‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 5 sur 17 · VI. - MÉMOIRES SUR DIVERS SUJETS · texte numérisé non relu

VI. - MÉMOIRES SUR DIVERS SUJETS

de Scliützenberger, t. I, p. 4o4 et 409).

L’acide purpurique, dont la murexide représente le sel ammoniacal, est un des termes les plus intéressants du groupe urique. Jusqu’en i855, la murexide était considérée comme une rareté de laboratoire : on la préparait au moyen des excréments de boa ou de la fiente des pigeons.

L’application que nous en avons faite, MM. Depoully et moi, à la

teinture et à l’impression, a fait rechercher des modes de préparation plus pratiques, parmi lesquels j’ai indiqué le suivant : le guano, qui renferme des proportions considérables d’acide urique, est délayé dans do l’acide sulfurique concentré; la bouillie claire ainsi formée est précipitée par l’eau, le dépôt traité à la soude caustique et la dissolution alcaline saturée par l’acide chlorhydrique; on obticntainsi de l’acide urique presque pur. On dissout cet acide dans de l’acide nitrique, on neutralise la solution avec précaution par de l’ammoniaque, puis on la chauffe au bain-marie : l’addition de sulfite de soude à ce mélange détermine la formation d’alloxantine, et par le refroidissement la murexide se dépose en cristaux.

Ces recherches et d’autres similaires ont eu pour résultat d’obtenir l’acide urique au prix de 5 fr le kilogramme et la murexide cristallisée à celui de Vc

Il est utile lorsqu’on n’a que de faibles quantités de substances à sa disposition de pouvoir les caractériser par des réactions bien précises. J’ai, à plusieurs reprises, étudié les moyens de distinguer ainsi les principales amines aromatiques et j’ai montré que la plupart d’entre elles donnent, sous l’influence d’agents oxydants, des colorations intenses, souvent d’une grande netteté. Les agents dont j’ai recommandé l’emploi sont l’acide chromique, l’acide iodique, l’acide sulfurique nitreux, le chlorure de chaux, et j’ai décrit leur action sur un grand nombre de bases.

Plus récemment, j’ai employé comme oxydant le bioxyde de plomb que je fais réagir sur les amines dissoutes dans l’acide acétique. Les trente substances que j'ai ainsi examinées donnent toutes des colorations très nettes et fréquemment d’une intensité telle, qu’il suffit d’une trace de produit pour les caractériser.

J’ai fait connaître un autre moyen, tout à fait différent, de distinguer les unes des autres les amines voisines de l’aniline. Il consiste à plonger dans une dissolution acide de ces amines un tissu imprimé en

deux ou trois tons de bioxyde de manganèse; instantanément se développent sur le tissu, aux endroits imprimés, des colorations, variant du noir au violet ou au brun, selon la nature des amines employées; si l’on compare ces couleurs à des types connus, préalablement préparés, on peut être renseigné sur la valeur même de ces amines.

e de puriScation des e;

Ce Mémoire donne d’abord la composition moyenne des eaux d’égout de Paris, telle qu’elle résulte des analyses nombreuses que j’en ai faites. Il montre ensuite que ces eaux, conservées dans des flacons bouchés, s’altèrent rapidement; au bout de peu de jours, elles sont noires et absolument infectes; l’examen microscopique, suivi pendant la même période, fait voir que la vie des animaux et des plantes y disparaît rapidement.

Mais, lorsqu’on sature ces eaux d’air, par un barbottage prolongé, elles restent limpides et inodores : elles ne sont plus putrescibles ; l’examen microscopique y dénote une vie des plus actives. (La même Note décrit l’action de la chaux avec ou sans air.)

Il résulte de ces expériences que la putréfaction sulfhydrique des eaux d’égout peut être évitée par la simple aération et qu’elle se manifeste uniquement lorsque ces eaux sont maintenues à l’abri de l’air. Comme ces dernières conditions se retrouvent au fond de la Seine, il est permis de supposer que les faits signalés pourront être utilement appliqués à l’assainissement de ce fleuve.

J’ai étudié les transformations chimiques qui résultent de cette aération des eaux d’égout. Mes analyses montrent que l’azole des parties insolubles diminue, que l’azote des parties solubles augmente de la même quantité, que l’ammoniaque augmente dans une forte proportion, et enfin qu’il ne se forme pas de nitrates.

Je fais remarquer que ce qui se passe dans ces réactions de laboratoire doit se passer à la surface du sol et que des quantités considérables d’azote disparaissent ainsi dans l’atmosphère à l’état d’ammoniaque.

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