‹ Notice sur les titres scientifiquesChapitre 16 sur 24 · XXXIII. — Propriétés focales des réseaux · texte numérisé non relu

XXXIII. — Propriétés focales des réseaux

(Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXX, p. 645. — Annales de Poggendorff, t. CLVl, p. 114. - Association française. Congrès de Nantes, p. 376.)

La mesure précise des longueurs d’onde de la lumière est actuellement fondée sur l’emploi des réseaux. Un réseau est formé par une lame transparente ou réfléchissante sur laquelle on a tracé des traits parallèles, équidistants et extrêmement voisins.

Lorsqu’on reçoit un faisceau de lumière sur un réseau, une partie de ce faisceau est transmise ou réfléchie suivant les lois ordinaires, mais le reste est dispersé comme par une série de prismes, par suite de l’inégale déviation des diverses couleurs. La connaissance de l’incidence, delà déviation et de la distance moyenne des traits permet de calculer la longueur d’onde de la radiation observée.

Mais la théorie suppose absolument que l’équidistance des traits soit parfaite ; aussi certains réseaux imparfaits donnent-ils lieu à des phénomènes secondaires non prévus par la théorie, et qui viennent porter le trouble dans les résultats.

J’ai étudié ces perturbations, j’en ai signalé la cause, et, après'les avoir reproduites k volonté, j’ai donné et généralisé les lois de ces phénomènes qui avaient embarrassé d’babiles physiciens.

Voici quelques-unes de ces lois :

Toute erreur systématique dans t équidistance des traits produit sur les réseaux l'effet de l’addition d’une lentille convergente ou divergente.

La loi de répartition des traits du réseau qui donnerait le maximum d’effet de ce genre est précisément la loi des diamètres des anneaux colorés de

La relation des foyers conjugués des réseaux est la mime que celle des lentilles , mais les foyers principaux sont multiples et forment des progressions très-

Comme conséquence de ces études, j’ai donné une méthode générale pour obtenir un réseau de traits courbes produisant, sous l’influence d’un faisceau de rayons parallèles, une concentration lumineuse ou foyer linéaire ayant une forme donnée ; ainsi, avec des traits circulaires concentriques de rayons convenables, on obtient des réseaux dont la ligne focale est uncerofe.

Au point de vue pratique, on obtient très-aisément ces réseaux en photographiant l’épure tracée d’après les principes indiqués plus haut : les épreuves ainsi obtenues jouissent de propriétés optiques très-curieuses et confirment, de la manière la plus complète, toutes les circonstances prévues par la théorie.

XXXIV. — Sur la lumière elliptique par réflexion à la haute des eorps transpareuts.

{Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXXVl, p. 649; 1878.)

Brewster signala dans l’étude optique du diamant et de quelques ai substances très-réfringentes une anomalie curieuse, à savoir l’impossil de polariser par la réflexion seule le faisceau de lumière naturelle qu' corps réfléchissent. Fresnel rattacha ce phénomène à celui que préser réflexion totale, c’est-à-dire à la 'production de lumière polarisée el quement.

C’est à Cauchy que revient l’honneur d’avoir, par la seule force de 1’ lyse mathématique, découvert les lois' de ces phénomènes. M. Jara; démontra l’importance et surtout la généralité et imagina pour leur 1 l’une des méthodes expérimentales les plus délicates de l’Optique phys Les formules de Cauchy, malgré leur élégance analytique, n’on encore été interprétées géométriquement et sontd’un usage un peudifl bien qu’elles soient vérifiées par l’observation, l’interprétation des mètres qu’elle présente n’est pas conforme à certaines expérience sorte oue les orincioessur lesouels elles renosent ont été l’ohiet de dii

( So )

FG caractéristique de la substance, au point F, trace du rayon réfléchi sous rincidence principale, la différence de marche des deux composantes de la vibration du rayon réfléchi est donnée par T angle GTT'.

Cette loi est vérifiée par l’observation, avec le même degré d’approximation, mais plus facilement que les formules de Cauchy : elle permet aussi de calculer plus directement le eoefficient d’ellipticité et l’indiee de réfraction de la substance réfléchissante employée. Elle sera donc à tous ces points de vue préférable dans, les recherches de cette nature, et spécialement dans les déterminations spécifiques h effeetuer.

Page 1