CIRCULUS ORGANIQUE DU FER
Le fer n’est point un composant banal de l'organisme ; bien qu’il soit très répandu dans le monde extérieur, il ne circule pas dans le corps des animaux d’une façon contingente, entrant par l’intestin et sortant par le rein au hasard des alimentations, comme font la potasse et la soude, par exemple; on ne le trouve que dans certains organes, du moins en proportions plus fortes que de simples traces. Chez les vertébrés, on lui connaît un rôle particulièrement important : c’est de servir à la constitution du pigment
Pour faire celle mesure, il faul évidemment exclure la circulation des résidus alimentaires. Une méthode semblait propre à celte étude, l’opération de Hermann, dans laquelle une certaine longueur d’intestin est sectionnée, en laissant intacts ses nerfs et ses vaisseaux; la continuité du reste de l’intestin est rétablie, et l’anse isolée, après avoir été lavée, est refermée sur elle-même en forme d’anneau et replacée dans l’abdomen; de la sécrétion qui s’accumule dans cette anse on conclut il la sécrétion dans l'intestin normal. Par cette méthode, chez le chien, Fritz Voit avait constaté une élimination de fer assez importante.
En répétant ces recherches, j’ai trouvé qu’en effet il y avait une élimination notable de fer organique par la muqueuse intestinale, mais j’ai fait remarquer que par suite de l’opération elle-même, qui est nécessairement une opération grave, il se produit chez les animaux en expérience une dénutrition considérable, et, notamment, une diminution des globules rouges; par conséquent, l’intensité de l’élimination du fer après l’opération est sans signification par rapport à la vie normale.
Quantité de fer apportée par Ialimentation.
3 avril; — (64). Observations et expériences..., p. S6.
On avait des chiffres en ce qui concerne l’homme, mais très divergents; j’ai trouvé de 15 à 30 milligrammes par vingt-quatre heures. Ce chiffre a été vérifié et adopté.