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Sur les lymphatiques des Reptiles

(Journal i’/nslilul, n” 649 du tO juin 1846, vol. XtV.p. 200. Paris, in-4.— Procls-verbaux de la Société p/iilomalique. Paris, 1.846, in-8, p. 75.)

Additions aux descriptions de Panizza : description des réservoirs

lymphatiques des Batraciens, des lymphatiques de l’oviducte, des chylifères de l’Anguille et de la Raie.

63. — Sur les tubes sensitifs des Sélaciens, et sur leurs tubes sécréteurs

de la mucosité.

(Journal l’Institut, n» 658 du (2 août1846, vol. XIV, p. 272.Paris, in-4.— Pmcès-verbavx de la Société philonaligm. Paris, 1846, in-8, p. 118.)

Description des nerfs et du contenu de ces organes, des branches du canal muqueux latéral qui s’en détachent au nombre de deux pour gagner le bord des ailes, dans l’épaisseur de la peau à la face dorsale, etc.

64. — Mémoire sur les vaisseaux chylifères et sanguins des Torpilles

(Torpédo Galvanii).

(Analysé dans Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, 1849, in-8, p. 20.)

Réseaux lymphatiques nombreux et serrés depuis l’entrée de l’œsophage jusqu’au cloaque ; bourrelets lymphatiques recouvrant les troncs sanguins intestinaux et gastriques (surtout ces derniers), comme chez les Raies. Après avoir recueilli les réseaux précédents et s’ôtre joints aux troncs volumineux et moniliîormes qui recouvrent le pancréas, ils constituent un tronc très large, ou mieux un réservoir allongé, irrégulièrement dilaté au niveau du renflement des veines caves dans lesquelles il s’abouche par deux, quelquefois un seul orifice de chaque côté. Cet orifice est oblique comme Celui de l’uretère dans la vessie ; aussi l’injection reflue difficilement des veines dans les lymphatiques. Ceux du cœur et du péricarde descendent à l’intérieur du canal de communication du péricarde et du péritoine, et se joignent à ceux de l’œsophage. La partie extérieure des troncs hépatiques de la veine porte est couverte de fins capillaires, recueillis par les troncs volumineux qui enveloppent et cachent les artères hépatiques (comme toutes les autres artères). Le

foie esl à deux lobes pairs, le droit seul a une vésicule ; les lymphatiques de celle-ci et dos conduits cholédoques se jettent dans les troncs périarlériels. La rate est dénuée de lymphatiques. Ceux du cloaque et de sa glande sont volumineux, moniliformes, recueillis par un ou plusieurs gros troncs de chaque côté qui longent et recouvrent l’aorte, puis remontent le long de l’artère mésentérique, en recueillant des capillaires peu nombreux du péritoine rénal et des veines caves pour se jeter dans le réservoir qui communique avec ces dernières. Celles-ci sont en réalité les veines azygos chez tous lés Sélaciens, comme le montre l'embryogénie. Elles sont renflées comme celles des Squales et des Squatina, et manquent comme elles du réservoir médian des Raies. Les sinus ovariens et testiculaires se jettent directement dans les sinus sus-hépatiques, sans communiquer avec les veines caves (azygos). On peut, dans les Torpilles et les autres Plagiostomes, injecter les lymphatiques du cloaque par les veines de cet organe, ou réciproquement, mais ce n’est qu’après avoir surdistendu l’un ou l’autre, ce qui porte à croire qu’il y a rupture, car on a ordinairement la sensation d’uno résistance vaincue. Les veines de l’appareil électrique se jettent dans les jugulaires, elles ont des orifices d'abouchement munis de valvules. Los veines cutanées s’anastomosent avec le réseau veineux dont les mailles circonscrivent le sommet des piles de disques de l’appareil électrique. La disposition des veines superficielles et profondes est la même que chez les Raies, sauf les veines sous-péritonéales, qui manquent et sont remplacées par un tronc sous-cutané de chaque côté, qui vient des membres postérieurs, longe la face antéro-Ialérale de l’abdomen et va se jeter dans le sinus de Cuvier. Chez les Plagiostomes qui ont une veine porte rénale, et de plus une valvule à l’abouchement des veines caves dans l’oreillette, de manière à empêcher le reflux du sang vers le rein, les chylifères se jettent dans la veine cave. Chez les mammifères cos valvules manquent, il y a reflux du sang vers le rein (Bernard) ; mais chez ces animaux le canal thoracique se jette dans la sous-clavière, de sorte que le chyle n’est pas porté vers le rein avec le sang de la veine cave inférieure, et se mêle au sang avant son arrivée au poumon. ■ 1

de la

65. — Note sur quelques particularités du système veineux Lamproie (Petromyzon marinus, L.).

