CH 3 . H
» Az,
Az,
Urée.
Méthylurée.
Éthylurée.
(CO
(CO)"
(CO)"
(CH 3 )’ Az 2 ,
. Az,
> Az,
Diméthylurée. Diéthylurée. Triéthylurée.
Lorsqu’on traite le cyanate de méthyle ou d’éthyle par l’eau, il se dégage du gaz carbonique et il se forme de la diméthylurée ou de la diéthylurée qui m’ont paru isomériques avec les corps résultant de l’action de la méthylamine ou de l’éthylamine sur les éthers méthylcyamque ou éthylcyanique. L’analogie de constitution que l’on remarque entre ces corps et l’urée se traduit par une analogie de propriétés. Tous sont neutres et solubles dans l’eau. Us se combinent avec l’acide nitrique. La solution concentrée de méthylurée précipite par les acides nitrique et oxalique, comme le fait la solution de l’urée elle-même, etc.
Siir un nouveau mode deformation de Véther carbonique .
(Comptes rendus, tome XXXII, page 5 9 5 .)
L ether carbonique est un des produits de l’action du chlorure de cyanogène sur l’alcool aqueux.
Sur les dédoublements des ether s cyaniques.
(Comptes rendus, tome XXXVII, page 180. — Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLII, page 43 .)
Sur la théorie des amides .
(Comptes rendus, tome XXXVII, pages 246 et 357.)
Après avoir étudié et décrit dans des publications antérieures les métamorphoses que subissent les éthers cyaniques sous l’influence de l’eau, des ammoniaques et des alcalis fixes, j’ai examiné l’action qu’ils exercent sur les acides et sur les alcools. En réagissant sur les acides, l’éther cyanique donne naissance à de véritables amides. J’ai obtenu à l’aide de ce procédé et j’ai décrit, dans mon Mémoire, l’éthylacétamide, l’éthyldiacétamide et l’éthylformiamide. L’action des éthers cyaniques sur les alcools donne naissance à des corps qui se rattachent à l’urétliane. J’ai ainsi préparé l’éthyluréthane.
En discutant la constitution des amides, je développe l’opinion qu’on peut rapporter ces sortes de composés au type eau aussi bien qu’au type ammoniaque.
Sur l'alcool butylique.
(Comptes rendus, tome XXXV, page 3 io, et tome XXXIX, page 335 . - Annalésde Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLII, page 129; i 85 a.)
Ce Mémoire a pour objet la description d un nouvel alcool et de ses principales combinaisons. Cet alcool correspond à l’acide butyrique comme l’alcool ordinaire correspond à l’acide acétique. De là le nom d’alcool butylique. Il existe tout formé dans certains échantillons d’huile de pommes de terre ou de betteraves, dont on peut le séparer par la distillation fractionnée.
J’ai décrit, pour effectuer rapidement ces sortes d’opérations, un appareil à boules qui a été souvent employé depuis.
La découverte d’un nouvel alcool offrait un véritable intérêt, car le nombre de ces corps était restreint à cette époque. J’ai décrit dans ce travail une nouvelle méthode d’éthérification. Elle consiste à préparer les éthers composés en faisant réagir les éthers iodhydriques sur les sels d’argent secs. Cette méthode des sels d'argent a été employée depuis avec succès par divers chimistes; elle a servi en particulier à la préparation des éthers allyliques, etc. (1). Je m’en suis servi plus tard pour la synthèse des glycols, pour la formation artificielle de la glycérine et pour la préparation des pseudo-alcools.
Théorie des combinaisons glycèriques .
(Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLI1I, page 492; i 855 .)
J envisage dans eette Note la glycérine comme un alcool triatomique dont la constitution serait exprimée par la formule
page 2 H 88 FMANN * CAH ° 1,RS ’ Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLVIII,
qui indique l’existence, dans la glycérine, d’un radical (C 3 H 5 )'" capable de se substituer à 3 atomes d’hydrogène. Je cherche à expliquer la nature tribasique de ce radical, en rappelant qu’il dérive du propyle (C 3 H 7 ) monoatomique par la perte de 2 atomes d’hydrogène. C’est là l’origine de la théorie des radicaux polyatomiques, dont l’atomicité dépend du nombre d atomes d hydrogène qui leur manque pour arriver à la saturation.
Cette Note a été le point de départ de mes travaux sur la synthèse d’alcools polyatomiques.
Sur une nouvelle classe de radicaux organiques .
(Comptes rendus, tome XL, page ia 85 . — Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLIV, page 275.)
J’ai entrepris ce travail dans le but d’éclairer une question théorique qui a été vivement débattue et qui offre un sérieux intérêt. Les radicaux méthyle, éthyle, etc., dont les chimistes admettent l’existence dans les alcools et dans les éthers, ont été isolés, comme on sait, par MM. Frankland et Kolbe. Ont-ils à l’état libre le poids moléculaire qu’ils affectent dans leurs combinaisons et qui est représenté par 1 volume (1), ou leur molécule se double-t-elle, au moment où ils sont mis en liberté, de manière à correspondre à 2 volumes? J’ai adopté l’opinion qui consiste à admettre que leur molécule se double. Voici l’argument et les preuves expérimentales que j’ai apportées dans le débat. Si l’éthyle est une molécule double (C 2 H 5 ) 2 formée de deux groupes éthyliques intimement unis, on doit pouvoir remplacer un de ces groupes par un autre groupe alcoolique, tel que le butyle, et il doit exister par conséquent une classe de radicaux dont chacun renferme deux groupes alcooliques différents.
