NOUVELLE NOMENCLATURE
J’ai été l’un des premiers à suivre la voie de la réforme de la nomenclature, voie qui avait été ouverte par Friedel lors du Congrès de l’Exposition de 1889. J’ai, en effet, proposé à ce même Congrès un projet de nomenclature des composés à fonction complexe ayant une chaîne linéaire. Il consistait à donner à chacune des fondions envisagées séparément un nom spécial et ensuite, à formuler les règles nécessaires à leur réunion. Ce projet fut soumis à la discussion, mais on s’aperçut vite que dès l’instant où l’on entrait dans la voie des réformes, il était nécessaire de toucher à l’édifice tout entier, sous peine d’arriver à des incohérences. On nomma une commission internationale et, dans cette commission, une sous-commission française dont je fis partie.
Elle était composée de MM. Berthelot, Friedel, A. Gautier, Grimaux, Schulzenberger, Jungfleisch, Fauconnier, Béhal, Combes etBouveault.
J’ai été chargé par la commission de faire un rapport sur la nomenclature des composés à fonction complexe et à chaîne ouverte. Ce rapport a été accepté par la sous-commission fran-
Le principe fondamental consiste à prendre comme base du nom, la chaîne linéaire la plus longue des atomes de carbone et à y adjoindre latéralement les différents groupements fonctionnels, en indiquant leurs situations par rapport au groupement terminal au moyen de chiffres.
Ce principe a été adopté par le Congrès de Genève auquel j’ai assisté.
J’ai fait un compte rendu critique de ce Congrès, sous forme de conférences qui ont été publiées dans le Moniteur scientifique du D r Quesneville.