‹ Notice sur les travauxChapitre 3 sur 4 · I. Ostéites de l’épine et de l’acromion. — Une · texte numérisé non relu

I. Ostéites de l’épine et de l’acromion. — Une

gagner l’épaule (rare). Une forme îlaviculaire (rare). Enfin, des lésions à une lésion tuberculeuse de l’arti-

par le seul examen des pièces ; il est nécessaire de recourir à l’observation clinique. Sur les 32 'pièces examinées, 1 fois le point de

29 fois l’origine osseuse parut indubitable. 23 fois il fallait chercher

l’omoplate. Dans la grande majorité des cas (22), les foyers tuberculeux, le plus souvent multiples (19 fois sur 29), occupent dans

l’épiphyse et la région juxta-épiphysaire ; 5 fois elles furent juxtaépiphysaires ; 2 fois seulement on trouva les foyers dans la

Le lieu d’élection des tubercules est situé dans le col anatomique et sur la partie supérieure de la coulisse bicipitale, régions inlraépiphysaires. Du reste, cette localisation intra-épiphysaire des foyers osseux primitifs, est la règle en tuberculose osseuse. Les variétés de développement sous-périostiques et sous-cartilagineuses sont moins bien définies ; cependant il faut signaler une forme spéciale caractérisée par l’existence de petits foyers caséeux limités, sans séquestres, situés au-dessous du cartilage. Dans la majorité des cas (15/7), le foyer originel occupait les couches périphériques de la tête humérale, ce qui est une exception. La forme la plus ordinaire est constituée par des foyers caséo-fongueux. La tendance destructive est très marquée. Les séquestres

cunéiformes. Quelquefois on les trouve formés par de gros blocs frappés d’ostéite condensante.

L’infiltration fongueuse de la tête n’est pas rare. Une seule fois nous avons observé la carie sèche à l’état de pureté.

On peut distinguer en somme deux grandes formes : une forme humide, à marche relativement rapide ; une forme sèche, ankylo-

Étude étiologique. — Après avoir rapidement rappelé les grandes lignes anatomiques des épiphyses et des synoviales, nous passons à l’étude des facteurs locaux de la maladie et des rapports qu’elle affecte avec la tuberculose du malade.

i tuberculose huméral lontre guère plus d’une fois :

ostéo-articulaire.

Hérédité. — 1 seule fois sur 28 observation. Du reste, les antécédents tuberculeux manquent d’ordinaire chez les sujets porteurs de lésions tuberbuleuses des os et des articulations. Peut-être cela tient-il à ce que l’hérédité s’opère sur les organes en tant que malformation, et non par infection. Il faut noter que Dollinger, qui n’a

de ses malades, les croit fréquents chez les grands parents.

— C’est une maladie qui apparaît à un âge moyen relati-

Trâum&tisme. •— Il existait, probable ou certain, 9 fois sur

Autres manifestations ü 10 présentaient des lé tuberculeux de nature variable.

Troubles de la forme. — La vraie « tumeur blanche »,les

En général, c’est la rétraction, l’atrophie du moignon de Tépaulo qui constitue le symptôme cardinal de la scapulalgio Uiberculeusc. Les phénomènes atrophiques dominent la scène, la position pathologique du membre est en abduction modérée et rotation en dehors. On note parfois un peu d’allongement qui est alors dû à l’abaissement delà tête humérale.

Les luxations pathologiques sont d’existence douteuse, ce qui est dû probablement à ce que les muscles insérés sur la tête humérale tendent à la maintenir plutôt qu’à la déplacer.

des muscles et la tendance à peu près constante à l'ankyloso.

Abcès et fistules. — On en observe dans l’immense majorité dos

ceps.

Adénopathies. — Elles sont frequentes, axillaires, ou meme Atrophies à distance. — Constantes.

Marche, durée, etc. — Débutant tantôt par des accidents ai-

iagnostic. — Il faut tenir pour très suspectes toutes les artliri-

(38 ; poumons, 28 ostéites multiples, 3 péritonites, 2 méningites, etc.).

l’association des 2 '

i) Formes complexes constituées pari’ précédentes. Elles sont graves.

En dehors des cas précédents, on a quelquefois affaire à des arthrites médio-tarsiennes, souvent limitées au bord interne (astragalo-scaphoïdiennes) ou au bord externe (calcanéo-cuboïdiennes).

II. Tuberculose anléro-tarsienne. — Elle possède bien son autonomie clinique.

filial-

Elle se manifeste par l’apparition d’un gonflement disposé en bourrelet transversal occupant d’abord la face dorsale, puis la face plantaire du pied — et par l’abolition des mouvements du pied autour de son axe antéro-postérieur. Dans aucun cas, les abcès ne sont aussi constants, ou aussi précoces.

III. Ostéo-artlirites métatarso-phalangiennes. — Elles sont très gênantes au point de vue de la marche, quand elles siègent

leuf.

IV. — Traitement. Tout ce qui regarde les résections du pied, l’amputation périostéo-talonnière a été magistralement exposée par mon maître le D’’ Ollier, dans le tome IIl du Traité

résections.

ms avons surtout essayé de faire connaître les observations nous possédions ; observations importantes, parce que toutes ésentaient des histoires pathologiques complètes, des résul-

Nous avons distingué trois grandes méthodes de traitement. Immobilisation et cautérisation superficielle. Opérations éco-

2“ Résections.

r Immobilisation et cautérisation superficielle. — Opération economique. Un premier mode de traitement est constitué par les tentatives ordinaires d’immobilisation, la thalassothérapie, etc.

Un second comprend les opérations sanglantes irrégulières. Celles-ci à leur tour comprennent soit l’arthrotomie ignée et les cautérisationstunncllisantes, etc; soitles opérations économiques, c’est-à-dire les curages du pied. En général nous considérons que l’ostéotomie ignée et les grandes cautérisations peuvent rendre de grands services chez les enfants.

Nous ne sommes pas partisan des curages du pied ; ils nous sem-

pensons qu’ils peuvent rendre des services quand ils’agit de lésions

du calcanéum. Si ce sont des tuberculoses centrales de cet os, l’évidement sous-périosté, à la façon de Sédillot, peut être sufU-

On peut, d’autre part, pratiquer de véritables arthrotomies sousastraffaliennes : mais, en pareil cas, nous préférons l’ablation do l’astragale.

Nous avons pu retrouver 24 malades traités par ces procédés à une époque suflisamment ancienne, o’est-ii-dire datant de 22 ans à 18 mois. 7 sont morts tuberculeux, 3 ont récidivé. 3 présentent des lésions tuberculeuses aberrantes, leur pied étant guéri ; 11 sont en très bon état. Le plus ancien a été opéré il y a 17 ans.

En règle générale, on pourra appliquer largement chez l’enfant les procédés d’arthrotomie ignée. Mais il faudi'a conserver une grande méfiance à l’égard des opérations non typiques pratiquées

2“ Résections. — Nous serons bref sur ce chapitre si parfaitement‘étudié par M. le professeur Ollier. On peut avoir à pratiquer :

i (astragale).

I. Des résections tibm-tarsiennes. Semi-articul. supérieures.

[ Totales.

. II. Des résections du calcanéum.

Page 1