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II. — Anatomie comparée, embryogénie et zoologie

50. — Tableaux d’anatomie contenant l'exposé de toutes les parties

à étudier dans l’organisme de l’homme et dans celui des animaux.

(Paris, 4850, 4vol. in-4.)

Envisageant dans cet ouvrage l’organisme de l’homme, des animaux et des plantes, comme formant un tout, ses caractères sont étudiés successivement, depuis ceux de forme et de volume jusqu'à ceux de structure ou d’ordre organique; L’examen de ces derniers montre que l’organisme n’est pas simple, mais se subdivise en parties de divers ordres qui sont les appareils, formés d 'organes, lesquels sont distribués en systèmes, constitués par des tissus et des humeurs, se subdivisant euxmêmes en éléments anatomiques et en principes immédiats. Cet ordre peut être repris en sens inverse ; et dans l’un et l’autre cas il est facile de voir que si ces diverses parties agissent simultanément, elles doivent être étudiées successivement, sinon on tombe dans une confusion inextricable, qui exclut toute notion générale, tout enchaînement des faits, et, par suite, toute application.

C’est en suivant cet ordre, qui est celui de la complication décroissante, que je suis arrivé à reconnaître que l’étude des parties consti- , tuantes du corps découvertes à l’aide du microscope (éléments anatomiques, fibres, cellules, etc.), a une place déterminée dans l’anatomie; elle forme une subdivision distincte, se plaçant à la suite de l’étude des tissus ( histologie ) faite par Bichat, qui comble une lacune laissée par ce célèbre anatomiste ; mais l’examen des éléments anatomiques n’exempte nullement de faire le travail qu’il a exécuté. En outre, de même que les tissus se subdivisent enéléments anatomiques, les humeurs se séparent aussi d’une manière analogue en éléments anatomiques qui sont en suspension dans un sérum divisible, en principes immédiats, dont l’étude a son côté anatomique au même titre que celle des élé-

Ne voulant pas donner trop d’étendue à l’exposé de ces recherches,

je les ai fait paraître sous forme de tableaux explicatifs. Dans chacun de ceuxrci se trouvent énumérées les parties du corps à étudier dans tous les êtres, en suivant l’ordre tracé plus haut; c’est, comme on voit, l’ordre de la simplicité, de la généralité et de l’indépendance décroissante de chacune par rapport aux autres.

L’anatomie générale se trouve de la sorte à la fois nettement séparée de l'anatomie descriptive pour ceux qui veulent scinder l’anatomie, et à la fois nettement rattachée à l’autre partie de cette science. L’anatomie descriptive et l’anatomie générale ont chacune leurs subdivisions naturelles. Ces tableaux sont écrits en procédant du composé au simple ; j’ai entrepris de faire la description des parties énumérées en procédant du simple au composé. Le Traité de chimie anatomique et physiologique est le commencement d’exécution de ce plan, à partir du dernier de ces tableaux (x“ tabl.). Le travail esquissé dans le ix“, le vm* et le vu" tableau est déjà en partie exécuté. Comme à l'idée d'organes ou autres parties du corps se rattache d'une maniéré immédiate la notion d'un acte accompli par elles, ce plan d'anatomie en devient un pour la physiologie: lequel est du reste tracé dans l’avertissement de cet ouvrage. Comme à chaque partie et à chaque acte envisagés à l'état normal, se lient, dans certaines conditions, l’idée d’altération et celle d’action morbide, il en résulte ainsi la base d’un plan d’anatomie pathologique et de pathologie.

Enfin, parallèlement à celte Coordination des parties du corps que renferment ces tableaux, se trouvent scientifiquement classés les caractères à observer sur chacune de ces parties. Cela permet ainsi de rien omettre dé ce que l’on doit étudier sur chacune d’elles, depuis les faits de détail jusqu’aux notions d’ensemble. C’est là, en outre, un guide pour apprécier la valeur relative de ces caractères et leur importance, qui va en croissant à partir de ceux dits d’ordres mathématique (forme; volume, situation, etc.), physique (consistance, couleur, etc.), jusqu’à ceux d’ordre organique ou essentiels : essentiels en ce qu’ils nous font connaître la nature des parties étudiées, en ce qu ils concentrent et résument tous lès précédents.

Bien que d’après ce qui précède, ce travail semble ne renfermer que

les Squales. Le vaisseau médian abdominal, indiqué comme constant, n’est que rudimentaire, et manque sur plusieurs espèces.

