‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 2 sur 18 · CHIMIE ORGANIQUE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

CHIMIE ORGANIQUE GÉNÉRALE

Note sur la formation de l'uréthane par l'action du chlorure de cyanogène gazeux sur l alcool.

(Comptes rendus, tome XXII, page 5o3.)

Mémoire sur les combinaisons du cyanogène.

(Comptes rendus, tome XXIX, page 436, et Journal de Pharmacie, tome XX, page 14 .)

Je démontre dans ce Mémoire : i° qu’il se forme de l’acide cy anurique lorsque l’urée fondue est exposée à l’action du chlore; a 0 que le premier produit de l’action du chlore sur l’acide prussique aqueux est un liquide fort volatil et fort irritant, combinaison peu stable ou mélange de chlorure de cyanogène et d’acide cyanhydrique, qui se transforme, sous l'influence du chlore sec, en perchlorure solide et en acide chlorhydrique; 3 ° que l’oxyde de mercure, en réagissant sur ce liquide, le trausforme en un chlorure de cyanogène liquide, bouillant à 16 degrés et se prenant à —7 degrés en une masse cristalline formée par de longues aiguilles transparentes. J’avais pensé d’abord que ce corps liquide représentait le chlorure deux fois condensé Cy 2 Cl 2 ; mais ayant pris la densité de vapeur de ce produit, j’ai reconnu que sa composition était exprimée par la formule simple CyCl [Journal de Pharmacie, tome XX, page 18). Cette formule a été vérifiée depuis par M. Salet.

Note sur l ether cyanurique et sur le cyanurate de méthylène.

(Comptes rendus, tome XXVI, page 368 .)

Je décris dans cette Note le mode de préparation et quelques propriétés des éthers cyanuriques, et je fais voir que ces éthers renferment trois groupes alcooliques, et j’envisage en conséquence l’acide cyanurique comme un acide tribasique. Je rappelle qu’à cette époque la distinction entre le basicité et l’atomicité des acides n’était pas encore établie.

Recherches sur les éthers cy uniques et leurs dérivés.

(Comptes rendus, tome XXVII, page 241.)

Mes recherches sur les éthers cyanuriques m’ont conduit à la découverte des éthers cyaniques (cyanate d’éthyle etcyanate de méthyle). Je lqs prépare en distillant un mélange de cyanate de potasse avec du sulfovinate ou du sulfométhylate de la même base.

Je fais voir que ces éthers mis en présence de l’ammoniaque en fixent les éléments, qu’ils se dédoublent au contact de l’eau, et que dans ces circonstances il se forme des corps qui offrent des rapports remarquables de composition et de propriétés avec 1 urée. Ce sont là les premières indications relatives aux urées composées.

Sur Vamyluréthane.

(Journal de Pharmacie, 2 e série, tome XVII, page 79.)

J’ai constaté que l’amyluréthane, que M. Medlock a obtenue en faisant réagir l’ammoniaque sur le chloroxycarbonate d’amyle, prend

aussi naissance dans la réaction du chlorure de cyanogène sur l’alcool amylique.

Mémoire sur les ammoniaques composées.

(Comptes rendus, tome XXVIII, page 223 ; page 2o3; ibid., page 186. — Annales di page 443 .)

ibid., page 323 ; tome XXIX, page 1G9; ibid., 3 Chimie et de Physique, 3 e série, tome XXX,

Ce Mémoire comprend la description d’une classe d alcaloïdes qu on peut envisager comme dérivant de l’ammoniaque par la substitution d’un radical organique à 1 équivalent d’hydrogène (1). Je les ai obtenus eh décomposant par la potasse les éthers cyanuriques et cyaniques : il se forme du carbonate de potasse et il se dégage une ammoniaque à radical d’alcool. A l’aide de ce procédé j’ai d’abord préparé la méthyla mine, l’éthylamine et l’amylamine. Plus tard j’ai ajouté à cette série la butylarnine. Les formules suivantes indiquent la composition de ces corps et leurs relations avec l’ammoniaque :

ïï \

H Az, H )

Ammo¬

niaque.