(Journal l'Institut, n° j6*0 du 8 avril <8*6, vol. XIV, p. 121. Paris, in-* Procès-

verbaux de la Société philomatique. Paris, 18*6, in-8, p. 36 à 44.)

Additions à la description des veines et des sinus abdominaux donnée par Duméril. Les organes de la tête et du thorax se comportent d’une manière très remarquable par rapport aux veines. Au lieu d’être unis les uns aux autres par du tissu cellulaire, ils sont plongés dans des sinus veineux dépendant des jugulaires antérieures et postérieures, et ne sont fixés que par leurs extrémités d’insertion ; il en est de même des sacs branchiaux, etc.

66. — Mémoire sur une nouvelle espèce de glande vasculaire chez les Plagiostomes et sur la structure de leur glande thyréoïde.

(Journal l'Institut, n° 68* du 10 février 18*7, vol. XV, p. *7. Paris, in-4. — Procèsverbaux de la Société philomatique. Paris, 1847, in-8, p. 10.)

Cette espèce de glande, qui n’avait pas été décrite, est paire, non symétrique-, elle est de la classe de ces organes dépourvus de conduit excréteur; son adhérence à chaque jugulaire postérieure, sa vascularité, etc., pourraient la faire considérer comme une thyréoïdienne postérieure. Sa structure est analogue à celle du thymus.

Structure de la thyreoïdieniieanterieure,considéréeauparavanleomme une glande salivaire. Elle est remarquable par la distribution des vaisseaux capillaires à la surface des lobules et le contenu de leurs vésicules. Ce fait et la disposition de ses vésicules closes la distinguent de la précédente, sans parler de sa forme, de son volume et de son adhérence à deux branches principales des jugulaires antérieures. Elle est unique, placée sur la ligne médiane.

Cinq planches in-folio coloriées, représentant la disposition extérieure et la structure intime do ces organes, n’ont pu être publiées. Quelques figures sont reproduites dans la thèse do M. G. Le Gend re (De la thyréoïde, thèse in-4, Paris, 1852, pi. Il et 111).

67. — Anatomie d’un corps d’apparence glandulaire découvert sur l’Ombre (Sciæna umbra, Cuv.)

(Procès-verbaux de la Société philomatique; Paris, 4846, iri-8;’p. 4 4e. ^Journal l’institut, ' n° 688 du 3 février 1 8*7, vol. XV, p. 44. Paris, in-i.)

68. — De l’oviducte des Squales (Acanthias vulgaris, Mul. et Troesch.) (Comptes rendus et Mémoires de laSodilé de biologie. Paris. 1 849, in-8,, p. 20.)

Description des artères qui serpentent sur les plis de la face’ interne et s’enchevêtrent avec Je placenta vitellin du fœtus de ce poisson vivipare ; elles sont elles-mêmes recouvertes d’un réseau de,capillaires très fins, à mailles très étroites.

69. —Structure de la glande vulvo-vaginale chez la femme et les animaux. Dans Mémoire sur la glande vulvo-vaginale , les divers appareils sécréteurs des organes

eau de spermatophores du mâle se tro ticulière, à la face interne du mant l’oviducte; tous étaient mûrs et éclat 3 ces spermatophores. Remarques sur 1 lopodes, qui était encore inconnu, et rés genres, est pourtant analogue à c d’indirect et comparativement aux < il y a accouplement.

la fécondation d’une Limnée des étangs

7/i. Observations sur les organes buccaux de quelques Gastéropodes (en communavecM. Leberlpourcequiest relatif aux Patelles, Buccins et Turbo, dans le Mémoire de cet auteur intitulé : Beobaclilungen über die Mündorgane einiger Gasleropoden.)