Le renflement vasculaire spongieux de l’extrémité des appendices génitaux mâles n’est pas celui décrit par J. Davy, comme l’indique â tort la note. Ce dernier enveloppe la glande prostate ? et reçoit le sang du précédent ; en sortant de cette poche spongieuse érectile enveloppée d’un muscle, le sang se rend dans les veines de la face supérieure du membre postérieur, et arrive ensuite au cœur par la veine sous-péritonéale.

Description des lymphatiques et des chylifères des Raies et des Squales; ceux du cœur et du péricarde se joignent à ceux de l’œsophage, en suivant le conduit séreux péritonéo-péricardique. C’est récemment que j’ai observé ce fait sur les poissons précédents et les Torpilles.

Description du vaisseau latéral du Bars (Labrax lupus, C.), et de ses lymphatiques abdominaux. Description du canal muqueux latéral des Raies et de la communication sur les côtés du rostre de ses deux parties abdominale et dorsale.

55. — Note sur la dilatation veineuse qui se trouve dans la cavité ventrale des Raies.

(Journal iïmMiii, n" 623 du tO décembre (8*5, t. XIII, p. 429. Paris, in-t. — Procèsverbaux de la Société philomatique. Paris, 1845, in-8, p. 113.)

Description de celte dilatation et de l'abouchement de la veine cave dans le sinus de Cuvier. Cette dilatation est bilobée, divisée en deux moitiés inégales par une cloison médiane criblée de trous, etc.

56. — Note sur le système veineux des Poissons cartilagineux.

(Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences. Paris, 4 845, in-4, t. XX, p. 4282.)

Le sinus de Monro est situé au-devant des veines caves ; il en est distinct, mais communique avec elles par des orifices particuliers ; il reçoit d’autres sinus non décrits, venant des testicules, ovaires et oviductes.

Description des sinus orbitaires recevant les veines de la tête, et se continuant avec la veine jugulaire postérieure, par un orifice muni d’une valvule.

Les vaisseaux sous-cutanés décrits par Hyrtl, chez les Poissons osseux, puis indiqués par moi chez les Sélaciens comme étant des lymphatiques, ne sont que des veines; mais les chylifères et les lymphatiques du cœur sont de véritables lymphatiques.

Chez les Squales, les veines caves sont renflées et présentent aussi un sinus baignant la base des ovaires ou des testicules, et d’une partie de I’oviducle comme chez les Raies ; mais il est presque atrophié complètement, hors du temps de la gestation.

57. — Note relative aux systèmes sanguin et lymphatique des Raies et des Squales, ayant pour objet de compléter une note sur le même

(Journal l’Institut, n" 62B do 24 décembre (845, vol. XIII, p. 452. Paris, in-4. — Procès-verbaux de la Société philomatique. Paris, (845, in-8, p. ((6.)

Description de la veine cave, des sinus sus-hépatiques, de leur abouchement dans le sinus de Cuvier; ils communiquent avec le réservoir veineux abdominal chez les Raies seulement, et non chez les Squales. Veine jugulaire antérieure, ramenant le sang de la glande thyréoïde antérieure (glande salivaire, de Cuvier). Veine jugulaire postérieure, ramenant le sang de l’orbite, de la thyréoïde postérieure, des veines nourricières des branchies, munies de valvules à leur abouchement dans cette veine principale et dans la jugulaire antérieure. Valvules à l’orifice d’abouchement de ces deux veines dans le sinus de Cuvier.

58. — Note sur quelques particularités du système veineux des Raies

(Raia, Cuv.).

Description de la veine caudale. Ce n’est que par des capillaires et indirectement qu’elle communique avec les veines caves chez l’adulte:

la communication est facile ; mais celle que j’ai décri te dans cette Note l’a été d'après un jeune individu ayant conservé accidentellement des restes de la disposition embryonnairè de ces vaisseaux. Description plus complète des veines caves, de leurs sinus, et de celui des veines sus-hépatiques.

59. — Note sur l’organisation des Poissons cartilagineux, faisant suite d celles dont U a déjà été question.

Description des sinus testiculaires, ovariques, et des oviductes chez les Raies. Les veines caves chez les Squales sont très renflées, communiquent entre elles sur la ligne médiane par un orifice non cloisonné ; elles manquent du réservoir médian abdominal des Raies, mais possèdent ceux des organes génitaux (Squatina angélus, Galeus canis, etc.).

60. — Note sur les cœurs lymphatiques de la Grenouille commune (Rana esculenta, L.) (en commun avec M. i. Regnauld).

Détermination de la composition anatomique de leur liquide ; il renferme les globules sanguins, de forme et de caractères particuliers qui semblent être en voie de développement.

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