GÉOGRAPHIE BIOLOGIQUE
Les travaux compris dans ce chapitre ont été exécutés spécialement au point de vue de la géographie biologique. Les uns se rapportent à la répartition des Mollusques sur les côtes de P'rance ; il s’agit des Mollusques comestibles et les cartes qui accompagnent cette série de mémoires constituent un travail de science pure et de science appliquée à l’industrie des pêches. Un autre travail, de science pure, consiste dans l’établissement d’une grande carte, en cinq feuilles, ayant 4 mètres de long, où sont indiqués les récifs de coraux madréporiques. Enfin j’ai établi pour la région de Roscoff une carte très détaillée de la distribution des Algues en zones établies d’après la constitution océanographique de la région. Je donne un peu plus loin les explications nécessaires sur ces travaux. Un travail analogue est en préparation pour la presqu’île de Quiberon; j’en ai publié une partie sous forme de conférence.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Notes préliminaires sur les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. Les cotes
DE LA Loire a la Vilaine. Bull, du Musée océanographique du Musée de Monaco, n” 59, janvier 1906, 26 pages, 2 planches, 1 carte in-folio en couleurs.
2. Notes préliminaires sur les gisements de motlusques comestibles des côtes de France. Les cotes
DU Morbihan. Bull, du Musée océanographique de Monaco, n» 89, 1907, 55 pages, 1 carte grand aigle en couleurs.
3. Études sur les gisements de coquitlages comestibles des côles de France. La cote nord du
Finistère. Bulletin du Musée océanographique de Monaco, n» 115, 1908, 20 pages, 1 carte grand aigle en couleurs, 1 carte dans le texte.
4. Éludes sur les gisements de coquilles comestibles des côtes de France. Le Morbihan. Bullet. du
Musée océanographique de Monaco, n» 116, 1908, 30 pages, 1 carte en noir, 2 cartes grand aigle en couleurs.
5. Etudes sur les gisements de Mollusques comeslibles des côles de France. La cote de Lannion a
TrÉGUIer. Bull, du Musée océanographique de Monaco, n« 136, 1909, 10 p., 1 carte grand aigle en couleurs.
6. Études sar les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. La cote de TrÉGUIER
A Paimpol, l’Ile de Bréhat. Bulletin du Musée océanographique de Monaco, n" 139, 1909, 18 pages, 1 carte gr. in-folio en couleurs.
7. Études sur les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. La baie de Saint-
Briecc. Bulletin de PInstitut océanographique de Monaco, n“ 140, 1909, 11 pages, 1 carte grand aigle en couleurs.
8. Études sur les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. La baie de Saint-Malo.
Bulletin de PInstitut océanographique de-Monaco, n" 172, 12 pages, 1 carte grand aigle en couleurs.
9. Études sur les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. La baie de Cancale.
Bulletin de PInstitut océanographique de Monaco, n“ 174, 1910, 32 pages, 1 carte dans le texte, 2 cartes grand aigle on couleurs.
10. Études sur les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. La presqutle du
Cotentin. Bulletin de PInstitut océanographique de Monaco, n“ 213, 1911, 13 pages, 2 cartes grand aigle en'couleurs.
11. Note sur la distribution océanographique des végétaux marins dans la région de Roscoff.
Comptes rendus de PAcadémie des Sciences, nbv. 1908.
12. Élude sur la distribution océanographique des végétaux marins dans la région de Roscoff.
Annales de PInstitut océanographique, I, 1909, avec 9 cartes dans le texte et 1 carte grand aigle en couleurs.
13. La Presqu’île de Quiberon. Bulletin du Musée océanographique de Monaco, n“ 92, 1907, avec
4 planches et 19 figures.
14. Carte générale des gisements et récifs de coraux. Annales de PInstitut océanographique.
Vol. 4, n“ 2. Cinq feuilles grand aigle en couleurs. Un fascicule de texte explicatif, avril 1912.
