‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 17 sur 47 · Troubles évolutifs (N · texte numérisé non relu

Troubles évolutifs (N

11 existe deux grandes classes de troubles évolutifs, suivant qu’il y a accélération ou prolongation de la digestion. L’accélération du processus digestif se traduit par une évacuation plus ou moins hâtive. Parfois, au bout d’une heure, on ne trouve plus dans l’estomac assez de liquide pour pratiquer l’analyse.

Dans d’autres cas, au bout d’une demi-heure environ le processus digestif est déjà arrivé à son acmé, de sorte que le liquide obtenu au bout d’une heure est un liquide de fin de digestion.

Le ralentissement du processus digestif, plus fréquent que l’accélé-

mt l’évolution ininterrompue s’accuse i isiduel dans l’estomac le matin à jeun.

Dans la digestion prolongée sans liquidi issus peut être telle que l’on retire enco tO, 130 et 180 minutes après l’ingestion ( Dans la digestion prolongée avec liquii mais vide et on y trouve le matin à jeu quide. Ce liquide est tantôt hyperchlorur

TRAVAUX SCIENTIFIOUBS

La marche de la courbe évolutive est tantôt régulière ou monocyclique, tantôt irrégulière ou polycyclique (fig. 23,24,25,26). Ces tableaux doivent être comparés avec le schéma delà digestion normale (p. 110).

— Les médecins étrangers, surtont en Allemagne, se sont beaucoup préoccupés dans ces dernières années de l’affaiblissement du pmmoir

moteur de l’estomac. Et, en effet, la prolongation des digestions est une des principales sources des troubles dyspeptiques. On a donc imaginé des méthodes plus ou moins ingénieuses pour mesurer la force évacuatrice de l’estomac. L’étude de l’évolution de la digestion dans le temps résout le problème mieux qu’aucune autre et renseigne en même temps sur l’état de la fonction chimique.

En portant mon attention sur les rapports qui existent entre les troubles évolutifs et les déviations des actes chimiques, j’ai vu que les

rapports sont soumis à une loi générale du plus grand intérêt. Elle peut s’énoncer ainsi ;

La fonction chimique et sécrétoire est régulatrice de la fonction motrice. A l’état pathologique, comme à, l’état normal, l’évacuation gas¬

trique a lieu pendant la phase de décroissance du processus fermentatif. Ouand la digestion est affaiblie et que la phase de décroissance se montre d’une manière précoce, soit parce que les agents de la réaction fermentative font défaut, soit parce que la sécrétion est appauvrie quantuauvement, l’évacuation est hâtive. L’estomac semble se débarrasser d’un contenu sur lequel il n’a plus d’action à exercer.

Au contraire, quand l’intensité de la réaction fermentative est

TEWADX SCIENTIFIQUES

exagérée, que la sécrétion est abondante, l’estomac reste fermé, la digestion est prolongée.

Diverses expériences récentes, notamment celles de Marbaix, semblent établir que la réceptivité de l'intestin joue un rôle important dans la prolongation de la digestion. Cet organe parait lutter contre l’introduction dans le duodénum d’un suc trop abondant et trop acide, en provoquant par voie réflexe la fermeture du pylore.

contrer dans la pratique, on trouve des exceptions à cette loi générale. Ces exceptions ont une signification précise.

Pour que la fonction motrice puisse rester subordonnée à la fonction chimique et sécrétoire, il faut que lès conditions dans lesquelles elle s’exerce ne soient pas sensiblement anormales. Or; la fonction motrice peut être troublée, d’une part, par'l’existence d’un' obstacle mécanique dont le principal siège est au niveau du pylore,'de l’autre par la faiblesse de la paroi musculaire dé l’estomac.

Dans le premier cas, ainsi que nous le verrons bientôt, d’autres signes permettent de reconnaître l’obstacle au cours des matières. Dans le second cas, le résultat paradoxal que l’on obtient en pratiquant des examens en série est le signe le plus caractéristique de l’affaiblissement musculaire.

Ainsi, en cas de digestion affaiblie et de sécrétion peu abondante, l’évacuation stomacale doit être précoce. Lorsqu’elle ne l’est pas, s’il n’y a pas d’obstacle mécanique à l’évacuation, on doit en conclure que la paroi musculaire est affaiblie.

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