Cde perte de substance des parties superfidelles
de la protubérance annulaire.
{Leçons sur la physiol. gdn. et comp, du système nerveux, p. 520 et 521, note.)
I as d atrophie etendue des libres de la protubérance ainsi interrompues. Conclusion conforme à celle que j’ai rappelée plus haut (n“ 166).
168. Cas d altération des olives du bulbe rachidien^ sans troubles
de la parole,
{Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, p. 495 (note).
II ressort de ce fait une conclusion défavorable à l’hypothèse de Schrôder van der Kolk, relativement au rôle fonctionnel des olives dans l’articulation des mots.
169. Sur r atrophie secondaire des faisceaux de ïisthme encéphalique,
du bulbe rachidien et de la moelle épinière à la suite des lésions étendues et anciennes des ganglions intra-cérébraux (corps striés et couches optiques).
{Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, 1866. p. 469.)
Indication des résultats que nous avons constatés dans de nombreux cas, M. le docteur Charcot et moi, après M. Cruveilhier et M. Ludwig Türck. Quoique sommaire, la description donnée dans mon livre mentionne les points principaux de l’histoire de ce travail d’atrophie secondaire. Nous suivons ce travail dans ses phases successives depuis le moment où, quelques jours après l’attaque apoplectique, les libres des faisceaux qui doivent s’atrophier montrent des indices bien nets de dégénérescence graisseuse au début, jusqu’à l’époque où les faisceaux
o„t subi une atrophie plus ou moins complète. Ces altérations secon- Tairessontmises à proft pour la déterminatton des relat.ons des diverses parties de l’isthme encéphalique, du bulbe rachidien et de la moelle Lnière avec les différents amas de substance grise du cerveau et du c^elet On voit ainsi une confirmation bien remarquable des données établies par les auteurs à l’aide de la dissection, touchant les relations qui existent entre les pyramides et les faisceaux de la moelle epinière; car lorsque, dans les cas en question, une pyramide antérieure est complètement atrophiée, on trouve dans la moelle épinière une atrophie de la partie postérieure du faisceau antéro-Iatéral du c6té opposé, et une atrophie parfois bien manifeste du faisceau antérieur du côté correspondant.
170. Cas de méningite spinale chronique, bornée à une partie trèspeu étendue de la pie-mère de la face postérieure delà moelle épinière.
Ce cas, dont j’ai recueilli l'observation très-complète, n’est que men-r tionné dans les Leçons sur la physiologie générale et comparée du système nerveux, 1866, page 333, etpoun un but particulier. H y avait une atrophie des cordons postérieurs, très-complète au niveau de la lésion de la pie-mère, c’est-à-dire vers le milieu de la région dorsale : cette atrophie, qui s’étendait très-loin de bas en haut, se prolongeait aussi de haut en bas, mais jusqu’à une distance bien moins grande, et s’atténuait progressivement dans les deux sens. Je cite ce cas parce qu’il s’accorde avec les vues de Todd, qui considérait les faisceaux postérieurs comme composés des fibres commissurales longitudinales, allant d’un point de la substance grise de la moelle à un autre point plus ou moins éloigné du précédent, mais ne s’étendant jamais dans toute la longueur de ces cordons. Et de plus, je considère ce fait comme devant empêcher d’adopter sans réserve l’opinion de M. Ludwig Türck, qui admet que, dans les cas de sclérose des cordons postérieurs, l’altération se propage exclusivement de bas en haut chez l’homme.
171. Sur un cas d'atrophie des cordons postérieurs de la moelle épimere et des racines postérieures (ataxie locomotrice progressive).
* En commun avec M. Charcot.
{Gazettehebdom. de méd. eide chir., 1862, p. 247, 277.)
üans ce mémoire, à propos d’un fait observé par nous à l’hospice de la Salpêtrière et dont nous donnons une histoire clinique et anatomopathologique détaillée, nous cherchons à établir la physiologie pathologique de l’affection désignée par M. Duchenne (de Boulogne) sous le nom éCataxie locomotrice progressive, en nous fondant sur les expériences de MM. Brown-Séquard et Ludwig Türck, et sur celles que l’un de nous avait faites, soit seul, soit avec M. le docteur Bastien {Expériences sur la compression des nerfs), soit avec M. le docteur Philipeaux {Résultats de deux sections des cordons postérieurs de la moelle, faites sur des chiens, et séparées l'une de Vautre par un intervalle de 3 à 10 centimètres. V. n® hh).
