Sur la sclérose en plaques de la moelle épinière
{Union médicale, 1865.)
Ce mémoire, communiqué à la Société médicale des hôpitaux, a été fait à l’occasion d’un cas de contracture permanente des quatre extrémités, que j’avais observé dans mon service de la Salpêtrière. L autopsie
a révélé l’existence d’une lésion remarquable, à savoir, de plaques de
sclérose disséminées sur les faisceaux de la moeilo épinière, non leliees entre elles, étayant produit une atrophie complète des fibres nerveuses de ces faisceaux, dans les points atteints parla lésion. Des faits du même genre, du moins relativement à la disposition générale de la lésion.
avaiont déjà été obs&rves pîir M. Cruvcilhier, par M. Ludwig fürck, par M. Charcot ; mais les symptômes ne paraissent pas avoir été entièrement les mêmes dans les divers cas publiés par ces auteurs, ce qui doit tenir en grande partie à ce que les plaques de sclérose n’occupaient pas exactement les mêmes points de la moelle épinière. Dans le fait que j’ai recueilli, l’étude histologique des parties altérées m’a montré que les filaments axiles et les gaines extérieures des fibres nerveuses persistaient encore, ce qui n’a pas lieu d’ordinaire, ou du moins à un pareil degré, surtout pour les filaments axiles, dans les autres cas d’atrophie des faisceaux de la moelle épinière, dans la maladie dite ataxie locomotrice, par exemple. Ce fait de sclérose disséminée ou en plaques (c’est le nom que M. Charcot a proposé pour ce genre de lésion) m’a paru pouvoir être mis à profit pour la physiologie; et j’ai fait voir que les données qu’on peut en tirer sont tout à fait d’accord avec les enseignements de l’expérimentation, sur les fonctions des divers faisceaux de la moelle, dans leurs rapports avec la transmission des impressions et des incitations motrices.
176. Note sur un cas de méningite spinale et de sclérose corticale^ annulaire^ de la moelle épinière,
{Archives dephysiol., 1869, p. 27^-290, avec 1 pl.)