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Altérations des muscles chez les vieillards

(Leçons sur la physiol. gén. et comp, du système nerveux. Paris, 1866.)

Des recherches que je n’ai fait qu’ébaucher jusqu’ici m’ont conduit à constater que chez un grand nombre de vieillards, les muscles, surtout ceux des membres inférieurs et des parois abdominales, subissent une altération caractérisée, à l’œil nu, par le changement de la coloration normale qui fait place à une teinte feuille-morte plus ou moins accusée; et histologiquement, par le développement de granulations graisseuses dans un nombre plus ou moins grand des faisceau.x musculaires primitifs. Les fibres nerveuses qui se rendent à ces muscles n’offraient aucune modification dans les cas que j’ai eus sous les yeux, et la moelle épinière n’était pas non plus modifiée d’une façon spéciale et constante. Cette altération, qui coïncide toujours avec un affaiblissement très-marqué des sujets, peut quelquefois, lorsqu’elle a fait de grands progrès, rendre la station désormais impossible.

ihS. 'sur ratrophie musculaire progressive.

(Bulletin de la Soc. méd. des hôpitaux, 1863, t. V, p. 398.)

Présentation de pièces anatomiques provenant de deux femmes atteintes d’atrophie musculaire progressive. Dans ces deux cas, comme dans ceux qui ont été publiés par M. Cruveilhier et par d’autres observateurs, les racines antérieures (et les cordons antérieurs dont il n est pas fait’mention dans le compte rendu) offraient une atrophie très-prononcée. Cette atrophie consistait, non pas en une altération de la structure de la substance nerveuse, mais en une simple diminution de calibre des tubes nerveux, dont le diamètre n’avait plus dans les racines que de 7 à 10 millièmes de millimètre de diamètre.

On avait pu reconnaître aussi que l’atrophie des muscles avait débuté dans ces cas par un développement de granulations graisseuses dans les faisceaux musculaires primitifs.

— De nouvelles études, faites depuis la publication de cette note, et les travaux de divers anatomo-pathologistes, m’ont convaincu que la disparition des faisceaux musculaires est due à un autre mécanisme. L’altération graisseuse des fibres musculaires est, dans ces cas, tout à fait exceptionnelle, bornée à quelques faisceaux disséminés çà et là. Presque tous les faisceaux disparaissent par atrophie simple, c’est-à-dire par retrait progressif du contenu du sarcolemme accompagné, d’ordinaire, d’une multiplication plus ou moins prononcée des noyaux musculaires. Les faisceaux musculaires peuvent présenter, en même temps, un état finement granuleux ; mais les granulations qui donnent lieu à cet état sont, pour la plupart, de nature protéique.

Il est probable que le travail d’atrophie des faisceaux musculaires est dû a une atrophie granulo-graisseuse des fibres des racines antérieures, déterminée elle-même par une altération primitive des cellules nerveuses des cornes antérieures. On peut se demander si les fibres nerveuses grêles trouvées dans les racines antérieures sont toutes des fibres atteintes d’ati-ophie simple, ou si ce ne sont pas, pour la plupart,-des fibies régénérées, après altération granulo-graisseuse préalable.

149. Cas (f atrophie musculaire graisseuse datant de T enfance; lésions des cornes antérieures de la substance grkè de la moelle épinière.

{Archives de physiol., 1870, p. 316-325.)

150. Caractères delà paralysie faciale dans le cCà dhémiplégie alterne. , ^

{Leçons sur la physiol. gén. et cot/np. du système nerveux, p. 526.)

Dans les cas d'hémiplégie alterne dont M. Gubler a bien fait connaître la signification diagnostique ordinaire, la paralysie faciale présentera eû général deux caractères spéciaux qui la distingueront de la paralysie faciale faisant partie de Phémiplégie commune produite par une lésion du cerveau et de ses ganglions. 1" La paralysie pourra être aussi complète que lorsqu’elle dépend d’une lésion du nerf facial en dehors des centres nerveux, et le muscle orbiculaire des paupières sera alors paralysé. 2® L’autre caractère de cette paralysie faciale, signalé déjà par M. Duchenne (de Boulogne), c’est qu’il pourra y avoir rapidement perte apparente (et non réelle) de l’irritabilité des muscles de la face, comme dans les cas de paralysie faciale, par cause présumée rhumatismale, ou par lésion traumatique. (Voyez aussi op. cit., p. 244 et suiv.)

151. Perte de Vodorat, coïncidant avec une atrophie plus ou moins omplète des fibres nerveuses des processus olfactifs. (V. n" 22.)

{Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, p. 661 (note).

152. De la diplopie dans les paralysies des rriuscles des yeux.

(Thèse de M. Francès, 1854.)

Résumé d’un mémoire confirmant les éludes antérieurement publiées par M. Szokalski.

1153 Aîtération spécials de la iüble interne du pariétal gauche , pertes de connaissance et accès épileptiformes dans le côté droit du corps, revenant par accès, etc.

En commua avec M. Charcot.

{Comptes rendus de la Société de biologie, 1854, p. 76.)

154. Des néomembranes de la dure-mère, à propos dun cas dhémorrhagie méningée.

En commun avec M. Charcot.

{Gazette hébd. de méd. et de chir., 1860, 1^® série, t. VII, p. 728,789, 821.)

Ce mémoire a eu pour résultat de faire mieux connaître les éludes faites en France et à l’étranger sur les néomembranes (Ch. Robin) de la dure-mère, et la théorie déduite de ces études, relativement au mécanisme de production des hémorrhagies méningées. Dans l’observation que nous avons publiée, nous avons donné une description détaillée des néomembranes que nous avons trouvées à la face interne de la duremère, et nous avons insisté sur les caractères remarquables des vaisseaux dont un grand nombre, quoiqu’ils aient la structure presque aussi simple que celle des véritables capillaires, ont un diamètre considérable- Ceux qui olfrent les trois tuniques des artérioles ordinaires peuvent devenir fortement athéromateux, et doivent se rompre alors très-facilement.

Dans un autre cas de néomembranes de la dure-mère, j’ai constaté l’existence de fibres nerveuses dans les néomembranes.

155. Rapports a la Société anatomique : 1“ Sur un cas d’ossification de la faux'de la dure-mère. 2" Sur des faits de tubercules du cervelet ayant produit, entre autres phénomènes, une amblyopie plus ou moins prononcée, ou même une amaurose complète , faits communiqués par M. Lala. {Bulletin de la Société anatomique, 1855.)

156. Remarques sur latrophie unilatérale croisée du cerveau et du cervelet.

{Comptes rendus de la Soc. debiol., 1856, t. III, p. 143 et suiv.)

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