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cérébro-rachidien. Dans ce travail, pour la première fois, l’auteur a décrit une forme particulière de paralysie ayant lieu du côté de la lésion, contrairement aux données reçues. Pour la première fois aussi, il a essayé de démontrer que l’encéphale peut causer une paralysie par action réflexe.
75. — Expériences montrant que les cordons antérieurs de la moelle épinière servent à la transmission des impressions sensitives. (XIII, 1858, vol. 1, p. 809.)
Ces expériences, qui ne peuvent laisser aucun doute, ont donné un résultat entièrement nouveau et très-singulier.
76. — Sur la vitesse des courants nerveux. (XIV, 1859, p. 323.)
A l’aide d’un appareil spécial, construit par M. Bréguet, l’auteur a pu constater d’une manière très-nette que la transmission des impressions sensitives dans la moelle épinière est considérablement plus lente que dans les nerfs.
77. — Sur la possibilité du retour des fonctions perdues après une section transversale partielle ou complète de la moelle épinière, chez l'homme et chez les animaux. (XX, 1859, vol. 1, p. 96.)
Ensemble des faits expérimentaux constatés par l’auteur et comparaison de ces faits avec quelques observations cliniques.
78. — Expériences nouvelles sur la transmission des impressions sensitives par la
moelle épinière. (XIII, 1859, vol. 2, p. 65.)
Les faits nouveaux rapportés dans ce travail ne laissent aucun doute sur les points suivants : que les cordons postérieurs ne sont pas plus les conducteurs des impressions tactiles qu’ils ne le sont des impressions douloureuses, thermiques, etc.
79. — Sur le mode dé influence du système nerveux sur la nutrition. (XIII, 1859, vol. 2,
Ti’avail ayant pour objet principal de montrer par des faits la nécessité de distinguer les effets d’une action morbide (irritation) de ceux d’une cessation ou absence d'action.
80. — Du rhythme dans le diaphragme et da?is les muscles de la vie animale après leur
séparation des centres nerveux. (XIII, 1859, vol. 2, p. 115.)
Quant au diaphragme, les faits découverts par l’auteur ont aussi été constatés par M. Vulpian. La particularité remarquable à cet égard est qu’en l’absence de toute influence possible du centre cérébro-rachidien, le diaphragme peut comme le cœur
se mouvoir rhythmiquement. Les muscles intercostaux et d’autres muscles peuvent aussi, après séparation des centres nerveux, se mouvoir en apparence spontanément et d’une manière rhythmique. On peut supposer, jusqu’à preuve du contraire, que les mouvements rhythmiques du diaphragme séparé des centres nerveux dépend des ganglions nerveux qu’il contient; mais où sont les ganglions dans les muscles intercostaux ? Si ces muscles n’en contiennent pas, il faut nécessairement admettre que les mouvements rhythmiques peuvent exister sans l’intervention de centres nerveux, même ganglionnaires.
81. — Production de sueur par action réflexe. (XIII, 1859, vol. 2, p. 449.) Additions au fait du n° 10.
82. — Recherches expérimentales sur la physiologie de la moelle allongée . (XIII, 1860,
vol. 3, p. loi.)
Faits nouveaux à ajouter à ceux du n° 70, pour prouver que l'ablation du bec du calamus tue par suite de l'irritation des parties voisines et non par suite de l'absence d’action d’un centre essentiel à la vie. Ce travail contient aussi des faits sur une espèce particulière de mort, qui a lieu sans les phénomènes de l’agonie.
83. — Sur l’ indépendance des propriétés vitales des nerfs moteurs. (XIII, 1860, vol. 3,
Faits démontrant que la puissance d'action des nerfs moteurs dépend de leur organisation et non des ceutres nerveux.
84. — Sur une modification spéciale de la nutrition dans une partie limitée clu corps sous l’influence d’irritations de l'encéphale ou de la moelle épinière, dans certains cas d épilepsie (XIII, 1860, vol. 3, p. 167.)
