‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 8 sur 50 · CH-CH CH* — CH · texte numérisé non relu

CH-CH CH* — CH

CH* —I ü —CH*. CH‘ — CH CH —CH*.

mmé V pseud v

En résumé, le diallyle se comportait bien, dans l’hydratation, comme l’indiquait la théorie, c’est-à-dire qu’il donnait un glycol ; mais celui-ci, subissant ultérieurement l’action de l’acide sulfurique, se transformait en oxyde.

Mes recherches sur les carbures alléniques sont restées sans résultat positif.

M. Aarland avait annoncé qu’en éleclrolysant l’acide itaconique, on obtenait l’aliène CH*=C = CH* ; j’ai montré qu’en réalité ce carbure ne se formait pas dans cette réaction et que, de même, les expériences, de Hartenstein étaient entachées d’erreur. J’ai fait, pour préparer l’aliène, un grand nombre de recherches ; la déshydratation de l’alcool allylique et de l’éther éthylallylique ne m’ont pas donné de bons résultats.

J’ai aussi essayé d’enlever à l’iodure d’allyle une molécule d’hydracide au moyen des oxydes de sodium, de cuivre, de mercure, d’argent et de plomb ; enfin, j’ai tenté d’enlever à l’épidichlorhydrine :

CH*-Cl

ÜH*.

ses deux atomes de chlore et, dans ce but, j’ai employé le sodium.

Toutes ces expériences étaient restées négatives. Depuis, en partant du dérivé bromé correspondant à l’un des corps que j’ai utilisés, l’épidibromhydrine CH* = CBr — CH’Br, et en rem-

plaçant le sodium par le zinc, MM. Guslavson et Demianofî ont réussi à préparer l’aliène en grande quantité.

Conclusion : L’ensemble de ce travail m'a conduit à diviser les carbures C"H“~’ en quatre classes :

1" Les carbures acétyléniques vrais, qui se combinent aux réactifs cuivreux et argentique, et fournissent, par hydratation, des méthylcétones, à l’exception du premier terme qui donne un aldéhyde; ils sont caractérisés par le groupement fonctionnel : R — C = CH ;

2" Les carbures acétyléniques bi-subslitués, qui ne se combinent pas aux réactifs cuivreux et argentique, mais aux sels mercuriques en solution aqueuse. Ils donnent, par hydratation, des cétones et sont caractérisées par le groupement fonctionnel : R — C = C— R', où R représente un reste de carbure qui peut être semblable ou non à R'.

3“ Les carbures bi-èthy Uniques, qui ne se combinent, ni aux réactifs cuivreux et argentique, ni au bichlorure de mercure. Par hydratation, ils donnent des glycols ou leurs dérivés directs; ils sont représentés par la formule générale :

dans laquelle R peut représenter un reste de carbure semblable ou non à R’, R", R'", ou un atome d’hydrogène.

4° Les carbures alléniques. Cette classe de corps est aujourd’hui caractérisée par les réactions suivantes :

Les carbures alléniques nesecombinenlpasauxréactifscuivreux et argentique, mais au bichlorure de mercure; par hydratation, ils donnent naissance à des cétones. Leur formule générale est ;

dans laquelle R, R', R", R”, représentent des atomes d’hydrogène ou des restes de carbures univalents identiques oü différents.

Cette classification est restée entière jusque aujourd’hui.

J’ai repris plus tard ce travail avec mon élève et amiM. Desgrez, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. Nous voulions chercher une explication plausible de la transformation, sous l’influence de l’acétate d’argent, de l’heptène chloré 1 : C l H“ —CH = CHC1, en heptanone 2 : C S II" — CO — CH\ La réaction normale devrait en effet fournir l’heptanal C !; H" — Cil’ — CHO. Cette transformation s’expliquerait simplement en admettant que dans une première phase l’acétate d’argent pût agir comme la potasse, en donnant naissance à un carbure acétvlénique et à de l’acide acétique :

C’H”- CH=CHC1 + CH’ - CO’Ag = AgCl + C‘H“ — C=CH+CH* - CO’H

et que, dans une seconde phase, l’acide acétique se fixât sur la fonction acétylénique à la façon des acides minéraux. Dans ce cas, en effet, l’action ultérieure de l’eau sur le dérivé obtenu devrait donner normalement naissance à une cétone. Ceci nous a conduit à. essayer l’action de l’acide acétique sur les carbures acétyléniques. Nous avons trouvé que, vers 280°, il y avait combinaison et que, par action de l’eau sur le produit de la réaction, l’on obtenait les mêmes cétones que par l’action successive de l’acide sulfprique et de l’eau sur les carbures correspondants.

Nous pouvions expliquer pourquoi, à haute température, l’œnanthylène chloré {heptène chloré) donne, avec l’acétate d’argent, un dérivé acétique qui, traité par l’eau, fournit l’heptanone 2.

Dans une première phase, en effet, l’acétate d’argent, agissant comme la potasse, fournit un carbure acétylénique : l’hepline, de l’acide acétique et du chlorure d’argent :

C*H“ — CH = GHC1 -j- C*H*AgO* = AgCl + C 8 H“C = CH + C W. Heptène chloré. Acétate d’argent. Heptine. Acide acétique.

Dans une seconde phase, l’acide acétique se fixe sur ce carbure et fournit un dérivé acétique :

Page 1