M. Luton, actuellement professeur à l’école de Reims, qui en a rencontré d’autres dans sa pratique.
Là ne se sont pas bornés mes travaux sur la syphilis du foie.
Les nombreuses observations recueillies depuis cette époque m’ont permis, non-seulement de mettre hors de doute les résultats-de mes premiers travaux, mais encore d’élucider des points nouveaux. C’est ainsi que j’ai pu rapprocher les unes des autres les formes si variées que prend l’exsudât plastique dans le foie des syphilitiques, et montrer que toutes ces formes (apoplexie plastique des enfants, bridés cicatricielles, cirrhose et gommes) ne sont que des évolutions diverses de l’organisation du plasma ou du tissu conjonctif, c’est-à-dire des formes diverses ou degrés successifs d’une seule et même lésion. Les faits recueillis par moi, et les résultats que j’en ai déduits, ont été exposés dans les thèses de MM. Lecoutour (1856) et Faligan (1863). Au reste, mes observations et mes idées sont généralement admises maintenant.