85. — Recherches expérimentales sur diverses questions concernant la sensibilité. (XI,
vol. 10, 1860, p. 510, et aussi XIII, 1861, vol. 4, p. 140.)
Le premier point établi par ces recherches est que la sensibilité est au moins deux fois plus intense chez certains animaux que chez d’autres d’une espèce voisine ; le second point est que la durée de la sensibilité dans des nerfs ne recevant plus de sang est d’autant plus grande que la température ambiante est plus basse ; le troisième point est que la sensibilité dans des nerfs des membres abdominaux, privés de sang, dure bien plus de temps si la section des cordons supérieurs de la moelle épinière a été faite soit avant, soit pendant l’expérience.
86. — Sur les mouvements rotatoires. (XIII, 1860, vol. 3, p. 120.)
Quelques faits nouveaux, qui s’ajoutent à d’autres pour conduire l’auteur à l’opinion que ces mouvements dépendent surtout de contractions spasmodiques permanentes de certains muscles du cou ou du tronc.
87. Leçons sur la Physiologie et la Pathologie des centres nerveux, publiées en anglais, sous le titre suivant : Course of Lectures on the Physiology and Pathology of the Central N ervous System, delivered at the Royal College of Surgeons of England, in May 1858, in-8, 276 pages, with 3 plates ; Philadelphia, 1860.
Cet ouvrage a été en grande partie publié dans le journal The L,a?icet,àe Londres, juillet à décembre 1858. Voici quelques-unes des principales conclusions des recherches qui y sont exposées : 1° Les crampes et d’autres contractions spasmodiques (celles de l’utérus dans l’accouchement et l’avortement, celles du sphincter de l’auus, etc.) causent de la douleur, parce qu’elles s’accompagnent d’une irritation galvanique des fibres nerveuses sensitives des muscles. C'est aussi une irritation galvanique de ces fibres, chaque fois que les muscles se contractent (irritation dont l’intensité est proportionnelle à l’énergie de la contraction), qui nous donne la sensation de l’état de nos muscles, sensation d’après laquelle nous dirigeons nos mouvements (Lecture I) ; 2° L’hyperesthésie est un résultat constant de lésions des parties postérieures de l'axe cérébro-spinal dans toute sa longueur, depuis les tubercules quadrijumeaux jusqu’à l’extrémité inférieure de la moelle épinière (Lect. II, IV et V); 3° De nombreux faits pathologiques montrent, comme les vivisections, que la transmission des impressions sensitives à l’encéphale se fait par la substance grise, et en partie aussi par les cordons antérieurs de la moelle épinière (Lect. II, IV et V) ; 4° L’entre-croisement des conducteurs, des impressions sensitives du tronc et des membres se fait dans la moelle épinière et non dans la protubérance ou au-dessus d’elle (Lect. III et VII) ; 5° Par suite d’une disposition anatomique particulière, les lésions de la moelle épinière qui ne font pas disparaître complètement la sensibilité, la laissent persister au même degré dans toutes les parties du corps au-dessous du point lésé (Lect. IV et VI) ; 6° Les diverses espèces d’impressions sensitives sont transmises par des conducteurs distincts qui paraissent passer par des parties différentes de la moelle épinière (Lect. VII) ; 7° Les conducteurs des ordres de la volonté aux muscles ne s’entre-croisent pas dans la protubérance, comme on l’a dit, ni dans aucune partie de la base de l’encéphale autre que celle où se fait la décussation des pyi'amides antérieures, et ils se trouvent dans les cordons latéraux et dans les cornes grises antérieures de la moelle épinière, dans la partie supérieure de la région cervicale (Lect. IV, VII, VIII et XII); 8° Les cordons postérieurs de la moelle épi-
nière servent aux mouvements réflexes, et c’est par suite de la paralysie de la faculté réflexe et aussi de l’hyperesthésie des impressions sensitives venant des muscles que les lésions des cordons postérieurs donnent lieu au désordre des mouvements qu’on a récemment appelé ataxie locomotrice (Lect. VIII); 9° L’effet primitif de l’irritation des nerfs vaso-moteurs est une contraction des vaisseaux sanguins qui produit une diminution dans la quantité de sang, et conséquemment un abaissement de température et une diminution de l’activité de nutrition. La section des nerfs vaso-moteurs (c’est-à-dire leur paralysie) est suivie de leur dilatation et conséquemment de l’augmentation de la quantité de sang, d’une élévation de température et d’une plus grande]'activité de nutrition (Lect. IX); 10° Comme il y a un nombre considérable de fibres nerveuses vaso-motrices qui se rendent au cerveau et au cervelet, et dans toutes les autres parties du corps, après avoir passé parla moelle épinière, la moelle allongée ou la protubérance, il en résulte que les maladies et les blessures de ces dernières parties du centre cérébro-rachidien produisent, par l’irritation ou la paralysie des nerfs vaso-moteurs, des symptômes d’affection du cerveau ou d’autres organes, dépendant de la contraction ou de la dilatation des vaisseaux sanguins, de la diminutionlou de l’augmentation de la quantité de sang, de l’élévation ou de l’abaissement de la température, des altérations de nutrition, de sécrétion, etc. (Lect. IX, XI et XII); 11° En outre del’espèce d’influence que les centres nerveux possèdent sur la nutrition, l’absorption et les sécrétions, par l’intermédiaire des nerfs vaso-moteurs, ces centres possèdent un autre mode d’action qui semble consister en un changement dans les propriétés chimiques des éléments des tissus, changement par suite duquel de grandes modifications se produisent dans la quantité de sang attirée par les tissus, et dans l’échange de matériaux entre ceux-ci et ce fluide (Lect. IX etX); 12° La cessation de l’influence du système nerveux sur une partie quelconque du corps est à peine suivie d’autres altérations de nutrition qu’une atrophie, tandis qu’au contraire la mise en jeu du système nerveux par une irritation est une cause extrêmement puissante, directe ou réflexe, d’un nombre considérable de changements morbides de la nutrition, des sécrétions, etc. (Lect. X); 13° Les changements sympathiques, normaux ou morbides dans la nutrition, les sécrétions, etc., sont des phénomènes réflexes dont l’étude montre combien sont nombreuses les maladies (produites par action réflexe, et comment on pourrait arriver à un mode rationnel de traitement de ces maladies (Lect. X et XI) ; 14° La perte de connaissance dans le vertige et dans l’attaque d’épilepsie ne dépend pas d’une maladie du cerveau, mais bien d’une contraction spasmodique des vaisseaux sanguins des lobes cérébraux, contraction duc à une irritation des nerfs moteurs de ces vaisseaux, soit par une cause agissant directement sur ces nerfs dans la moelle épinière, la moelle allongée ou une autre partie de la base de l’encéphale,
soil par une influence réflexe, prenant son origine dans une partie quelconque du corps (peau, muqueuses, tronc des nerfs, etc.) (Lect. XI) ; 15° L’épilepsie, les diverses formes d’aliénation mentale, la chorée, la catalepsie, l’hystérie, le tétanos, l’hydrophobie, etc., sont produits, bien plus souvent qu’on ne le croit, par une espèce particulière d’irritation prenant son origine dans une partie du système nerveux à action centripète (Lect. X et XI) ; 16° La moelle allongée n’est pas le seul centre nerveux servant aux mouvements respiratoires, et elle n’est pas non plus essentielle à la production de ces mouvements (Lect. XII); 17° Il y a dans la moelle allongée, dans la protubérance et d’autres parties de la base de l'encéphale, un nombre considérable de fibres et de cellules nerveuses qui ne servent pas à la transmission des impressions sensitives ou des ordres de la volonté aux muscles, et qui sont douées de la propriété de produire un spasme persistant dans certains muscles, et surtout ceux du cou, même lorsqu'elles n’ont été que légèrement irritées. Les convulsions rotatoires dépendent très-souvent de ces spasmes et des changements dans l’état des vaisseaux sanguins de certaines parties de l’encéphale (Lect. XII); 18° L’irritation du nerf auditif, même chez les mammifères et chez l'homme, peut produire des mouvements rotatoires ou de simples convulsions cloniques (Lect. XII). En outre des conclusions qui précèdent, cet ouvrage contient l’exposé d’un grand nombre de recherches sur les propriétés et les fonctions des diverses parties de la moelle épinière et de la hase de l’encéphale, sur les diverses espèces de sensations (sens musculaire, douleur, chatouillement, toucher, chaleur et froid), sur l’hyperesthésie, sur les sensations subjectives, sur la physiologie du nerf grand sympathique, etc. Enfin il contient aussi, dans un appendice, un exposé de nombreuses recherches sur la physiologie des monstres amyèles, acéphales ou anencéphales, sur les causes de mort dans les cas de fracture du rachis, sur la physiologie de la rage et son traitement rationnel, etc.