172. Sur deux cas de sclérose des cordons postérieurs de la moelle épinière avec atrophie des racines postérieures.
En commun avec M. Charcot.
{Comptes rendus de la Soc. de biol., 1862, 3® série, t. IV, p. 155.)
Ces deux observations, très-détaillées au point de vue des symptômes, sont accompagnées d’une description anatomo-pathologique minutieuse. Cette description confirme la plupart des résultats précédemment indiqués par divers auteurs et par nous-mêmes dans le cas precedent (n® 171) et de plus elle fait connaître quelques particularités nouvelles. Ainsi, dans le premier cas, nous avons signale l’existence d une lésion que nous avions déjà rencontrée trois fois : a savoir : la presence de taches grisâtres, de dimensions et de formes variées, siégeant sur la face inférieure de la protubérance annulaire, et interrompant la continuité des fibres transversales et superficielles de cette partie des centres ner-
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yeux. Ces ladies, qui auraient pu être prises pour des îlots de sclérose, étaient constituées en réalité par la substance grise de la protubérance, que l’atropbie partielle de la couche superficielle des fibres de la protubérance avait mise a nu dans ces points (!)• ^
Dans la seconde observation, nous avons signalé deux faits dignes d’attention : d’abord, l’état sain des ganglions spinaux correspondant aux racines postérieures les plus altérées, — et nous avons constaté qu’il en était de même dans les nombreux cas que nous avons recueillis depuis lors-, — en second lieu, nous avons fait remarquer, dans ce même cas, que les nerfs cutanés des membres inférieurs étaient dans l’état normal. Cette particularité, très-nettement constatée, s’explique d’ailleurs assez facilement lorsqu’on tient compte des expériences de Waller relatives à l’influence trophique que les ganglions spinaux exercent sur les fibres nerveuses sensitives. Un seul point reste difficile à interpréter, c’est l’altération des racines postérieures qui se rendent aux ganglions d’où partent vers la périphérie des fibres nerveuses saines.
173. Note sur Vétat des nerfs sensitifs, des ganglions spinaux et du grand sympathique dans les cas de sclérose des faisceaux postérieurs de la moelle épinière, arec atrophie des racines postérieures.
{Archives de physiol. norm. et pathol., 1868, p. 128.)
Dans cette note, appuyée sur plusieurs observations, on insiste principalement sur deux faits remarquables, au point de vue physiologique, de I histoire du ubes dorsalü : !• Dans les cas où les raeines postérieures sont le plus altérées et où le plus grand nombre de leurs libres nerveuses ont disparu, l’altération cesse au niveau de leur ganglion; et ces racines au delà du ganglion, ainsi que les nerfs sensitifsdans tout leur tryt jusqu a l’extrême périphérie, sont dans l’état le plus sain.
D autre part, dans ces mêmes cas où la sensibilité cutanée dans les
(1) L'examen de faits analogues titude de cette interprétetio'n et à tables îlots de sclérose.
, observés ultérieurement, me porte à douter de l’exaccroire que, le plus souvent au moins, ce sont là de véri-
parties correspondant aux racines altérées est très-diminuée, l’exploration attentive montre que tous les points de la peau de ces parties ont conservé un certain degré de sensibilité à la douleur. Un petit nombre de fibres nerveuses d’une racine postérieure suffit donc pour transmettre à la moelle épinière les impressions faites sur les extrémités périphériques de toutes les fibres constituant le nerf sensitif en rapport avec cette racine altérée. Il faut donc que les impressions faites sur l’extrémité périphérique de fibres qui ne sont plus représentées dans la racine, soient transmises aux fibres qui persistent encore dans cette racine, soit par l’intermédiaire du ganglion spinal, soit par une communication qui se ferait de fibre à fibre dans les réseaux périphériques.
illl. Note relative à ïétude physiologique du retard des sensations dans les cas de sclérose des faisceaux postérieurs de la moelle épinière.
{Archives de physiol. norm. et pathoL, 1862, p. 463.)
Le retard dans la transmission des impressions, de la périphérie à l’encéphale, provient, sans doute, de ce que les excitations amenées à la moelle par les fibres sensitives sont forcées de se propager dans toute la longueur de cette partie des centres nerveux, en suivant la substance grise, au lieu de prendre la voie plus rapide des faisceaux postérieurs.