Des effets croisés de la moelle épinière
{Exposé de résultats expérimentaux inédits, à propos d’un travail de M. de Bezold.
Gaz. hébdom. de méd. et de chir., 1858, p. 822 et suiv.)
Ces résultats sont surtout relatifs à l’influence des hémi-sections de la moelle épinière sur la sensibilité des membres postérieurs, et aux modifications de température produites dans les membres par des lésions de la moelle épinière et de l’encéphale.
46. Sur les faisceaux antéro-latéraux de la moelle épinière. •
{Bulletin de la Société philomathique, 1864, p. 103. Voy. aussi Leçons sur la physiol. gén. et comparée du système nerveux, XVII® leçon, p. 364.)
Expériences nouvelles, montrant que, comme M. Longet l’avait prouvé, ces faisceaux sont excitables par eux-mêmes, et, de plus, que ceux du côté droit s’entrecroisent avec ceux du côté gauche par quelques fibres qui font partie de la commissure antérieure de la moelle.
47. Siir la durée des phénomènes réflexes après la mort par décapitation.
{Comptes rendus de la Société de biologie, 1869, p. 45.)
48. Expériences relatives à l’influence de la moelle épinière sur
les CŒurs lymphatiques des Batraciens. ^
{Comptes rendus de la Société de biologie, 1858, p. 144.)
La section transversale et comiilète du tronc d’une grenouille, en arnère de la terminaison de la moelle épinière, laisse subsister les mouvements des cœurs lymphatiques postérieurs.
Les hemisections de la moelle délérminent des modincations des batlemenls du cœur lymphatique postérieur du même côté. (Gœ. hebdom.
(te med. et de chir., lSbS,p. S2Z.) , >
49. Expériences contribuant à prouver^ de même que les faits patho¬
logiques^ que les incitations motrices volontaires ne passent pas toutes par les pyramides antérieures.
{Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, p. 491 et suiv.)
Section longitudinale de l’entrecroisement des pyramides sur la ligne médiane chez le chien ; conservation au moins momentanée des mouvements volontaires et de la faculté de station sur les membres.
50. Recherches expérimentales relatives aux effets des lésions du
plancher du quatrième ventricule et spécialement à l’influence de ces lésions sur le nerf facial.
Étude expérimentale, appliquée à l’anatomie, à la physiologie et à la pathologie.
(M^m. de la Soc. de btol., 1861, p, 259-323, avec 1 pl.)
Ile travail est une continuation des recherches que j’avais faites antérieurement avec M. Philipeaux pour chercher à contrôler par l’expérimentation ce que l’anatomie nous avait appris sur l’origine réelle des nerfs crâniens. Ces nouvelles expériences m’ont conduit aux conclusions suivantes :
Le nerf facial tire son origine principale d’un point de l’isthme encéphalique situé au niveau du plancher du quatrième ventricule, ’a une très-faible distance de la surface de ce plancher. Chez le chien, le noyau d’origine du nerf facial se trouve placé à environ 2 millimètres en dehors <ln sillon médian, et à la réunion des deux cinquièmes antérieurs avec les trois cinquièmes postérieurs de ce plancher.
Le noyau d’origine du nerf facial du côte droit et le noyau d origine du nerf facial du côté gauche sont mis en communication l’un avec l’autre par des éléments commissuranx ; c’est cette commissure qui permet le synchronisme du clignement bilatéral (une incision antéro-postérieure faite au niveau du sillon médian du quatrième ventricule, et divisant ces fibres, abolit ce synchronisme).
Il y a quelques fibres radiculaires, très-peu nombreuses, qui traversent
directement le raphé médian, et qui conséquemment s’entrecroisent sur la ligne médiane.
Le noyau d’origine est le véritable centre, le vrai foyer des actions réflexes du nerf facial. Les vivisections démontrent qu’il suffit que ce centre soit intact, et que le facial soit en relation avec lui, pour que les mouvements réflexes des muscles faciaux puissent être mis en jeu. C’est ainsi que l’on voit, dans ces conditions, persister le clignement réflexe soit provoqué, soit spontané.