Les études sur la faune des côtes de France dont on a pu voir l’analyse dans les chapitres qui précèdent, ont nécessité de nombreux voyages et séjours sur les points les plus variés de notre littoral; j’ai été amené à faire de nombreuses observations sur la faune et la flore marines et à amasser des documents sur leur distribution géographique.
J’en ai utilisé une partie pour un travail considérable relatif à la répartition d’un certain nombre de Mollusques sur nos côtes. Il s’agissait d’établir la carte des gisements de coquillages comestibles; j’avais pour but, en entreprenant ce travail, de connaître la distribution d’un petit nombre d’animaux littoraux et de me rendre compte jusqu’à quel point les divers facteurs océanographiques, tels que la nature du fond, le voisinage des cours d’eau douce, les courants marins, les plantes marines, etc., pouvaient influer sur elle. J’ai choisi ces mollusques comestibles, les huîtres, les moules, parce qu’au point de vue purement scientifique ils sont tout aussi intéressants que les autres et, qu’au point de vue industriel, l’établissement d’une carte détaillée des gisements naturels et des parcs pouvait rendre de grands services. Et c’est en effet ce qui est arrivé.
Mais la confection de ces cartes détaillées demande un temps considérable; il
faut non seulement visiter la côte dans tous ses recoins, mais aussi consnlter les pécheurs, les administrateurs de la marine, compulser les archives et les statistiques, souvent inexactes, interroger les industriels qui n’aiment pas toujours à donner des indications précises. Je n’aurais pas pu arriver à faire seul tout ce travail et j’ai demandé à l’un de mes anciens élèves M. Guérin, de se charger de la confection de la carte pour la moitié du littoral. J’ai établi un plan préliminaire, obtenu de S. A. le prince de Monaco qu’il fasse les frais de la gravure de cette carte et du Ministère de la Marine que ses agents soient autorisés à me renseigner. Ceci étant établi, il a été convenu entre M. Guérin et moi que nous ferions chacun notre travail séparément, conformément à mon programme. M. Guérin a signé seul les feuilles qu’il a faites et moi de même. Je ne parlerai dans cette notice que des feuilles que j’ai faites, car elles sont mon œuvre personnelle et indépendante de toute collaboration. Il était nécessaire de bien préciser ce point.
Ceci étant posé, voici comment je procède pour la confection de ces cartes. Il a été d’abord établi une liste de coquillages comestibles, huîtres, moules, coquilles de Saint-Jacques, palourdes, coques, ormeaux, bigorneaux. Puis, suivant les régions, on y ajoute les coquillages comestibles spéciaux, lavignons, myes, couteaux, buccins, etc., qui peuvent s’y rencontrer.
Je prépare un premier travail à Paris. Sur les cartes détaillées du service hydrographique de la marine, j’inscris tous les renseignements que je trouve dans les ouvrages, ceux que me fournissent les industriels, les pêcheurs, les administrateurs, gardes-pêche, syndics de la marine; à tous j’envoie un questionnaire préalable et le morceau de la carte correspondant à leur région. Avec tous ces éléments je constitue une carte provisoire, aussi détaillée que possible; puis muni de cette hase je pars pour la région à étudier, et là je refais mon travail préparatoire sur place-. Je corrige les renseignements, souvent inexacts, qui m’ont été fournis et je complète la carte par la confection dos morceaux sur lesquels je n’avais pu réunir aucune notion. J’étudie les fonds, les courants, les relations des gisements avec les cours d’eau, qui trop souvent sont des égouts. Ma nouvelle carte ainsi refaite ne ressemble pas beaucoup à la première. Je n’ai plus qu’à dessiner la minute définitive et à rédiger le texte correspondant à la feuille terminée. Tout cela est fort long et il y a près de dix ans que je travaille à cette carte. L’atlas est maintenant complet de la Bidassoa au Havre et j’ai terminé les feuilles de la Méditerranée, de Cerbère à Cette.
Sur cet ensemble j’ai confectionné et signé seul les feuilles suivantes :