MÉDECINE OPÉRATOIRE
1898. Sur deux procédés pour aborder chirurgicalement le cervelet et le lobe occipital, Rémy et Jeanne (Bull, de la Soc. anat.).
Ce travail comporte des recherches anatomiques, des expériences et des dessins à l’aide desquels on comprend la possibilité de cette opération qui paraît au premier abord très problématique.
Le premier procédé n’est qu’une trépanation réglée de façon à ménagerie sinus; il ne donne qu’une ouverture étroite ; le deuxième, au contraire, permet de faire une large exploration simultanée des lobes occipitaux et cérébelleux.
nous voyons la tranche contenant la branche horizontale du sinus. Une pince est placée sur l'extrémité droite de cette branche, une autre sur l'extrémité gauche, et, dès lors, nous pouvons sans danger réséquer entre ces deux pinces la tente du cervelet aussi loin que nous le voulons.
Le lobe occipital et le cervelet étant ainsi largement découverts, l’intervention
nitivement la pince placée à chaque bout du sinus, et le lambeau ostéo-cutané est remis en place.
1898. Nouveaux instruments pour la chirurgie osseuse, en particulier la trépanation et l’ouverture d’un volet dans le crâne, par Remy.
Revue de polytechnique médicale et chirurgicale et Journal de médecine de Paris.
1882. — Voyage en Islande (Revue scientifique, dite Revue rose).
1883. — Comptes rendus d’un voyage au Japon comprenant divers mémoires sur les mœurs, les habillements, les aliments, les maisons, l’organisation des facultés de médecine, les coutumes, les bains, l’acupunture (Soc. de Riol. et Gaz. méd. de Paris).
1883. — Impressions de voyage (le journal politique le Soir).
MALADIES EXOTIOUES ET PARASITOLOGIE
1883. — Notes médicales sur le Japon dans les Archives générales de Médecine.
J’ai fait sous ce titre un exposé des diverses données que j'avais pu rassembler sur les maladies du Japon. On y trouvera particulièrement dès renseignements sur le kakké et sur la douve du poumon, disloma •pulmonale.
1883. Kakké.
Cette maladie joue dans la pathologie japonaise un rôle aussi important que la fièvre typhoïde.
Le mot kakké, d'origine chinoise, qui signifie maladie des jambes, doit vraisemblablement être considéré comme un synonyme de béribéri.
1“ sèche; 2» hydropique: 3° asphyxique. Les deux premières sont fréquentes et à marche subaiguë, la dernière très rapide est heureusement rare.
1“ Forme sèche ou atrophique. — Le malade sent d'abord une incertitude, un vacillement dans les genoux. Les jambes ne lui obéissent plus aussi bien qu'autrefois ; en môme temps, ou plus tard, ou plus tôt, il observe sur la face antérieure de la jambe une sensation singulière de fourmillement qui s'étend bientôt par en haut, descend aussi sur la face dorsale du pied, mais laisse intacte la face plantaire. Les
b D'après Daelz.
doute lui rapporter les palpitations de cœur, l'affaiblissement de beaucoup de Japonais
Souvent le malade a simplement un peu de faiblesse, de paresthésie et d'œdème des membres inférieurs ; e'est de cette forme que sont atteints généralement les coureurs, les hommes de peine.
1883. — Les poissons toxiques (Soc. de Biol.).
J’ai fait à Tokio, dans le laboratoire de la Faculté de médecine à Kanga-Yashiki, des expériences sur une série de poissons toxiques connus sous le nom de Fougou et qui sont tous des variétés de tétro don. J’ai constaté que le poison siégeait surtout dans les organes génitaux.
J’ai donné à la Faculté de médecine de Paris un exemple de ces divers spécimens de fougous.
1883. Des parasites du poumon.
Une affection tout à fait particulière au Japon est le distome des poumons. Ce parasite a été découvert par M. le docteur Baelz, professeur à l’École de médecine de Tokio. 11 a eu l’obligeance de me montrer des malades et de me remettre une note manuscrite à ce sujet. Cette note a été lue à l’Académie de médecine, avril 1883.
Instruit par les leçons du professeur Baelz, j’ai pu moi-même, pendant mon séjour à Tokio, découvrir parmi les serviteurs japonais de quelques Européens la même affec-
ne peuvent passer inaperçus à cause de leur couleur et de leur volume, mais on y est conduit d'autre part par l’examen du malade, par la conservation de la santé malgré une série d'hémoptysies, par la fréquence de ces hémoptysies et par l’absence de signes thoraciques correspondant à ceux de la tuberculose.
On peut se procurer les œufs avec facilité. Les crachats qui en contiennent sont formés de mucus transparent dans lequel nagent quelques flocons plus denses, du volume d’une lentille, teintés en jaune par le pus. Souvent aussi il y a des modifications de couleurs dues à la présence du sang dans les mucosités.
1887. Tuberculose vermineuse, forme épizootique, par Mégnin et Rémy (Soc. de hiol).