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PHYSIOLOGIE

1882. — Pancréas et diabète par Remy et Miss Showe (Soc. de Biol.). Expériences sur le lapin, confirmant l’apparition de la maigreur à la suite de la destruction expérimentée de cet organe.

Absorption par le péritoine par Dubar et Rémy (Soc. de Biol., 1881 ;

Journ. d'Arnt., 1882; Mention honorable par l’ic. desSc., 1883).

La facilité avec laquelle le péritoine absorbe les corps étrangers ténus,déposés dans sa cavité, était déjà connue depuis Recklinghausen. On savait que le centre phrénique jouait dans ce cas un rôle important. Les auteurs ont voulu suivre ce que devenaient ces corps étrangers et, ils ont employé des particules colorées, par exemple du carmin. Ils ont vu que ces grains absor- Fl tp 2 'hré Di i 1Phra !T e Uhàr'éÆMÜtoM'cSomtti’LMf^i P 31 " ^ ty m Ph at |" que étaient transportés

jusqu’aux ganglions, puis absorbés par des cellules lymphatiques, et, de là, transportés dans le sang et dans les organes les plus divers, rate, rein, foie, poumons, où ils formaient des embolies. La peau

même pouvait devenir colorée en rouge ou en bleu suivant la poudre employée.

Absorption du sang déposé dans le péritoine, par Rémy.

Dans la thèse de Grenet sur les injections de sang intrapéritonéales (Paris, 1883, et Soc. de Biol., 1883), sous mon nom se trouvent de nouvelles expériences sur l’absorption du péritoine.

Il s’agissait de savoir comment disparaît le sang déposé dans le péritoine. Pour cela je me suis servi de sang d’oiseau, dont les globules sont facilement

vaient être facilement retrouvés dans le sang, à cause de leurs noyaux, de leur volume et de leur forme.

Cette.thèse, trop peu citée, fournit des documents intéressants pour l’anatomié et la logie des ganglions lym phatiques sur lesquels nous désirons attirer l’attention.

était ab- lymphatiques.

sorbé. Le sang déposé dans la

cavité péritonéale est absorbé par les lymphatiques seuls et dans deux points uniques etconstants. Le lieu principal, où se passe l’absorption presque tout entière, se trouve dans les lymphatiques du diaphragme; l’autre, bien moins important, est dans la région périrectale, derrière la vessie.

épanchements plus ou moins considérables.

Cet arrêt mécanique se produit de la manière

On sait que le ganglion est formé de deux

1° Une partie folliculaire dont les follicules sont entourés par des sinus où débouchent les lymphatiques afférents;

2° Une partie médullaire creusée de très nombreuses cavités desquelles partent les lymphatiques afférents.

Cavités et sinus sont traversés par un grand nombre de trabécules, sont très anfractueux et forment une sorte de crible. Ils agissent mécaniquement lorsque le sang leur arrive par les voies lymphatiques. Tous, périphériques ou centraux, se remplissent très rapidement. A ce

très dilatés et bourrés de globules de sang.

C'est alors que va commencer le

phatiques du hile et les sinus de la périphérie de ganglion, il est attaqué par les cellules lymphatiques qui dissolvent le corps cellulaire et absorbent le noyau. Elles deviennent alors des cellules énormes ou

cytophages dont le volume dépasse ce que l’on peut imaginer, et les globules ovales du sang d’oiseau ne passent pas dans le sang.

Ori voit apparaître, disséminées dans les grandes cavités du ganglion, des cellules sphéroïdales mesurant 1 à 10 centièmes de millimètre, ayant une enveloppe et contenant dans leur intérieur un nombre variable de globules do sang plus ou moins altérés.

Dans le cas d’injection de sang de canard, ces cellules se chargeaient d'un grand nombre de petits noyaux, colorés en bleu par l’hématoxyline, ayant abandonné le corps du globule, de fragments de ces globules et a.—0

Les unes petites, avec leur noyau bien visible, coloré en bleu par l’hématoxyline ne contiennent qu’un globule; les autres, dix fois plus grosses, sont bourrées de globules qui masquent leur noyau propre.

Les éléments ganglionnaires des travées et follicules participent aussi à ce travail destructif.

Les cellules des follicules se modifient.

La présence du sang dans le ganglion est suivie d’un développement très considérable de leur corps cellulaire et d’un gonflement de leur noyau.

