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IX. - APPLICATIONS DIVERSES DE LA MÉCANIQUE

Nouveau siphon projeté et construit par l'auteur pour le passage de l’égout collecteur de Bercy par-dessus le canal Saint-Martin (1879- 1880). ( • d 1 'Il d P ' )

(Cet ouvrage est placé près de l’embouchure en Seine du canal Saint- Martin, au point sur lequel le boulevard Morland franchit le canal. Un modèle en vraie grandeur, expérimenté depuis près d’un an, existe dans la cour de l’usine de la ville de Paris, 3i, quai d’Austerlitz.)

Ayant, comme ingénieur de la ville de Paris, à faire passer un égout d’une rive à l’autre du canal Saint-Martin, nous nous sommes proposé, afin d'éviter les difficultés d’exécution et d’entretien que peuvent faire naître les travaux sous l’eau, au lieu de le faire passer sous le canal, comme avaient fait MM. Belgrand et Buffet dans leur magnifique travail du passage d’un collecteur à travers la Seine, de le faire passer pardessus le canal, réalisant ainsi, pour la première fois, croyons-nous, sur une aussi vaste échelle, le véritable siphon de la Physique.

Chacun de nos siphons, au nombre de deux, est en effet formé d’un tube en fonte de o m ,6o de diamètre, d’environ 18“ de corde et 8“ de flèche ou hauteur d’aspiration, c’est-'a-dire presque la hauteur d’aspiration d'une excellente pompe. Ils sont accolés aux deux têtes du pont sur lequel le boulevard Morland franchit le canal Saint-Martin.

Nous voyions bien des moyens d’amorcer un siphon de cette nature; mais la difficulté était d’assurer le maintien de cet amorçage. M. Cornu, que nous avons consulté à ce sujet, nous a conseillé l’emploi d’une trompe. Ainsi, la première idée de l’emploi de la trompe comme moyen d’assurer le maintien de l’amorçage est entièrement due au savant physicien.

Il s’agissait d’examiner si cette idée serait pratiquement réalisable.

Trois questions étaient à résoudre pour cela.

i° Pourrait-on constituer des trompes assez puissantes pour évacuer tous les gaz qui se dégageraient à l’intérieur du siphon? Il faut remarquer, en effet, que l’eau, au pied du siphon, est soumise à la pression atmosphérique représentée, en nombre rond, par une colonne d’eau d’une hauteur de. io m .

Arrivée au sommet du siphon, qui, en cas de basses eaux, est à 8 m plus élevée, elle n’est plus soumise qu’à la pression de.2”;

Ainsi, chaque litre d’eau, en passant du pied au sommet du siphon, est dans le même cas que si on la plaçait sous une cloche dans laquelle on ferait le vide j usqu’à ■§ d’atmosphère. Or, dans ces conditions, même l’eau potable et, à plus forte raison l’eau d’égout, dégage une grande quantité de gaz.

2" La trompe supposée construite avec la puissance voulue pour évacuer ces gaz, son fonctionnement ne coûtera-t-il pas trop cher?

Une trompe est en effet un appareil extrêmement commode, mais ayant, comme il est aisé de s’en convaincre, un rendement mécanique très faible, c’est-à-dire dépensant un grand volume d’eau en proportion du volume de gaz qu’il évacue. Dans les laboratoires, cette question est secondaire, les trompes ayant des ouvertures presque capillaires; mais ici elle devenait extrêmement importante et demandait une étude spéciale.

3° Pendant son fonctionnement, il pourrait arriver que la trompe aspirât non seulement les gaz accumulés au sommet du siphon, mais

très chargée, la

encore de l’eau du siphon, et, comme cette eau est trompe serait à tout instant exposée à s’obstruer.

Il n’y avait pas à songera interposer un grillage; le grillage devait, en effet, avoir ses mailles encore plus petites que l’ouverture des trompes et s’obstruer a fortiori, et, comme il serait à l’intérieur du siphon, la désobstruction serait une opération très difficile et à renouveler incessamment.

Notre appareil fonctionne à titre d’essai et avec ses véritables dimensions depuis près d’un an à l’usine de la ville de Paris, 3i, quai d’Austerlitz. L’expérience a consacré la solution que nous avons donnée des difficultés que nous venons de signaler. De plus, nous avons pu constituer des trompes assez puissantes non seulement pour assurer le maintien de l’amorçage une fois fait, mais pour produire l’amorçage en faisant le vide dans une capacité de près de i5 mc ou i5ooo l;t d’air en moins de dix minutes.

