Acad. Sc., 20 décembre
dégager la nature toxi-infectieuse alors si mal connue de ces'(roubles variés, dont les différentes entités, au point de vue des caractères extérieurs, relèvent avant tout du siège de ces altérations, de ces hémm-ragm, autrement dit des loealisa-
Voies respiratoires. — Pseudo-tubercnlose. —En 1888, j’ai décrit une forme nouvelle de pseudo-tuberculose bacillaire, c’est-à-dire une maladie ayant toutes les apparences de la tuberculose, mais causée par un microbe distinct du bacille de Koch{'). Or, en 1801, j’ai observé, chez l’homme {'), une affection granuleuse ressemblant exactement à la tuberculose habituelle, tandis que l’examen histologique, la culture, l’inoculation, ont, à l’exclusion do tout autre, fait reconnaître un court bâtonnet spécial, impossible à confondre avec ce bacille de Koch. — Cette observation de granulie sans bacille de Koch, un peu surprenante a l’époque, n’est pas demeurée isolée (Travaux de Kousko'w, de Kalt, de Courmont(’), etc.).
Formation des gaz intra-pleuraux. — L’analyse détaillée i’uncpleuràie àproteus Ç) a)dévoilé, du moins en partie, l'origine si discutée des gaz des épanchements pleuraux, quand la séreuse est close : ils peuvent provenir des fermentations microbiennes.
Formes anomales de l’infection (Pleurésie éberthienne). — La connaissance des déterminations atypiques d’un virus donné préoccupe les pathologistes ; il est important de savoir si le microbe d’une affection, nettement définie par son siège ou ses manifestations, est capable de se révéler pathogène sans intéresser ce siège ou produire ces manifestations. — J’ai versé au débat trois observations clairement positives, un epanchemmit pleural avec bacille à’Eberlh survenu en dehors de toute dothiénentérie (*), on second lieu l'histoire de deux malades morts de gangrène gazeuse, sans lésion intestinale, après avoir présenté en pleine épidémie de fièvre typhoide tous les principaux signes de cette infection typhique (Deux infections primitives; deux infections secondaires. 5oc. C/fnig., 1886).
Albuminurie intermittente. — Variations et relations. — Il n’est pas rare de rencontrer des malades dont l’urine ne contient de l’albumine qu’à des moments précis de la journée. — L’examen détaillé de plusieurs cas de ces
i. Acad. Sc., 19 mare 1888.