SUR LA. PRÉSENCE DD SOUFRE ET DU CHLORE DANS LE CAOUTCHOUC N.ATUREL
(En commun avec M. S. CloBz.)
Parmi les divers procédés dont l’industrie fait usage pour la vulcanisation du caoutchouc, il en est un connu sous le nom de procédé Parles, qui consiste à enduire les objets minces en caoutchouc d’une solution de chlorure de soufre dans le sulfure de carbone.
Pour reconnaître et caractériser les produits ainsi vulcanisés, on avait proposé de s’en rapporter au dégagement d’acides sulfhydrique et chlorhydrique qui, naturellement, doit accompagner la décomposition par la chaleur du caoutchouc chloruré et sulfuré.
Nous avons établi, Cloêz et moi, que les conclusions tirées d’expériences de cette nature étaient erronées, et démontré que le caoutchouc naturel (Para, Java, etc.), soumis à la distillation, fournit, par sa décomposition, une certaine quantité d’acide chlorhydrique et sulfhydrique.
Le soufre provient de la matière albuminoïde que renferme la sève dont la coagulation a fourni le caoutchouc naturel; l’acide chlorhydrique est le résultat de la décomposition des chlorures alcalins en présence des sels de magnésie apportés par cette sève également dans la masse même du produit.