88. — Leçons sur les paralysies des membres inférieurs, deux éditions en français, la 2me publiée en 1865, l'original ayant paru en anglais, sous le titre suivant : Lectures on the diagnosis and treatment of the principal forms of paralysis of the lower extremities. Philadelphia, 1861. In-8 de 118 pages. (Publié d'abord dans XY, April to June 1860.)
Voici les conclusions capables d’intéresser les physiologistes : 1° Des paralysies peuvent se produire par action réflexe : a, par suite d’une congestion ou d'une inflammation de la moelle épinière ou de ses méninges, ayant lieu consécutivement à une irritation des nerfs sensitifs ou incidents; ô,par suite d’une altération réflexe de la nutrition de quelques nerfs ou de quelques muscles; c, par suite d’une altération de nutrition de la moelle épinière, due, selon toutes les probabilités, à une
contraction des vaisseaux sanguins de cet organe ayant lieu par action réflexe ; 2° Les vaisseaux de la pie-mère spinale se contractent par action réflexe comme ceux de l’oreille ou des lobes cérébraux; 3° La belladone et l’ergot de seigle sont des agents excitateurs des fibres musculaires lisses, dans les vaisseaux sanguins de la moelle épinière et de ses méninges, comme dans l’utérus, l’intestin, etc.; 4° La moelle épinière acquiert de nouvelles propriétés vitales sous l'influence de l’inflammation et même probablement sous celle d’une simple congestion : elle devient sensible même dans ses parties centrales et son état d’irritation cause des sensations subjectives de froid ou de chaleur, de toucher, de douleur, etc., venant en apparence de la périphérie du corps.
39. — Note sur la production de symptômes cérébraux à la suite de certaines lésions
du nerf auditif . (IX, 1861, p. 56.)
L’auteur fait voir qu’il a décrit, avant Ménière, les symptômes de l’affection qui porte le nom de cet observateur. Il ajoute quelques faits nouveaux à ceux déjà connus sur l’influence du nerf auditif sur le cerveau.
90. — Leçons sur le diagnostic et le traitement des diverses formes des affections paralytiques, convulsives et mentales , publiées en anglais, sous le titre suivant : Lectures on the diagnosis and treatment of the varions forms of Paralytic, Convidsive and Mental Affections, considered as effects of morbid alterations of the blood, or of the brain or other or y ans ; — being a combination of the Gulstonian Lectures, delivered at the Royal College of Physicians of London in February 1861, and of Clinical Lectures delivered at the National Hospital for the Paralysed and Epileptic. (XV, July to December 1861, p. 1, 29, 55, 75, 153, 199, 391, 415, 515 et 611.)