Le corps cellulaire est transparent, ne se colore par aucun réactif; le noyau, à un certain moment, ne se colore plus que faiblement et devient légèrement nébuleux; il est, par cela même, peu

ces cellules pour des globes de matière amorphe; il faut un fort

Quand la pression est très grande dans le ganglion, ticdéi'ruits.ienoyau les globules de sang semblent s’infiltrer dans le tissu restantTSe 86 propre des follicules ganglionnaires. r, cellule rompue.

Il passe dans une série de canaux disposés autour des cellules ganglionnaires. Ce réseau est formé de cavités très irrégulières non cylindriques, présentant des rétrécissements et des dilatations, tantôt une cavité de 4 à 5 dixièmes de millimètre, tantôt de fins

canaux laissant à peine passer un globule.

Nous n’avons jamais trouvé d’épithélium dans ces canaux, mais une membrane lefringente limitant les amas globulaires, et lorsque cetle membrane n’était pas visible,

— lé¬

gués par des lignes courbes ou brisées, mais toujours très nettes.

reconnaître dans ces cavités successives les lacunes et capillicules de M. Sappey.-

bans les injections de sang de canard surtout, l’apparence était manifeste; les noyaux des globules, ayant abandonné leur corps cellulaire, devenus libres et fortement colorés en bleu par l'hématoxyline, étaient venus s’amasser dans les fines ramifications du réseau et les rendaient très appréciables.

Deux faits sont encore à noter dans ce travail :

1" L’importance des conditions mécaniques dans le passage du sang dans les lymphatiques. Ce passage se produit en deux régions, le dia^ phragme et le plancher du bassin, agitées de mouvements continuels.

2" L’intoxication du lapin par les globules à noyau des oiseaux. L’expérience se termine par la mort au bout de 24 heures sans qu’aucun phénomène péritonéal intervienne.

Nerfs éjaculateors, par Ch. Rémy, agrégé.

(Reproduction in extenso du travail couronné par l’Institut, Prix ue Physiologie, Monthyon, 1885.)

Chez le cochon d’Inde on trouve sur la veine cave inférieure, au niveau de veines rénales, un petit ganglion plexiforme du volume d’une petite tête d’épingle, dont l’excitation électrique détermine très rapidement l’éjaculation.

Ce ganglion est facile à voir. Sa blancheur tranche sur la couleur rouge sombre de la veine. Il reçoit ses filets radiculaires du plexus et des rami communicantes de la région. Il émet habituellement deux branches de couleur blanche qui, suivant un long trajet, descendent parallèlement à la colonne vertébrale vers les organes génitaux internes et sont placées dans le mésocolon l .

Pour trouver le ganglion, il faut sectionner la paroi abdominale crueialement dans toute son étendue, rejeter à gauche tout le paquet intestinal, découvrir l’embouchure des veines rénales, et suivre les filets nerveux qui se dessinent sur la veine rénale droite. Pour trouver

les nombreuses tentatives que j’ai faites depuis lors, jamais l’effet prévu n’a manqué.

L’excitation électrique du ganglion ou des rameaux efferents est suivie de l’émission du sperme; celle des racines du ganglion n’a pas d’effet.

Aussitôt après l’application des électrodes, on voit se produire une contraction énergique des tubes wébériem que l’on peut physiologique* ment considérer comme les longues vésicules séminales de l’animal. .Elles se tordent et se tortillent d’un mouvement vermiforme.

En même temps, l’extrémité des canaux déférents sur une étendue de deux centimètres, à partir de la vessie, se contracte énergiquement. Ces conduits couchés jusqu’alors sur les parties sous-jacentes se redressent brusquement. C'est bien par le fait d’une contraction vermiculaire, car oh voit l'onde se propager sous les yeux. Mais celte contraction diffère par la rapidité de ce qui se voit d’ordinaire dans les

Puis il se produit un mouvement du côté de la verge et du périnée, l’animal a éjaculé dans son prépuce sans érection.

Nouvelle excitation, nouvelle émission de sperme; on peut ainsi recommencer un certain nombre de fois avec succès. Mais il faut mettre des intervalles de plus en plus éloignés entre les excitations, ou bien augmenter la puissance de l’excitant.

Il est remarquable que l’intervalle entre l’excitation et la contraction soit très court, bien qu’il s’agisse d’organes à fibres lisses, mais ce fait est sans doute en rapport avec la rapidité de leurs contractions que j’ai déjà signalée.

