DISSOCIATION
Cet-acide se dissocie à des températures qui se prêtent facilement à des déterminations thermométriques, et la tension de dissociation se déduit du volume d’hydrogène mis en liberté par l’action de la chaleur sur l’acide renfermé dans des tubès scellés à la lampe.
Si l’on fail passer sur de la mousse de platine maintenue à une température fixe des volumes rigoureusement égaux d’hydrogène et do vapeur d’iode, une partie seulement des deux gaz se combine ; la proportion des éléments qui restent libres est rigoureusement égale à la proportion des gaz qui deviennent libres lorsqu’on fait passer de l’acide iodhydrique à la même température sur la mousse de platine. La ré-, versibilité du phénomène, en présence de la mousse de platine, est donc établie par l’expérience. En l’absence du.platine, il faut, pour qu’il s’établisse un équilibre indépendant de l’état initial, un temps d’autant plus long que la température est moins élevée.
J’ai prouvé qu’un mélange d’iode et d’hydrogène attaque fortement le verre, même avant la température rouge, et que le sulfate de soude, entrant d’ordinaire dans la composition du verre, trahit sa présence par la formation d’acide sulfhydrique. Quand on chauffe de l’acide iodhydrique dans un tube de verre, la composition quantitative du mélange gazeux stable a une température donnée, est la résultante deréactions complexes entre l’iode, l’hydrogène, l’acide sulfhydrique et
La Note que je viens d’analyser a été publiée dans les Annales de Chimie et de Physique par M. Lemoine, sous forme d’introduction à son beau Mémoire sur la dissociation de l’acide lodhvdrique.
Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXXIII, p. 443; t. LXXXIV, p. 946. — Annales do Chimie et de Physique, 5* série, t. VII, p. 454 .
Dans plusieurs Notes, nous avons établi, M. Troost et moi, qu’il existe des composés capables de prendre naissance à une température supérieure à celle qui détermine leur décomposition complète.
Nous avons signalé cette propriété remarquable dans le protochlorure de platine, dans l’ozone, dans le sesquichlorure de silicium etdans deux composés découverts par nous, le protochlorure de silicium et le sous-fluorure de silicium.
■ Certains composés, que détruit une température facile à produire dans nos foyers, peuvent donc exister dans l’atmosphère du Soleil.
J’ai étudié la transformation de l’iodure d’argent en chlorure d’argent sous l’influence de l’acide chlorhydrique gazeux, et la transformation des iodures de plomb, de mercure et d’ammonium en chlorures de plomb, de mercure et d’ammonium.
J’ai montré que les résultats de mes expériences sur l’iodhydrate d’ammoniaque ne permettent pas d’admettre que ce sel soit entièrement décomposé'par le seul fait de sa vaporisation.
TRANSFORMATIONS ISOMÉRIQUES.
Lois de la transformation des corps vaporisables.
Nous avons observé, M. Troost et moi, que certaines vapeurs non saturées abandonnent sous forme solide un corps différant par ses propriétés de celui que peuvent fournir, à la même température, la condensation de ces mêmes vapeurs saturées. Nous avons réalisé, en utilisant cette propriété, et sans passer par une condensation préalable, un certain nombre de transformations isomériques. L’isomère formé aux dépens d’une vapeur non saturée peut se déposer, contrairement à ce que l’on observe dans la condensation des vapeurs à l’état de saturation, sur les points les plus chauds de l’enceinte.
Le dégagement de chaleur qui accompagne une transformation de ce genre est, d’après nos expériences calorimétriques, beaucoup plus grand que celui qui résulte de la simple condensation de la même
De l’étude de ces transformations isomériques ressort l’analogie des
maximum de vapeur pour désigner la pression que supporte une vapeur au contact d’un corps qui l’émet.
Cette distinction nette et précise entre la tension maximum d’une vapeur et la tension de transformation permet d’analyser les effets produits par l’action de la chaleur sur une substance capable, à une même température, de se vaporiser et de se transformer. On a d’abord, pendant un temps plus ou moins long, une tension maximum de vapeur, limitant le phénomène physique de la vaporisation, puis, finalement, une tension minimum qui limite le phénomène chimique de la
Cette distinction, établie à la suite d’une étude faite sur l’acide cyanique, nous a permis d’analyser complètement la transformation allotropique du phosphore, et de différencier des phénomènes jusqu’ici confondus et regardés, malgré leur différence profonde, comme devant obéir à une seule et même loi.
Sur la synthèse simultanée de l’e
l’acide chlorhydrique.
ou qu’il y ait production exclusive d’acide chlorhydrique 2Cl H- H + O = HCl -t- Cl + 0 .
Ce dernier état d’équilibre correspond bien à l’inversion des chaleurs de formation de l’eau et de l’acide chlorhydrique, fixées par M. Berthelot à 2000». .