Les deux premières leçons contiennent l’exposé et la démonstration de cette opinion de l’auteur que dans les maladies des lobes cérébraux les symptômes (aphémie, hémiplégie, paralysie faciale, déviation de la langue, convulsions, les diverses formes d’aliénation mentale, etc.) sont le plus souvent dus à une altération de nutrition d’une partie de l’encéphale autre que celle qui, d’après l’autopsie, semble être le seul siège d’une lésion morbide. L’altération de nutrition que l’autopsie ne révèle pas et qui, cependant, est la cause réelle des symptômes, se produit, selon toutes les probabilités, par le même mécanisme que les altérations de nutrition de l’encéphale, non constatées par l’autopsie, dans les cas où des irritations de la peau, des muqueuses, des méninges cérébrales, etc., déterminent des symptômes de maladie cérébrale. — Étudier, comme on le fait, les symptômes de tumeur, de ramollissement ou d’inflammation de l’encéphale, comme si l’encéphale
n’était qu’un seul et même organe, c’est faire une erreur tout aussi grande que si l’on essayait de décrire les symptômes des maladies des différents viscères abdominaux ou thoraciques sous un seul et même nom. — La seconde leçon contient des faits nouveaux relatifs à l’entre-croisement des nerfs crâniens et aux symptômes des affections organiques des diverses parties de la base de l’encéphale. Parmi ces faits se trouve le suivant : les lésions d’une moitié latérale de la protubérance peuvent produire de l’anesthésie faciale du côté correspondant, du côté opposé ou des deux côtés à la fois, suivant qu'elles siègent avant ou après l’entre-croisement des deux nerfs trijumeaux ou sur les deux à la. fois, au voisinage de leur entre-croisement. — Les troisième et quatrième leçons ont pour objet l’application des principes posés dans les deux premières à l’étude des affections du cervelet. Les faits rapportés montrent que le cervelet ne sert ni comme siège du sens musculaire ou d’une prétendue faculté de coordination des mouvements, ni comme siège du sens érotique, si les sensations voluptueuses peuvent être considérées comme appartenant à un sens spécial. De plus, ces leçons montrent que par action réflexe le cervelet peut produire de l’amaurose, du vomissement, des troubles dans l’action de nombre de muscles, de l’hyperesthésie et de l'hémiplégie, tantôt du côté correspondant, tantôt du côté opposé à celui de la lésion dans ce centre nerveux.
91. — Sur une théorie de la migraine. (XIII, 1861, vol. 4, p. 137.)
Cette théorie d'après laquelle la douleur serait due à la contraction des fibres musculaires des vaisseaux sanguins, est contraire à nombre de faits.
92. — Remarques sur la physiologie du cervelet et du nerf auditif. (XIII, 1861, vol. 4,
p. 413, et 1862, vol. S, p. 484.)
Dans ces deux travaux, l’auteur montre par des faits la nécessité de distinguer les effets d'une irritation, de ceux qui dépendent directement de la perte de fonction de la partie lésée. Il fait voir, surtout pour le cervelet, que les lésions de cette partie produisent des symptômes par une irritation qui en part et va agir sur d’autres parties de l’encéphale.
93. — Sur quelques points de la physiologie du cerveau et delà moelle épinière. (XIII,
1861, vol. 4, p. 584.)
Nombre de faits nouveaux et très-singuliers montrant que l’irritation des racines des nerfs spinaux détermine des changements immédiats dans la nutrition, les propriétés et les fonctions de la moelle épinière. Dans une autre partie de ce travail, l’auteur signale la nécessité, dans l’étude du cerveau dans les diverses races humaines, de tenir compte du calibre des artères vertébrales et carotides.
94. — Remarques sur un cas de plaie de la moelle épinière. (XV, 1862,
vol. 2, p. 62.)
C’est un cas type de l’espèce de paralysie que l’auteur a le premier décrite, sous le nom d’hémiplégie spinale.
95. — Sur F action du nerf vaque sur le cœur. (XIII, 1862, vol. 5, p. 295.)
La galvanisation légère du nerf vague ne fait pas, comme on le soutient, augmenter les mouvements du cœur. Si l’on voit le cœur battre plus fort quelquefois dans ces circonstances, c’est que l’animal s’est agité.
96. — Sur l' entre-croisement de quelques branches du nerf trijumeau (XIII. 1862,
vol. 5, p. 307.)
Quelques faits cliniques conduisant à faire admettre que les fdets linguaux du trijumeau ne s’entre-croisent pas là où s’entre-croisent les filets faciaux de ce nerf.
