‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 12 sur 18 · CHIMIE THÉORIQUE · texte numérisé non relu

CHIMIE THÉORIQUE

Observations sur la théorie des types.

(Répertoire de Chimie pure, tome II, page 364 ; 1860.)

M. Kolbe avait dirigé de vives attaques contre la théorie des types. Ce chimiste avait proscrit le type eau et. avait cherché à le remplacer, au moins pour les substances organiques, par le type acide carbonique. La nature, disait-il, élabore toutes les substances organiques avec l’acide carbonique, il est donc naturel de rapporter leur constitution à celle de l’acide carbonique. J’ai répondu que l’intervention de l’eau est tout aussi nécessaire que celle de l’acide carbonique, dans l’élaboration des matières organiques; qu’au fond le type acide carbonique, tel que l’entendait M. Kolbe, ne différait point du type eau, mais que dans l’application ce dernier présentait deux avantages : d’abord il permet de comparer avec l’eau une foule de composés minéraux qu’on pourrait difficilement comparer avec l’acide carbonique ; en second lieu, comme 1 eau renferme 2 atomes d’hydrogène qui peuvent être remplacés isolément, le mode de dérivation d’une foule d’hydrates, de sels ou d’éthers se présente plus clairement dans le type eau que dans le type acide carbonique.

Sur les combinaisons polysiliciques.

(Répertoire de Chimie pure, tome II, page 449; 1860.)

Je cherche la cause de la complication de certains silicates dans la nature tétratomique du silicium, semblable sous ce point de vue au carbone lui-même. Les atomes de silicium peuvent s’accumuler dans une seule et même molécule : il existe des acides polysiliciques qui sont comparables, par leur structure moléculaire, aux alcools polyétbyléniques. Les formules suivantes expriment ce point de vue :

Si

Si

Si 2

ÏV

Os

OS etc.

Beaucoup d’espèces minérales ne sont que les sels de ces hydrates. Je développe ce point de vue par de nombreux exemples dans ma Philosophie chimique, et j’admets que les atomes de silicium sont soudés dans ces polysilicates, comme les groupes éthylène dans les alcools polyéthyléniques, non pas directement, mais par l’intermédiaire des atomes d’oxygène.

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