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De F hémiplégie dans les cas de lésions du cervelet

{Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, p. 606 et suiv.)

Les données anatomiques et expérimentales d’une part, et d’autre part la discussion de la valeur des faits pathologiques dans lesquels on a observé une hémiplégie d’un côté coïncidant avec une lésion de Thé' misphère cérébelleux du côté opposé, conduisent à ces conclusions : à savoir que, par elles-mêmes, les lésions du cervelet, contrairement aux idées généralement adoptées, ne déterminent point d’hémiplégie bien prononcée; que, théoriquement, elles devraient même plutôt produire une hémiplégie directe qu’une hémiplégie croisée, et qu’il y a, en effet, quelques cas d’hémiplégie directe, dans ces conditions; et enfin, que l’hémiplégie croisée, si communément observée dans les cas de lésions du cervelet, doit presque toujours, sans doute, son origine à la diminution plus ou moins marquée de l’énergie fonctionnelle d une partie de l’encéphale située hors du cervelet, par suite d’une compression exercée par l’hémisphère cérébelleux où siège la lésion, ou par suite d autres causes.

159. Observation d’atrophie du cervelet., avec disparition de la substance grise corticale dam toute ïétendue de ïorgane.

(Fait relaté d’une façon sommaire, in Leçons sur la physiol. gén. et comp. du syst. nerveux, p. 629, et consigné avec tous ses détails dans la thèse de M. Lanoix. (Voy. n“ 59.)

Ce fait est d’une grande importance au point de vue de la physioogie du cervelet, et je l’ai mis à profit en le comparant avec le fait de

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VULPIAN

Combetle, et quelques autres, dans l’examen critique que j’ai fait des opinions émises sur les fonctions de cette partie de l’encéphqle.

160. Observation de tubercule du cervelet; déviation des deux yeux ; amaurose dun côté ; tendance à la rotation pendant la marche^ etc,

{Comptes rendus de la Soc. de 6/ol.,1861, 3* série, t. HI, p. 29.)

Cette observation est suivie d’une étude détaillée de physiologie pathologique sur le développement des symptômes dans les cas de ce genre et sur leurs relations avec le siège de la tumeur.

161. Cas de sclérose du cervelet., communiqué à la Société anato¬

mique par M. Duguet. — Examen microscopique de la lésion par M. Yulpian.

{Gazette liebdum. de méd.,et de chir., 1862, série, t. IX, p. 72â.)

162. De la déviation de la tête et des yeux dans les cas dhémiplégie.

L’un de ces phénomènes, la déviation des yeux dans les premiers temps qui suivent une attaque d’apoplexie, avait déjà été signalé. M. Gubler l’avait mentionné d’une façon spéciale dans son travail sur l’hémiplégie alterne. Je l’avais observé plusieurs fois aussi, et j’avais vu, de plus, qu’il y a souvent en môme temps une rotation de la tète sur l’axe du cou, de telle sorte que, le plus souvent, on constatait à la fois, chez le même malade, une déviation des yeux et une rotation de la tête vers le côté opposé au côté du corps paralysé. Amené en 186/i, dans mon cours sur la physiologie du système nerveux, à parler de ces phénomènes, j’avais cherché à en déterminer la cause; et, sans arriver à la démêler nettement, j’avais pensé qu’il fallait voir là le résultat d’une tendance a la rotation autour de l’axe du corps, produite par la lésion unilatérale de l’encephale, rapprochant ce que j’observais chez l’homme de ce quej avais vu si souvent, comme tous les physiologistes, chez les animaux ayant subi une lésion expérimentale d’une des moitiés de l’encepbale, surtout des parties qui constituent l’isthme du cerveau. (Leçons

sur la phyMogie générale et comparée du système nerveux 1866 p. 588 et suiv.) ’ ■ . ’

L’un de mes internes, M. Prévost, publia en 1865, dans la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, p. 6/i.9, une note intitulée : Déviation de la tête et des yeux dans Vhémiplégie. Cette note appela 1 attention des observateurs sur ces symptômes qui avaient été jusque-là peu remarqués. En Angleterre, comme on peut le voir dans une courte analyse insérée dans \JJnion médicale, 31 mai 1866, plusieurs faits confirmatifs ont été publiés par MM. Humpbry, Lockhart-Clarke, Hutcbinson, Hugblings-Jackson ; et l’on peut dire que désormais ces phénomènes ne seront plus omis dans l’histoire clinique de l’apoplexie cérébrale.

163. Ramollissement cérébral ancien avec embarras delaparole. — Ramollissement cérébral récent. — Caillot ancien dans Vauricule gauche. —Infarctus de la paroi du ventricule gauche du cœur coïncidant avec l’existence d’un caillot ancien dans une des artères coronaire^. —Rupture de cet infarctus dans la cavité du ventricule et dans la cavité du péricarde. — Hémorrhagie dans la cavité du péricarde.

(Observation communiquée à la Société médicale des hôpitaux et publiée dans Y Union médicale, 6 mars 1866.)

Le fait sur lequel j’ai surtout appelé l’attention de la Société, c’est la production d’un infarctus assez étendu dans l’épaisseur de la paroi du ventricule gauche, déterminée évidemment par l’existence d’un caillot qui oblitérait entièrement une des artères coronaires. Cette lésion tout à fait semblable, comme nature, aux infarctus de la raté, des reins, des poumons, etc., aux ramollissements de l’encéphale, au spbacèle des membres, qui se développent dans les mêmes conditions, c est-a-dire lorsqu’il y a obstruction des artères de ces parties par des caillots, n avaitpas été encore, je crois, observée avec des caractères aussi nets. De plus, cette observation montre que, dans de pareils cas, la mort subite peut être produite par la rupture de la partie des parois ventriculaires qui forme pour ainsi dire l’enveloppe de 1 infarctus.

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