Les siphons définitifs sont terminés, sauf quelques détails sans importance; l’un d’eux a été mis en service le 3 mars; le premier amorçage s’est fait en neuf minutes avec l’eau de Vanne, et en quatorze minutes avec l’eau d’Ourcq (dont la pression en ce point n’est que de 8“ à io" suivant les heures). Une, de nos trompes maintient le siphon en service sans difficulté, en ne fonctionnant que par intermittence, au moyen d’un flotteur disposé de façon à faire marcher la trompe toutes les fois que le siphon a une tendance à se désamorcer et à arrêter la trompe dès que le réamorçage du siphon est complet. Nos trompes ont une puissance égale à 18000 trompes comme celles en usage dans les laboratoires.

Balayeuse chasse-neige mécanique (système Maurice Levy) (1879-1880).

{Construite pour le service de la ville de Paris.)

Appareil imaginé et expérimenté pendant la récente période de neige, ayant pour objet de permettre, en cas de chute de neige, d’ouvrir plus rapidement, dans le milieu des chaussées, une voie praticable pour deux voitures.

Cet engin a été essayé devant une Commission composée de MM. les ingénieurs de la voie publique de la ville de Paris.

Voici un extrait du Rapport de M. l’ingénieur en chef Humblot de ce service :

« La machine de M. Levy peut, dans les conditions où elle est éla- » blie, rendre de très grands services.

» D’abord, la modification qu’elle demande à nos balayeuses est » simple; un nouveau brancard à boulonner suffit pour y adapter le » chasse-neige, et la balayeuse peut fonctionner comme s’il n’y était » pas. Cette transformation revient à 3oo fr . »

Conclusion : « Nous proposons d’adapter au tiers des balayeuses de » la ville, soit cinquante, le chasse-neige de M. Levy. »

Dragueuse à neige imaginée par l’auteur et construite à titre d’essai pour le service de la ville de Paris.

Appareil destiné surtout, dans la pensée de l’auteur, au déblaiement des voies de tramways. Il a pour objet d’utiliser la force motrice dont disposent les Compagnies de tramways, pour obtenir mécaniquement : i° le déblaiement de la neige tombée sur la largeur des voies ferrées; 2° son ramassage et son chargement en wagon, pour être transportée immédiatement sur rails hors Paris.

Essayé devant les ingénieurs de la ville de Paris, et à diverses reprises, par l’auteur, il a très bien réussi ; mais, comme il exige un matériel spécial qui ne pourrait être utilisé qu’en cas de chute de neige, c’est-à-dire rarement, son adoption n’a pas encore été décidée.

L’appareil qui fait l’objet de l’article précédent a, au contraire, l’avantage d’exiger peu de matériel nouveau et d’utiliser les balayeuses mécaniques qui fonctionnent journellement dans les rues de Paris, en les transformant en balayeuses chasse-neige. C’est ce qui fait qu’il a été accueilli, en principe, aussitôt que l’expérience en avait démontré l’efficacité.

Nouveau treuil de manœuvre des hausses des barrages de la Seine (1869). (Projeté et construit pour le service de la navigation de la Seine.)

Appareil adopté, par décision ministérielle, pour tous les déversoirs des barrages de là haute Seine et de l’Yonne. Précédemment les manœuvres étaient dangereuses.

Signalé dans le Cours de Navigation publié par M. l’ingénieur en chef de Lagrené.

Étude d’un nouveau système de barrage mobile manœuvrable depuis la rive par la pression de l'eau.

Trois articles des Annales industrielles, 1878, t. II; 1874, f. I.

Chéry, Grandes voies de communication.

Barrage dérivé du barrage Desfontaines, mais applicable à de plus grandes chutes.

Enseigné dans le cours Grandes voies de communication, professé à l’École d’application de Fontainebleau par M. le commandant Chéry.

Sur un système très simple de vanne à débit constant.

Sur une application industrielle du théorème de Gauss relatif à la courbure des surfaces.

Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences du t 4 janvier 1878.

Sur un nouveau système de pont biais.

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