97. — Sur l'existence du sang rouge dans les veines et sur l'influence du système ner-
veux sur la couleur du sang. (XIII, 1862, vol. 5, p. 566.)
Le premier point établi dans ce travail est que le sang peut passer du rouge écarlate au rouge noir en l’absence de toute influence nerveuse, comme l’ont montré surtout des expériences sur deux suppliciés, faites longtemps après leur décapitation. Le second point est que le système nerveux peut agir, comme le galvanisme, et augmenter l’intensité de la transformation de sang rouge en sang noir. Le troisième point est que le sang veineux est moins noir là où il y a une paralysie vasomotrice, uniquement parce que la quantité de sang est augmentée.
98. — Note sur les fibres nerveuses sensitives des muscles. (XIII, 1862, vol. 5, p. 574.)
99. — Recherches expérimentales et cliniques sur la transmission des impressions de tact, de chatouillement, de douleur, de température et de contraction musculaire ( sens musculaire ) dans la moelle épinière. (XIII, 1864, vol. 6, p. 124, p. 232 et p. 581.)
Ce mémoire, de 102 pages, contient beaucoup plus que son titre n’indique. Voici un résumé extrêmement succinct des principaux résultats obtenus : 1° Les conducteurs des impressions de chatouillement sont distincts de ceux des impressions tactiles; 2° Les conducteurs des impressions voluptueuses sont distincts de ceux des autres impressions (tact, chatouillement, etc.), provenant de la muqueuse uréthrale ou de la peau de la verge ; 3° Le sens musculaire diffère radicalement des autres impressions sensitives en ce que sa paralysie a lieu, comme celle
des muscles et des vaisseaux, du côté d'une lésion de la moelle épinière, tandis que les diverses anesthésies ont lieu du côté opposé ; 4° Les conducteurs des impressions thermiques passent dans les parties grises centrales de la moelle épinière ; 5° Les conducteurs des impressions de douleur sont disséminés, mais se trouvent surtout dans les parties postérieures et latérales de la substance grise de la moelle épinière ; 6° Les conducteui’s des impressions de toucher et de chatouillement sont principalement dans les parties antérieures, grise et blanche de la moelle épinière (au moins au renflement cervico-brachial); 7° Les conducteurs servant au sens musculaire passent dans les parties antérieures et non dans les cordons postérieurs, comme on l’a, à tort, supposé d’après les cas d’ataxie locomotrice ; 8° Chacune des espèces de sensibilité peut atteindre un degré considérable d'intensité (de 10 à 100 fois autant qu’à l’état normal); 9° Il existe deux causes distinctes d’hyperesthésie dans certaines lésions de la moelle épinière : l’une immédiate, l'autre secondaire et due à un état inflammatoire des tissus médullaires; 10° Les parties normalement inexcitables de la moelle épinière peuvent le devenir sous l'influence d'une inflammation et peuvent alors donner lieu, dans des membres d’ailleurs anesthétiques ou paralytiques, à des sensations subjectives de toucher, de chatouillement, de douleur, de température et de position des membres (sens musculaire); 11° Les conducteurs d'une espèce d’impressions sensitives peuvent, dans certains cas, être mis eu action par les causes qui, d’ordinaire, n'excitent que les conducteurs d'une autre espèce; 12° La connaissance du lieu où est faite une impression sensitive, peut disparaître dans des parties n'ayant pas perdu la sensibilité et tout au contraire elle peut persister à un degré notable dans des parties ayant presque entièrement perdu la sensibilité ; 13° La lésion d’une moitié latérale de la moelle épinière, chez l'homme, détermine une diminution notable ou la perte de la faculté réflexe du côté correspondant; 14° Une lésion de la moelle cervicale, chez l’homme, détermine à la face, à l'œil, etc., les effets de la section du nerf grand symphathique cervical.
100. — Production d‘ ataxie musculaire par T irritation d’une très-petite partie de la moelle épinière chez les oiseaux. (XIII, 51864, vol. 4, p. 701.)