IV. - STATIQUE GRAPHIQUE
La Statique graphique et ses applications aux constructions.
(Dn Volume avec Atlas, Gauthier-Villare, 1874.)
Nous avons voulu, en publiant un premier Ouvrage de Statique graphique, éviter l’emploi des notions de Géométrie supérieure dont font usage la plupart des auteurs étrangers.
« L’Ouvrage de M. Maurice Levy, dit M. Darboux ( Bulletin des » Sciences mathématiques et astronomiques, t. VIII), se distingue des » précédents par 1 emploi exclusif des notions les plus élémentaires, » emploi qui ne peut être que favorable à la diffusion de la nouvelle » Statique. »
« En outre, il expose à un point de vue exclusivement géomé- » trique tout ce qui touche à la composition des forces et sans s’appuyer » en aucune manière sur les notions de Statique qui peuvent rendre » évidents certains théorèmes de Géométrie. »
Les procédés de la Statique graphique ne s’appliquaient qu’aux systèmes plans. Nous avons fait une première tentative pour les étendre à l’espace en construisant ce que nous avons appelé la pyramide funiculaire, comme l’analogue, en Statique à trois dimensions, du polygone funiculaire dans le plan.
Depuis, cet essai a été repris par deux auteurs étrangers : 1° M; le
professeur Carlo Saviotti, dans un Mémoire intitulé Sopra un nuovo melodo generale di composizioni dette forze e sua estensione al calcolo dette tramture reticolari (Salviucci, editore, Roma), où il dit : « Fra i » diversi metodi per ridurre a due sole un sistema di forze applicate a » punti comunque posti nello spazio e fra di loro rigidamentc connessi,
» è noto quello denominato del poligono e piramide funicolari (M. Levy,
» Statique graphique, ecc., 1874, p.25o; Steiner, Die graphische Z usant- » mensetzung der Krâfte, Wien, 1876). » 2° M. Steiner, qui a remplacé il y a quelques années M. Vinckler dans la chaire de Statique graphique de l’École polytechnique de Vienne, et qui en a fait usage dans le Mémoire: Die graphische Zusammenselzung der Krâfte, ci-dessus cité par M. Saviotti, et qui a paru deux années après notre States méthodes développées dans notre Ouvrage sont suivies dans l’enseignement de la Statique graphique de l’Université de Turin, comme M. le professeur Zucclietti, chargé de cet enseignement, veut bien le dire dans le passage suivant de ses Leçons :
« In questi due anni, dit-il, durante i quali ho avuto l’onore d’inse- » gnare la Statica grafica presso la R. Scuola d’applicazione per gl’In- » gegncri in Torino, per le condizioni degli studi fatti dai miei uditori, » ho creduto bene di seguire le traccie di Bauschinger e di Levy. Ed » I10 redatto questo scritto, che mi sono deciso a pubblicare nella » speranza che esso possa tornare utile a coloro i quali desiderino pro- » cedere per le vie più facili allô studio délia Statica grafica. »
( Statica grafica, sua teoria ed applicazioni, parle professeur Ferdinand» Zucchetti ; Torino, Auguslo-Federico Negro, editore, p. 6.)
M. Favaro, de l’Université de Padoue, dans l’édition française de sa Statique graphique, dit : « C’est à M. Cremona qu’on doit véritablement » la théorie des figures réciproques dontM. Maurice Levy a fait un » si remarquable usage dans son excellent Traité. »
Dans l’édition italienne, il cite notre Ouvrage à ses principaux Chapitres : pages 227, 247, 399, 417, 431,438, 447. 45°. 514, 545, SqS.
M. le professeur Jay du Bois, dans sa Graphical Stade, dit : • Whicli lhe method has found in France and the attention which it lias then excited, is sufîiciently indicated by the work of Levy (LaStatique graphique et ses applications, 1874) which contains a very clear and élégant
présentation of the principes ( 1 ), though the applications an of the simplest character ( 2 ). » (The éléments of graphical Static and their application, etc., by hs dd Bois, professor of civil and meelianical engineering, leigh University Penna; New-York, John Wiley, 1877,
p. IV.)
Depuis la publication de notre Ouvrage, l’enseignement de la Statique graphique paraît aussi avoir été introduit en France, à l'École des Ponts et Chaussées, autant vraisemblablement que le permettent le programme de l’enseignement et le nombre de leçons qu’il est possible d’y consacrer.
C’est dans ces mêmes limites que nous l’avons nous-même introduite dans notre enseignement à l’École Centrale.
Mais c’est à l’École d’application de Fontainebleau qu’il y a été donné le plus d’impulsion, dans les excellentes leçons de M. le commandant Chéry (Résistance des matériaux et constructions en bois et en fer), où la méthode que nous avons suivie est exposée dans tous ses détails, parfois simplifiée dans certaines applications, et notre Ouvrage cité constamment, pages 19, 26, 29, etc., de même que les figures de plusieurs de nos planches sont reproduites.
(>) Le passage souligné l'est par M. Maurice Levy.
(=) Nous avons tenu, dans ce premier Volume, à ne donner que les applications do la Statique rigoureuse, sauf à traiter, dans de nouvelles publications, les questions, qui exigent l’emploi des principes de la Résistance des matériaux.
Cette distinction, que paraissent nous reprocher MM. les professeurs Culmann et J. du
Note II, placée à la Un de l’Ouvrage, nous démontrons que les seules constructions susceget, par suite, la Statique graphique permettent de calculer les dimensions sans recourir aux et la présente Notice, p. a4).
( Si )'