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Diiodhydrate de diallyle. Monohydrate de diallyle.
Le corps dont il s’agit, et que j’ai nommé monohydrate de diallyle, bout de 9 3 à 9 5 degrés.
Les travaux dont je viens de rendre compte ont ajouté un grand chapitre a l’histoire de l’isomérie. Je les ai réunis et publiés en détail dans \q& Annales de Chimie et de Physique, 4 e série, tome III, page 129, sous ce titre : De l'isomèrie dans les alcools et dans les glycols.
Sur une nouvelle classe d'urées composées.
(Comptes rendus, tome LXII, page 944 ; 1866.)
L’isomérie que j’ai découverte entre l’alcool amylique et l’hydrate d’amylène se poursuit dans les urées composées qui correspondent à ces deux corps, savoir : l’amylurée, que j’avais découverte autrefois, et la pseudo-urée amylénique, que j’ai obtenue récemment en traitant par l’ammoniaque le cyanate d’amylène. Je prépare ce dernier corps en faisant réagir l’iodhydrate d’amylène sur le cyanate d’argent. L’action de l’ammoniaque sur le cyanate d’amylène donne naissance à la pseudourée qui se présente en magnifiques cristaux.
I j VIII.
Sur une nouvelle classe d’ammoniaques composées.
(Comptes rendus, tome LXIII, page ni 3 .)
La pseudo-urée amyléniquese dédouble, lorsqu’on la chauffe avec la potasse caustique, en acide carbonique et en une ammoniaque composée qui présente exactement la composition de l’amylamine, mais qui en diffère par son point d’ébullition, par la forme et la solubilité de ses sels. Ces deux corps présentent un cas très-intéressant d’isomérie que j’ai cherché à expliquer en me fondant sur des considérations tirées de l’atomicité.
On voit, par les résultats indiqués dans les deux dernières Notes, que i’isomérie signalée entre les alcools et les pseudo-alcools se constate aussi dans leurs dérivés les plus importants, circonstance qui fait entrevoir l’immense variété de corps isomériques que cette découverte permet de prévoir et de préparer.
Transformation des carbures aromatiques en phénols.
(Comptes rendus, tome LXIV, page 749; 1867.)
Je montre que. sous l’influence de la potasse, l’acide phénylsulfureux, produit de l’action de l’acide sulfurique sur la benzine, se dédouble en sulfite et en phénol.
L’acide toluylsulfureux donne, dans les mêmes circonstances, le crésylol ou phénol crésylique. Ce procédé permettra sans doute de faire la synthèse de tous les phénols. M. Dusart ayant eu la même idée qu’il avait consignée dans un paquet cacheté, nous avons l’intention de poursuivre ces recherches en commun.
Synthèse du méthyle-allyle.
^ (Comptes rendus, tome LXIV , page 1088; 1867.)
J ai obtenu ce carbure d’hydrogène, qui est un des isomères du butylène (la théorie en prévoit neuf) par deux méthodes que j’avais indiquées antérieurement :
2° En faisant réagir le zinc-méthyle sur l’iodure d’allyle;
2 Par 1 action du sodium sur un mélange d’iodure d’allyle et d’iodure de méthyle.
Le méthyle-allyle forme, avec l’acide iodhydrique et avec le brome, des combinaisons qui présentent, à peu de chose près, les points d’ébullition du bromure de butylène et de l’iodhydrate de butylène.