SUR LA FABRICATION DE LA BIÈRE EN AUTRICHE
Les bières autrichiennes jouissent, et avec raison, d’une réputation européenne; les procédés à l’aide desquels elles sont fabriquées étaient à peu près inconnus en France il y a quinze ans.
Au cours d’une mission qui m’avait été confiée par M. le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, à la suite de l’Exposition universelle de Vienne en 1873, j’ai été admis à étudier et à suivre, dans diverses brasseries, la fabrication des bières de cette sorte, et j’ai pu ainsi, d’une part, établir que la supériorité des bières fabriquées aux environs de Vienne, à Pilsen, etc., est due à l’accord parfait entre les procédés employés par la brasserie autrichienne et les principes de la fermentation du moût d’orge, tels que M. Pasteur les a posés en 1870; d’une autre, mettre à la disposition de notre industrie des renseignements dont elle a su profiter avec habileté et au grand avantage des consommateurs français.
SUR LA MESURE DE LA DURETÉ ET DE LA POROSITÉ DES faïences FINES.
Les qualités d’usage de la faïence fine dépendent surtout, d’un côté de la dureté de la couverte dont la pâte est revêtue, d’un autre de la porosité même de cette pâte. Lorsque la pâte est sèche et poreuse, en effet, les pièces se brisent avec facilité: lorsque la couverte en est molle, elles se rayent sous l’action du couteau et ne tardent pas à se salir et à s’empuantir.
Pour mesurer avec précision la qualité des faïences fines à ce double point de vue, j’ai mis à la disposition de l’industrie céramique qui, jusqu’alors s’était contentée de moyens grossiers, deux procédés précis et d’une application facile en même temps.
Le premier consiste dans l’emploi d'un plateau circulaire en bois porté sur trois pieds, dont deux sont terminés par des pointes mousses, le troisième par un diamant soigneusement serti. Posé sur la pièce et chargé de poids successivement croissants, ce plateau y est promené à la main jusqu’à ce qu’on entende et qu’on voie le diamant rayer la couverte; la somme des poids ajoutés pour obtenir ce résultat indique alors la dureté proportionnelle de celle-ci.
Le second consiste dans la pesée de la pâte, débarrassée de sa couverte, d’abord à l’état ordinaire, puis après immersion dans l’eau; le poids de l’eau ainsi absorbée indique avec une exactitude suffisante, et proportionnellement à un type déterminé, la porosité de la pâte.