3’ai consigné dans un appendice quelques remarques sur les divers -phénomènes observés dans le cours des expériences qui forment la base de ce mémoire. Chez plusieurs animaux, il y a eu un cAoc très-prononcé du système nerveux, avec ralentissement de la respiration et du pouls, et une sorte de collapsus ; parfois on a observé de la diarrhée presque immédiate ou une éjaculation spermatique. Parmi les effets que je passe en revue, je signalerai encore la différence dé température qui s’est montrée plusieurs fois entre les deux oreilles, celle du côté opéré étant d’ordinaire plus froide que celle du côté opposé. Enfin, on a noté des modifications de l’urine où l’on a trouvé plusieurs fois de la glycose ou de l’albumine, ou ces deux substances à la fois ; une augmentation considérable de la quantité d’urée ; l’existence, en quantité plus notable que dans 1 état normal, d’une matière verdissant par l’acide azotique. On a vu aussi une exagération de la sécrétion biliaire et une vive congestion des organes abdominaux avec suintement sanguin dans l’intestin.
51. Expériences ayant pour but de rechercher quelle est la partie des centres nerveux: qui préside mx phénomènes de rémotion.
{Bulletin de la Société philomathique, 18 M, p. 93 .)
De l’exposé de ces expériences il résulte que , les phénomènes émo- » tionuels paraissent avoir leur lieu d’origine dans l’isthme de l’encé- » phale, et principalement dans la protubérance annulaire »
52. Sur l’abolition des propriétés et des fonctions des centres nerveux chez les grenouilles par suite de la ligature du bulbe aortique:
{Bulletin de la Société philomatique, 1864, p. 106.)
Les propriétés et les fonctions des centres nerveux ainsi abolies pendant plusieurs heures, renaissent et se rétablissent lentement, mais entièrement, lorsqu’on permet à la circulation générale de reprendre son cours, en enlevant la ligature du bulbe aortique. Il y a, pour ainsi dire, une véritable résurrection de ces propriétés et de ces fonctions sous l’influence du rétablissement de la nutrition intime.
53. Mouvements de rotation observés chez les têtards de grenouille
à la suite de lésions pratiquées sur le centre nerveux; examen critique des diverses explications proposées au sujet de la rotation que l’on détermine ainsi chez tous les Vertébrés.
{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1861, p. 233. Voy. aussi : Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, leçon XXVI®, p. 583 et suiv.)
L’examen critique présenté dans ce mémoire est fait à l’aide de nombreuses expériences instituées sur des animaux des diverses classes des vertébrés. Il ne peut guère laisser de doutes sur l’insuffisance des théories présentées jusqu’ici, sur la cause des mouvements de rotation déterminés par les lésions unilatérales de l’encephale. Aucune théorie ne me paraissait d’ailleurs à ce moment pouvoir etre substituée a celles que j’avais discutées. Dans mes Leçons sur la physiologie générale et comparée du système nerveux^ j’ai cherche à montrer que l’opinion qui est la plus admissible, est celle qui fait dépendre ces mouvements d’une tendance au vertige, provoquée par la rupture de l’équilibre fonctionnel des deux moitiés symétriques de la région de l’encéphale qui est lésée. Les expériences que j’ai mises à profil pour cette discussion, font connaître un certain nombre de faits non signalés jusque-là, entre autres la coexistence assez fréquente de la tendance au mouvement de rotation sur l’axe longitudinal du corps avec la tendance au mouvement de
VÜLPIAN. ^
relation en circuit, pins on moins restreint, observation qne j a. faite sur les mammifères, les têtards de grenouilles, les grenouilles ellesmêmesetles poissons, et qui a été plus tard faite apssipar M. B, udelot, sur ces derniers animaux.
54. De Iextirpation du ganglion cervical du grand sympathique chez les gremuïlles.
{Comptes rendus de la Société de biologie, 1857, p. 75.)
Indication des résultats donnés par cette expérience. Constriction de la pupille et dilatation des vaisseaux de la moitié de la langue du côté correspondant.
55. Recherches sur la durée de la contractilité du cmir et du diaphragme après la mort.
{Mém. de la Soc. de biol., 1858, p. 3 et suiv.)
Faits mettant en évidence la longue persistance de la contractilité du cœur après la mort. La plus longue durée que j’ai constatée est de quarante-six heures et demie chez le surmulot et de quatre-vingt-treize heures et demie chez le chien.
Quant au diaphragme, j’ai trouvé, dans un cas, qu’il possédait encore un faible degré de contractilité soixante-quinze heures après la mort (chien).
56. Durée de la persistance des propriétés des muscles, des nerfs et de la moelle, après l’interruption du cours du sang dans ces organes.