Ces radicaux mixtes existent en effet, et je les ai obtenus par deux méthodes distinctes. La première consiste à traiter par le sodium un
(1) H 2 0 = 2 vol.
mélange de deux éthers iodhydriques ; la seconde à soumettre à l’électrolyse un mélange d’acides gras volatils unis à la potasse. J’ai obtenu ainsi les radicaux mixtes suivants : l’éthyle-butyle, l’éthyle-amyle, le butyle-amyle et le butvle-caproyle. Les propriétés de ces hydrogènes carbonés ne montrent une harmonie réelle avec celle des radicaux ordinaires éthyle, butyle, amyle, etc., qu’à la condition qu’on envisage ces derniers comme des molécules doubles.
Dans tous ces carbures d’hydrogène, l’union des deux groupes alcooliques est tellement intime, qu’on ne parvient plus à les dissocier. Nous dirions aujourd’hui que ces groupes alcooliques, en se combinant l’un à l’autre, se soudent par le carbone. De fait ce sont là des synthèses, et des synthèses rationnelles que la théorie prévoit et explique.
J’ajoute que les méthodes indiquées permettent la préparation d’un très-grand nombre de carbures d’hydrogène et offrent par conséquent une grande généralité. Récemment l'une d’elles a été appliquée avec le plus grand succès par MM. Fittig et Tollens à la préparation artificielle de divers carbures aromatiques. Ainsi, le toluène a été obtenu en faisant chauffer avec du sodium un mélange de benzine bromée etd’iodure de méthyle.
En terminant ce Mémoire, je développe divers points de vue qui découlent de l’analogie des corps simples avec les radicaux organiques. J’appuie sur l’idée que l’hydrogène libre est une molécule double comme l’éthyle libre; que certains éléments de la chimie minérale sont comparables, en ce qui concerne leur pouvoir de substitution, aux radicaux polyatomiques de la Chimie organique.
Je qualifie le phosphore et l’azote de radicaux tribasiques. Des idées analogues avaient déjà été énoncées par M. Odling; elles se sont fortifiées par le développement de la théorie des radicaux polyatomiques que mes travaux sur les glycols ont introduits dans la science.
Sur un nouveau mode de formation de Véther et de ses homologues.
(Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLVI, page 11%.)
L’iodure d’éthyle réagit vivement sur l’oxyde d’argent sec en formant de l’iodure d’argent et de l’éther. Un mélange d’iodure d’éthyle et d’iodure de méthyle donne dans ces circonstances l’éther éthylméthylique de M. Williamson.
Recherches sur l'aldéhyde et sur le chlorure d’acétyle.
(Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XL 1 X, page 58 .)
Voulant rechercher si le chloral est réellement un produit de substitution de l’aldéhyde, j’ai soumis ce dernier corps à l’action du chlore. J’ai obtenu du chlorure d’acétyle et des produits chlorés différents du chloral. Le chlorure d’acétyle lui-même a donné sous l’influence du chlore du chlorure d’acétyle monochloré que l’eau décompose en acide chlorhydrique et en acide monochloracétique.
Sur le glycol ou alcool diatomique .
(Comptes rendus, tome XLIII, page 199; i 856 .)
Pour former des éthers composés , l’alcool prend un équivalent d’acide; d’un autre côté il résulte des recherches de M. Berthelot que, pour former les corps gras naturels, la glycérine se combine à 3 équivalents d’un acide monobasique; dès lors il ma semblé qu il devait exister entre l’alcool et la glycérine des composés alcooliques capables
de se combiner à 2 équivalents d’acide pour former des éthers neutres. L’expérience est venue réaliser cette prévision. J’ai réussi à former par synthèse un alcool diatomique que j’ai désigné sous le nom de glycol. La méthode que j’ai employée consiste à traiter l’iodure d’éthylène par l’acétate d’argent sec. 11 se forme un diacétate éthylénique, ou glycol diacétique, que la potasse dédouble en glycol et en acétate alcalin.
A l’état de pureté, le glycol est un liquide incolore, sirupeux, doué d’une saveur sucrée, bouillant vers 190 degrés, miscible en toutes proportions à l’eau et à l’alcool. Sa composition est représentée parcelle de l’alcool, plus 1 atome d’oxygène.
Sur Vacétal et sur les glycols.
(Comptes rendus, tome XLIII, page 478. — Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, tome XLVIII, page 370.)
La science ne possédait que des données incertaines sur la constitution de I acétal, lorsque j’ai émis l’opinion que cette substance pouvait se rattacher au glycol. La composition de l’acétal ne différé en effet de celle du glycol que par la substitution de deux groupes éthyliques à 2 atomes d’hydrogène
G1 ycol. Acétal.
Je démontre dans ce premier Mémoire: i° que l’acétal renferme en e ( ( eux g rou pes éthyliques; a 0 qu’on peut remplacer un de ces
groupes par du méthyle, de manière à obtenir un composé mixte placé entre le méthylal et l’acétal.
Méthylal