Quand les excitations ont été reproduites à plusieurs reprises, il survient des phénomènes plus compliqués. L’animal entre en érection, les mouvements des muscles du périnée deviennent plus prononcés et le gland se gonfle et se hérisse de papilles lors de l’émission spermatique, qui se fait cette fois par jets saccadés.

Le sperme est d'abord formé de bouchons muqueux épais, plus tard il devint plus liquide, mais on peut dès la première éjaculation, constater des spermatozoïdes.

Le courant nerveux est centrifuge, après section des nerfs on con-

State que c’est le bout périphérique seulement qui donne des résultats; lé bout central est sans action.

Quand le ganglion ou les nerfs non sectionnés ont été excités quelque temps, il suffit de, toucher la verge avec un corps étranger pour déterminer l’éjaculation, on peut supprimer le courant électrique. Le courant nerveux suit alors la 1 voie réflexe. Parti par le nerf honteux interne, il passe dans la moelle, revient au ganglion et au nerf éjacu-

La vessie et le rectum ne sont pas influencés par ces expériences.

Les excitations déterminent presque toujours de la douleur sitôt qu’elles sont un peu fortes, mais l’éjaculation u’en est pas troublée’.

Ayant démontré ce que donnait l’excitation des nerfs éjaculateurs, j’ai cherché depuis ce qu’amène leur destruction. (Note sur les effets de la résection des nerfs éjaculateurs, 7 nov. 1885. Compte rendu, Soc. de Biol.)

Pour en faire la résection, il suffit de pratiquer à la paroi abdominale, une incision de quatre centimètres sur la ligne blanche. On recherche ensuite avec les doigts le rectum qui donne, avec les crottes qu’il contient, la sensation d’un chapelet. En le tirant au dehors et en regardant son mésentère par transparence, on aperçoit les nerfs en question.

Sur plusieurs mâles bien développés, j’ai donc réséqué un fragment desdits nerfs, assez long pour empêcher à jamais le rétablissement du courant nerveux; après la guérison, j’ai observé les modifications survenues dans les fonctions génitales.

Ces animaux mis en présence des femelles manifestent très nettement la persistance de leurs appétits sexuels. Ils poursuivent la femelle, la lèchent, se montrent jaloux et batailleurs, mais sont incapables d’en arriver a la copulation. La verge reste flasque, sans érection. L’animal essaie en vain de réveiller ses organes en les frottant contre le sol,

Les tubes wébériens qui fournissent la plus grande partie du sperme d’émission avaient quintuplé de volume. Ayant chacun le volume du petit doigt, ils forment par leur réunion une tumeur du volume du pouce, on les aurait cru injectés artificiellement de liquide clair et transparent. Ils avaient la résistance de kystes distendus. Les canaux déférents du volume d’une plume d’oie laissaient voir dans leur intérieur la collection du sperme sous forme de colonne blanchâtre.

Je ne saurais dire dans quelle mesure cette sorte de tumeur intraabdominale avait troublé, la santé de mon sujet en expérience, car il avait en outre présenté sur la fin de sa vie une maladie de peau, mais nent elle n’a pas été sans influence.

Si l’on rapproche ces expérience des premières que j’ai citées plus haut, on voit que dans le cas d’excitation, l’éjaculation a été suivie d’érection et que dans le cas de paralysie, l’éjaculation et l’érection ont été supprimées.

J’ai nommé ces nerfs « éjaculateurs », parce que le premier effet de leur excitation est de vider les vésicules séminales et de provoquer des mouvements du périnée.

Ce n’est que plus tard, par suite du passage du sperme dans le canal, que se produit l’érection. Elle n’est jamais un phénomène de début dans ces expériences. Elle succède a plusieurs excitations intra-canaliculaires du sperme.

On remarque dans ces expériences que l’érection est necessaire au bon accomplissement de l’éjaculation, sans elle il n’y a qu’une émission de sperme sans jet et sans force.

Les nerfs de l’éjaculation et ceux de l’érection sont dans un rapport étroit. Je ne veux cependant pas les confondre avec les nerfs érecteurs de Eckhardt, qui n’ont produit que l’érection, et je crois pouvoir persister dans la dénomination d’éjaculateurs que je leur ai donnée.

Par la résection du nerf, on constate enfin que les nerfs éjaculateurs n’ont aucune influence sur la sécrétion des diverses parties constituantes du sperme, puisque celles-ci peuvent s'accumuler en si grande quantité dans leurs réservoirs.

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