ÉLIMINATION DE L’AZOTE
Dosage de l’azote urinaire.
1888 ( 4 ). Hôtes sur un nounel uriomctre. Soc. de Biol., 18 février 189i (36). — Sur le procède de Kjetiahl-Henninger pour le dosage de l’azote. Soc. chim., 23 novembre.
J’ai imaginé, pour le dosage de l’azote urinaire par l’hypobromite, un dispositif permetlant d’ajouter le réactif ad libitum pendant toute la durée de la réaction; l’ensemble du dispositif, établi en vue des dosages d’urée dans un laboratoire clinique, vise à réaliser la plus grande simplicité de manoeuvre, lorsqu’on a un grand nombre d’opérations consécutives à exécuter (4).
Ce même dispositif s’est montré apte au dosage de l’azote total, si après avoir transformé l’azote en ammoniaque par Tacide sulfurique (Kjeldabl), on veut, comme l’avait proposé Henninger, faire réagir Tbypobromite sur la solution neutralisée et mesurer l’azote mis en liberté (35).
Sur lélimination de l’azote.
1891 (18). Note sur [action des alcalins. Soc. de Biol., 31 octobre.
L’action des alcalins sur les échanges azotés venait d’être étudiée dans une importante série de recherches en Allemagne; on avait établi notamment ceci ; sur des hommes eu bonne santé, avec régime d’entretien bien réglé et élimination d’azote constante, l’ingestion d’alcalins (citrate de soude) ne change pas la moyenne, mais provoque dans l’élimination journalière de grandes irrégularités.
Je suis arrivé au résultat précisément inverse, en expérimentant la même substance, aux mêmes doses, sur un arthritique dont le régime, non réglé, comportait en général un excès de viande. En l’absence du médicament, l’urée journalière (très irrégulière naturellement en régime libre), oscillait de 29 à 48 grammes, moyenne 38 grammes. Sous l'influenee du médicament, le régime restant libre, et les conditions d’alimentation d’ailleurs identiques, oscillait de moins d’un gramme autour de 33 grammes. Le sujet accusait, pendant les périodes d’alcalinité, une sensation marquée de bien-être.
calculait d’après le volume néc£ le poids qui aurait pu être tué p
de kilogrammes représente le d Nous avons observé chez
nales et fait baisser la toxicité urinaire,
Le régime lacté exclusif, comprenant une quantité de lait suffisante pour l’appétit d’une personne active, soit 3 à 4 litres par jour, augmente notablement la toxicité urinaire; cette toxicité présente un maximum le troisième jour. Les acides sulfoconjugués sont diminués; la quantité de matière colorante est diminuée; les urines deviennent /luorescentes. Les sujets perdent de leur poids.
fatigue prononcé, n’a pas d’action sur la toxicité urinaire.
Le tableau des phénomènes toxiques chez l’animal soumis il l’injection est resté, sensiblement le même dans les divers cas, c’est-à-dire que la toxicité urinaire a varié quantitativement, mais non qualitativement.
Le fait général qui résulte de cette étude, c’est que les diverses conditions étudiées n’ont d’influence que lorsqu’elles sortent des limites physiologiques; alors, elles augmentent la toxicité.
L’accroissement de toxicité par le régime lacté exclusif était tout à fait paradoxal; les médecins du monde entier, en effet, prescrivaient le lait pour diminuer la toxicité urinaire, sans qu’aucun, d’ailleurs, eût jamais vérifié le phénomène. La toxicité ayant été plus que doublée dans nos expériences, nous avons pu être très affirmatifs et maintenir notre fait contre toutes les objections. Quelques années plus tard, en 1903, Widal et Javal démontraient que l’action bienfaisante du régime lacté tient à une cause tout autre que la prétendue diminution de toxicité.