{Gazette hebdom. de méd. et de chir., 1861, p. 365, 411.)
Les expériences rapportées dans ce mémoire, et qui ont été citées depuis dans plusieurs publications, soit en France, soit à l’étranger, ont été faites en injectant dans les vaisseaux de l’eau tenant en suspension de la poudre de lycopode. On produit ainsi une interception brusque et
complète de la circulation, soit dans les membres postérieurs seulement, soit aussi dans la partie postérieure de la moelle épinière. J’ai pu, à 1 aide de ces expériences, déterminer avec bien plus de précision qu’cm ne l’avait fait jusque-là, la durée de la persistance des fonctions et propriétés des muscles, des nerfs et de la moelle épinière, lorsque la circulation est interrompue dans ces organes ; et, pour la moelle épinière en particulier, j ai prouvé que sa substance grise perd immédiatement et ses fonctions et même ses propriétés, tandis que les faisceaux blancs qui entourent cette substance conservent les leurs encore pendant un certain temps.
57. Gcmrs de grenouilles -plongés dans l’eau salée. Abolition rapide des mouvements rhythmiques et de Virritabilité musculaire. Retour des mouvements rhythmiques après une immersion plus ou moins prolongée dans l’eau pure.
{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1859, p. 39.)
58. Note sur la contractilité de l’allantoïde chez l’embryon de la poule.
{Comptes rendus de l’Acad. des sciences, 10 août 1857.)
Expériences prouvant que l’allantoïde est contractile chez l’embryon de la poule. On connaissait jusque-là seulement la contractilité de l’amnios. Indications sommaires sur les caractères histologiques des fibres musculaires à la présence desquelles est due cette contractilité.
59. Note sur quelques points relatifs à la physiologie de ïamnios et de ïallantoïde chez les oiseaux.
{Mèm. de la Soc. de biol., 1857, p. 269.)
Ce mémoire contient les résultats de nouvelles observations que j avais faites sur l’amnios ét l’allantoïde des oiseaux, après avoir communiqué la note précédente à l’Académie des sciences.
Parmi les faits consignés dans ce mémoire, je n’indiquerai ici que le
suivant : c'est quel’amnios possède des ntouvemenlrs hy.hmiqucs, à une certaine époque, mouvements qui entraînent 1 embryon dans une sorte
de balancement également rhythmique.
C’est le sixième et le septième jour qu’on peut le mieux constater ce ...ouvement de l’embryon dans l’œuf, au moyen du mirage. Ce mouvement, quoique produit par un mécanisme différent, rappelle le mouvemcnt’gyraloire de l’embryon «les mollusques gastéropodes.
Ces contractions rhytbmiques de l’amnios ont un autre genre d’intérêt : c’est qu’il n’y a pas le plus faible indice de la présence de fibres nerveuses dans l’amnios, et qu’on peut ainsi citer ce fait comme un des arguments qui tendent à montrer que des mouvements rhythmiques peuvent exister, indépendamment de toute influence émanée de centres nerveux quelconques.
60. Sur la contractilité des vaisseaux de ïoreille chez les lapins.
{Comptes rendus de la Soc. de hioL, 1856, p. 183 et suiv.)
M. Schiff avait signalé l’existence de contractions rhythmiques, indépendantes, dans l’artère principale de l’oreille des lapins ren¬
dus de l'Acad. des sciences, 1854, p. 508) ; il avait étudié les particularités principales de ce phénomène, et il avait appelé cette artère un cœur artériel accessoire. J’ai répété les expériences de M. Schiff, et j’ai confirmé la plupart des résultats qu’il avait obtenus. Pourtant, il avait dit que la section du grand sympathique au cou abolit les mouvements rhythmiques propres de cette artère : j’ai constaté que sur ce point M. Schiff s’était trompé, et l’on doit voir, par conséquent, contrairement à l’opinion de ce physiologiste, une analogie de plus entre le mouvement rhythmique des artères des oreilles chez les lapins, et les mouvements rhythmiques des autres organes, car ceux-ci sont également dans une certaine indépendance du système nerveux. Dans celte note, je donne aussi les résultats d’expériences variées que j’ai faites sur la contractilité des artères et des veines de l’oreille, soit dans l’état normal, soit après la section du grand sympathique au cou et l’extirpation du ganglion cervical supérieur; sur l’influence qu’exerce la contraction des artères, obtenue expérimentalement, sur la température de l’oreille, etc.