OH"

II Az,

H Az,

H Az,

II Az.

Jh[

Méthyla-

Éthylamine.

Butylarnine.

Amylamine.

mine.

Le premier de ces alcaloïdes est gazeux à la température ordinaire; les autres constituent des liquides très-volatils. Tous ont des propriétés qui rappellent celles de l’ammoniaque à un tel point qu’il est facile de con-

(1) Il n’est pas inutile de faire observer que, dans la première communication que j’ai laite sur les ammoniaques composées, j’ai déjà indiqué cette manière d’envisager leur constitution. Voici comme je m’exprimais ( Comptes rendus, tome XXVIII, page 224, 12 février 1849) •

« Les combinaisons C 2 H 5 Az et C 4 H 7 Az (C = 6, H = 1) peuvent être envisagées comme de l’éther méthylique, dans lequel l’équivalent d’oxygène serait remplacé par un équivalent d’amidogène AzH 2 , ou comme de l’cimmoniaque dans laquelle un équivalent d'hydrogène est remplacé par du méthylium C 2 H 3 ou de l’éthylium C‘ H 5 . »

fondre ces corps. Cette analogie de propriétés établit le lien le plus intime entre ces alcaloïdes et l'ammoniaque. De là le nom d’ammoniaques composées qui a été généralement accepté par les chimistes.

Cette découverte a été accueillie avec une grande faveur et je ne. pense pas que le temps l’ait amoindrie. D’une part elle a donné une vive impulsion aux recherches sur les bases artificielles. De l’autre elle a servi de fondement aux idées théoriques sur le type ammoniaque. En effet, l’analogie de ces bases avec l’ammoniaque est telle, qu’elle impose en quelque sorte à l’esprit l’idée d’une structure atomique semblable.

On sait que depuis la découverte de ces alcaloïdes les méthodes qui servent à les préparer se sont multipliées. L’une d’elles, indiquée par M. Hofmann quelques mois après ma première publication, consiste à traiter par l’ammoniaque les bromures ou les iodures des radicaux alcaloïques. Entre les mains de cet éminent chimiste, elle est devenue l’instrument de développements très-étendus et très-remarquables.

Note concernant Vaction de la potasse sur la caféine.

(Comptes rendus, tome XXXI, page 9.)

La caféine dégage de la méthylamine lorsqu’on la fond avec la potasse caustique. Soumise à l’action du chlore, elle donne entre autres produits une base que M. Rochleder a nomm zeformyline. Je fais voir que la formyline est identique à la méthylamine.

Recherches sur les urées composées.

(Comptes rendus, tome XXXII, page 4 1 4 -)

Parmi les séries que l’on peut préparer avec les ammoniaques composées, une des plus intéressantes me paraît être celle des urées composées.

Ces substances prennent naissance par l’action de l’acide cyanique sur les ammoniaques composées. J’ai démontré que le cyanate de méthylamine se transforme en méthylurée, dans les circonstances où nous voyons le cyanate d’ammoniaque se convertir en urée ordinaire. Un autre moyen d’obtenir les urées composées consiste à traiter les éthers cyaniques par l’ammoniaque ou par les ammoniaques composées. Ce dernier procédé m’a permis de préparer une grande variété de nouvelles urées, parmi lesquelles je citerai la méthylurée, l’éthylurée, l’amylurée, la diméthylurée, la diéthylurée, la méthyléthylurée, la phényléthylurée, etcr, enfin la triméthylurée. Tous ces corps ont une constitution très-simple; ils dérivent de l’urée par la substitution de i, de 2 ou de 3 équivalents d’un radical organique à r, 2, ou 3 atomes d’hydrogène.

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H 2 Az 2 ,

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