[Archiv fur Anal, uni Physiol., von J. Müller. Berlin, 1846, Heft IV, und V Seite 435, mil drei Kupfertafeln. — Journal l'Institut, n° 595 du 21 mai (845. Paris, l. XIII, in-4, p. ( 83. — Procès-verbaux de la Société philomatique. Paris, 4 845, in-8, p. 58.)

75. — Mémoire sur la constitution anatomique du cerveau des Lam¬

proies (Petromyzon marinus, L.).

[Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, (849, p. 6.)

Dans ce travail, je montre que la détermination exacte des différentes parties du cerveau des Poissons laisse encore beaucoup à reprendre. Ce fait tient probablement à ce qu’on n’a pas étudié d’une manière comparative assez suivie les diverses parties de cet appareil dans les principaux groupes de ces animaux. C’est dans ce but que j’ai présenté une série de pièces et de dessins sur ce sujet. Je n’entrerai pas ici dans des détails sur la description des différentes parties de l’encéphale des Lamproies. J’insiste seulement sur l’origine de la cinquième paire, dont la racine postérieure est comme logée dans un sillon de la moelle épinière et s’en détache facilement jusqu’au faisceau postérieur, sur lequel a lieu l’origine réelle à un centimètre et demi en arrière du sillon transverse de séparation de la moelle allongée et de l'encéphale. La racine antérieure nattdu faisceau antérieur, à l’extrémité antérieure de la moelle allongée. Le cervelet est encore plus petit que chez les Batraciens ; aussi le quatrième ventricule est oblitéré en haut par un tegmen vasculosum d’une structure particulière. Le nerf auditif naît de la moelle allongée.

76. — Note sur le développement de la vertèbre axis, dont l’apophyse

odontoïde représente le corps de l’atlas.

(Insérée dans la thèse d'un de mes élèves, intitulée: Recherches sur la nature des affections dites tuberculeuses des vertèbres, par G. Echeveria. Paris, (860, in-4, p. 56.)

J’ai démontré par l’étude du développement de la colonne vertébrale

que chez tous les mammifères l’arc de l’atlas n’est qu'une dépendance de ses apophyses transverses et articulaires, qui n’ont pas de connexions avec le corps même de cette vertèbre; que, d’autre part, l’apophyse odontoïde et la base qui la supporte représentent le corps même de l’allas, qui reste indépendant des autres parties de cette vertèbre, pour se souder au bord supérieur du corps de l’axis.

77. — Note sur le développement des mâchoires chez l’homme et quelques mammifères avant l'apparition des follicules dentaires (en commun avec M. le docteur Magitot).

{Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, 1859, p. 212.)

Nous avons montré dans ce travail que les bourgeons maxillaires des arcs viscéraux de l’embryon sont d’abord exclusivement composés de tissu embryoplastique formé particulièrement de noyaux de ce nom et d’un peu de matière amorphe interposée, et recouvert d’épiderme à cellules pavimenteuses. Au sein de ces bourgeons apparaissent, quelque temps après leur réunion, dans le même ordre que les bourgeons eux-mêmes, savoir ; les deux maxillaires inferieurs, sur les côtés du cartilage deMeckel qui les précède, puis les deux maxillaires supérieurs, et un peu après, les deux cartilages incisifs.

A ce moment, la portion du tissu embryoplastique primitif comprise entre l’épithélium superficiel et le cartilage central renferme déjà un certain nombre de fibres lumineuses, soit complètes, soit encore à l’état de corps fusiformes. Ces fibres lamineuses se développent alors et se multiplient pour former la muqueuse, tandis que la couche épidermique augmente d’épaisseur. Peu de temps après se développe la couche plus transparente correspondante au tissu sous-muqueux.

78. — Sur la constitution et le développement des gouttières dans

lesquelles missent les dents des mammifères.

79. tt’ Recherches sur les gouttières dentaires et sur la constitution des , mâchoires chez le fœtus (en commun avec M. le docteur Magitot);

. , (Comptes rendus et Mémoires de ta Société de biologie. Paris, 1859, in-8, p. 217.)

