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XXXV. — Sur le levier à réflexion

(Journal de Physique, t. IV, p. 7. — Association française. Congrès de Lille, p. 262.)

La mesure des courbures et des lentilles employées en Optique est un problème très-délicat, surtout lorsqu’on veut obtenir la valeur absolue du rayon de courbure. Le sphéromèlre est l’instrument ordinairement employé pour ces déterminations, mais il a divers inconvénients : le plus grave, outre son prix élevé, est de se composer d’une vis qu’on est obligé d’étudier, comme toutes les vis micrométriques, afin d’en conclure la longueur du pas moyen. Or, dans le sphéromèlre, cette étude est très-difficile, parce que l’on ne peut pas comparer directement les indications de la vis à celle d'une règle ou d’une machine à diviser.

J’ai imaginé, pour suppléer à cet instrument coûteux et complexe, un appareil extrêmement simple, qui consiste dans une tige horizontale portant deux pointes verticales sur lesquelles il peut reposer alternativement; au milieu de la longueur, il porto, sur une tige transversale, deux autres pointes distantes de 3 à 5”“, sur laquelle il repose toujours de façon à basculer autour de la ligne de ces pointes; un miroir,fixé invariablement au levier, permet de mesurer, en valeur absolue, l’angle dont bascule le levier

lorsqu’il porte alternativement sur la pointe d’avant et sur la pointe d’arrière; il suffit d’observer, par réflexion, sur le miroir, avec une lunette, l’image d’une échelle placée à une distance connue. Si l’on a mesuré une fois pour toutes la distance des pointes et l’angle correspondant au mouvement de bascule de l’appareil posé sur un point, on mesurera, par une observation analogue, la courbure concave ou convexe d’une surface sphérique sur laquelle sera posé l’appareil.

L’avantage de ce levier à réflexion, outre sa simplicité si grande que chaque observateur peut le construire lui-même, c’est de ramener toutes les observations à des mesures de longueur évaluées directement avec des -règles divisées, c’est-à-dire par le mode de mesure le plus direct et ie plus

11 est évident qu’il peut servir, comme le sphéromètre, à la mesure des épaisseurs aussi bien qu’à celle des courbures.

XXXVI. — Détermination des éléments principaux d’un système optique.

L’approximation donnée par les formules classiques des lentilles supposées infiniment minces est complètement insuffisante, lorsqu’on a besoin d’effectuer des mesures absolues avec des systèmes optiques quelconques.

D’après la théorie de Gauss, quatre points caractérisent un système optique centré, à savoir, les deux foyers principaux et les deux points nodaux: ces quatre points sont situés sur l’axe principal du système.

J'ai réduit la détermination de ces quatre points au maximum de simplicité, en déterminant la position des points principaux, par rapport aux surfaces extérieures du système, et la position des deux anneaux oculaires, ou des images de l’une des surfaces à travers l’autre. On trouve ainsi quatre relationstrès-simples entre tes quatre éléments; mais, cominelesdistancesdcs points nodaux à leur foyer correspondant ont la même valeur, on a une condition de trop qui permet une vérification des mesures.

L’appareil est extrêmement simple; le système optique, convenablement réglé et centré, est porté sur un chariot qui se meut le long d’une échelle divisée; un microscope permet d’observer les images et de définir les di-

lectures donne les quatre

verses positions du chariot. La dififérence dislances cherchées.

Un certain nombre d’exemples numériques relatifs aux objectifs composés existant dans les lunettes, les appareils photographiques et les microscopes montrent à la fois la simplicité et la rigueur de la méthode.

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