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ANALYSE DU POIDS ENCÉPHALIQUE

Les formules qui expriment le poids du cerveau par la proportionnalité à la puissance 0,56 ou à la racine quatrième du poids du corps ne présentent pas par elles-même un sens intelligible. J’ai essayé d’analyser la complexité du fait que traduisent de telles formules empiriques.

Variation des divers organes de l’encépbale.

1898 (71). Varmtim des dmenes varties cU teticcphale chez les oiseasa (avec P. Girard). S(

Et d’abord, les parties nettement diverses dont la somme compose l’encéphale suivent-elles toutes la même loi ? Chez les chiens, avec Dhéré (71) pesant séparément les hémisphères et le cervelet, j’ai trouvé que ces parties présentent l’une et l’autre un rapport constant avec la racine quatrième du poids du corps, comme l’encéphale tout entier.

Voici le résumé de nos observations (les coefficients expriment le quotient du poids de l’organe, en grammes, à la racine quatrième du poids du corps, en kilogrammes) :

Il n’y a évidemment aucune marche systématique. Voilà dans l’intérieur d’une espèce ; d’espèce à espèce, il en va autrement.

Chez les oiseaux, avec P. Girard (129) j’ai trouvé que le rapport entre elles des diverses parties de l’encéphale. Hémisphères, Cervelet, Lobes optiques, varie, dans un groupe naturel, des petites espèces aux grandes.

Bien que l’écart dans le poids du corps soit

relativement faible, il est

facile de voir que les hémisphères croissent avec ce poids plus vite que l’ensemble, et les lobes optiques beaucoup moins vile.

C’esl-à-dire que l’expression E= KP"'“ parait devoir être décomposée en une somme E = aP + éP'' + cP’+ .. ou en une autre somme de fonctions propres à chacun des organes encéphaliques. On conçoit que de cette façon on puisse constituer une relation globale empiriquement exprimable par cette puissance bizarre 0,56. Le fait suivant doit être pris en sérieuse considération.

Variation de la composition chimique du cerveau avec la taille et le degré d’évolution.

Note à la Société de Biologie, 30 juillet 1898. — En outre. Thèse de Ch. Obéré : Recherches

LS de rÉncéph^è Stes obMti^acuUé derSciencL^dé’parisrioÔ™’’””*''’’*

On avait déjà indiqué, d’une façon théorique, que la valeur fonctionnelle d’un cerveau ne doit pas croître proportionnellement à sa masse, puisque la lougueur des conducteurs augmente nécessairement avec les dimensions de l’organe.

J’ai eu l’idée de doser, dans des cerveaux de grandeurs différentes, l’extrait éthéré, c’est-ii-dire, ffrosso modo, la myéline qui recouvre les conducteurs. J’ai obtenu les proportions suivantes en p. tOO du poids sec.

En comparant le mouton au bœuf, on trouve une augmentation de myéline, conformément aux raisonnements géométriques que j’ai rappelés. Mais en passant de l’encéphale d’un bœuf (poids, 425 grammes) à l’encéphale d’un homme (poids, 1.450 grammes), au lieu d’une augmentation progressive, il y a, au contraire, une diminution des substances solubles dans l’éther. L’examen anatomique des deux organes montre, en effet, que chez l’homme la substance blanche, lacinlée par des replis plus profonds de l’écorce, ne s’accroît pas suivant une loi de similitude géométrique par rapport au cerveau du bœuf.

La proportion de centres et de conducteurs (ou de substance grise et de substance blanche) dans un cerveau donné dépend à la fois de la grandeur et du degré d’évolution de l’organe.

H. Duéré appliqua

variation bien systématique, mais faible; la proportion d’extrait élhéré varie de 38 h. 41 quand on passe des plus petits aux plus gros chiens.

M. Gibahd a repris la question sur diverses espèces d'oiseaux, en substituant, sur mes propres conseils, l’épuisement par l’alcool bouillant à l’épuisement par l’éther. 11 a

Je continue ces recherches qui me paraissent avoir une grande importance pour la mesure du niveau psychique que l’on cherche dans le poids relatif du cerveau.

La question, malgré les considérations théoriques auxquelles j’ai fait allusion, appartient jusqu’ici it peu près tout entière à mes collaborateurs et à moi. Les recherches très anciennes de von Bibra (1838) avaient conduit à une conception opposée; à savoir qu’une forte proportion de graisse (phosphorée) est nécessaire au fonctionnement cérébral, et que cette proportion augmente avec l’élévation dans la hiérarchie zoologique ; largement développée par Moleschott, cette conception a régné dans la science jusqu’à ces dernières années. Les chiffres analytiques de Bibra ne sont pas en désaccord avec les miens ; mais il faisait la moyenne entre divers mammifères, la plupart de petit poids cérébral, pour les comparer à l’homme.

Variation de la moelle épinière en fonction du poids du corps chez le

. Société de Biologie, 9 juillet

Sur 47 encéphales de chiens adultes, préalablement durcis, nous avons mesuré les diamètres anléro-postérieur, verlical et transverse. En groupant nos sujets suivant le poids du corps, nous avons obtenu les indices suivants :

Ces chiffres expriment nettement nne variation systématiqne de la forme qui est très apparente; tous les petits chiens sont brachyencépales ; tous les gros, dolichencépbales.

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