Dans ces mémoires nous avons (ait connaître la constitution des maxillaires aux diverses périodes de la vie intra-utérine et les gouttières dans lesquelles naissent les follicules dentaires. Ils contiennent la première description qu’on aildonnêédu mode dé développement de ces dernières. Le fond de là gouttière inférieure devient le canal dentaire inférieur, et celui du maxillaire supérieur devient de très bonne heure canal sousorbitaire, par suite des phases du développement; la portion la plus large de ces gouttières forme les alvéoles après que les follicules y sont nés près des vaisseaux et nerfs sous-orbitaires. La gouttière dentaire est comme la portion du maxillaire supérieur qui la porte, non plus sousorbitaire, mais anté-orbitaire chez les fœtus des carnassiers, des chiroptères, des ruminants, des solipèdes et des porcs. Chez les rongeurs et les pachydermes, elle est au contraire en dedans de l'orbite, qu’elle dépasse plus ou moins en avant. Ainsi chez tous les mammifères, il y a un canal dentaire supérieur qui est l’analogue du canal dentaire inferieur, tant par ses usages que par. son mode d’évolution. Seulement sa situation au-dessous de l’œil est loin des dents chez l’homme et chez les singes, et a fait rapporter sa'description et ses dénominations à celles de l’orbite, tandis que, comme pour la gouttière dentaire dont il provient, ses caractères sont subordonnés au mode de distribution et d’évolution des dents. Ce dernier fait entraîne des différences remarquables dans les maxillaires sopérièurs, d’une espèce à l’autre, et d’un âge à l’autre dans chaque espèce.

80. — Recherches sur l’ordre et le mode d’apparition des follicules dentaires dans la gouttière de chaque mâchoire (en commun avec . M. le.docteur Magitot).

(Comptes rend^^Mémoiresde.ia-SociétSdeOihlagie, Paris, .<«59, ^8, p. 245.) r(ous.avons démontré dans ce travail quêtes follicules dentaires nais-

senl vers le milieu de la profondeur d’une gouttière osseuse, au sein du tissu sous-muqueux gingival, mou et gélatiniforme, qui la remplit, de même que les follicules pileux sous-cutanés et les glandes sous-muqueuses naissent dans les tissus lamineux sous-cutané et sous-muqueux. En fait, c’est dans ce qu’on nomme le canal dentaire inférieur lui-même d’une part, et dans le canal sous-orbitaire d’autre part, mais alors sous forme de gouttières, que naissent les follicules placés à leur niveau, car ce n’est que par suite du développement de l’os maxillaire que la gouttière se trouve divisée en canal dentaire et alvéoles, isolée et fermée transversalement au fond, de manière à constituer un conduit dont s’éloigne de plus en plus la couronne des dents et les alvéoles. Le tissu sous-muqueux contenu dans la gouttière diminue graduellement de quantité pendant que les follicules se développent. L’ordre dans lequel apparaissent les follicules des dents temporaires est le même que celui qui règle leur éruption hors des mâchoires. L’apparition des follicules supérieurs est toujours un peu en retard sur la naissance des inférieurs, contrairement à l’hypothèse généralement admise. Quant aux follicules de deuxième dentition, ceux des incisives et des Canines ne se montrent qu’au moment de la naissance, ou soit un peu avant, soit un peu après, suivant les différences individuelles relatives au développement général du corps. Ceux des petites molaires naissent plusieurs mois après la naissance, et ceuX,des deux dernières molaires plus tard encore.

81. — Note sur quelques particularités anatomiques de la muqueuse gingivale chez le fœtus et Chez le nouveau-né (en commun avec M. le

docteur Magitot). .

(Compas rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, 1859, in-8, p. 289.) Dans ce travail nous avons fait connaître l’existence et la structure d’une saillie membraneuse que présente le bord des gencives entre les canines, pendant le dernier temps de la grossesse et avant l’éruption des dents. Elle joue un rôle dans la succion et n’avait pas été décrite.

82. — Sur le développement embryonnaire des, Hirudifiées. (Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, 1882, in-8, p. 257.)

83. — Sur la constitution de la coque pendant le développement embryonnaire des Hirudinées.

Je démontre dans ce travail que l’œuf des Hirudinées n’est pas un œuf à vitellus multiple, comme le pensaient jusqu’à présent plusieurs observateurs recommandables. Les ovules, en nombre variable, qui sont déposés dans une enveloppe protectrice commune de nature cornée, au milieu d’une substance gélatiniforme, sont constitués par une membrane vitelline et un vitellus, etc., comme tous les œufs en général.

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