‹ Notice sur les travaux scientifiques du Dr. Ph. C. SappeyChapitre 8 sur 21 · C. iSpliinctei* de la vessie · texte numérisé non relu

C. iSpliinctei* de la vessie

{Traité d’anatomie, n® édition, 1857-1864, t. III, p. 514.)

Ce sphincter était depuis deux siècles l’objet d’une assez vive controverse. Son existence, affirmée par les uns, niée par les autres, a toujours paru douteuse au plus grand nombre. Lorsqu’on lit les descriptions de ceux qui l’admettent, on reste frappé du peu de concordance qu’elles présentent; et on acquiert bientôt la conviction qu’ils se sont inspirés plutôt des nécessités de la physiologie que des données de l’observation.

Tous en effet considèrent comme formant ce sphincter les fibres circulaires les plus inférieures de la vessie . Or ces fibres font partie du muscle qui préside l’expulsion de l’urine. Elles remplissent donc un usage opposé à celui qu’on a cru pouvoir leur attribuer.

Le véritable sphincter de la vessie est un muscle puissant qui appartient non à la vessie, mais à la portion prostatique de l’urèthre. Il se présente sous la forme d’un cylindre creux, dont la longueur mesure i centimètre, et dont les parois offrent une épaisseur de 3 à 4 millimètres. Sa surface externe répond en bas à la prostate et en haut aux fibres musculaires antérieures de la vessie, qui se réfléchissent à son niveau pour aller s’insérer à la partie inférieure de la symphyse des pubis. Sa surface interne est recouverte par la muqueuse uréthrale et les fibres musculaires longitudinales qui l’entourent. En vertu de l’action tonique propre h tous les muscles du même ordre, il préside à l’occlusion de l’orifice interne de l’urèthre et remplit ainsi deux usages également importants : d’une part, il ferme l’accès de l’urèthre à l’urine, d’où l’accumulation de ce liquide dans la cavité destinée à la recevoir; de l’autre, il ferme l’accès de la vessie au sperme, en sorte que celui-ci ne trouvant plus qu’une seule issue en avant est projeté au dehors.

D. Sphincter de la portion prostatique de l’urèthre.

{Traité d’anatomie, U® édition, iSST-iSGi, t. III, p. 606.)

Ce muscle, situé au-devant et sur les côtés de la prostate, s’étend du sphincter de la vessie à la portion membraneuse de l’urèthre, et dans le sens transversal du bord gauche de la face postérieure de la glande au bord opposé. 11 présente la figure d’un plan triangulaire, convexe en avant, concave en arrière, dont le sommet tronqué se continue en bas avec les fibres annulaires de la portion membraneuse et dont la base répond sur la ligne médiane à la circonférence inférieure du sphincter de la vessie. Son épaisseur sur la ligne médiane atteint de 6 à 7 millimètres ; elle diminue en se rapprochant de ses bords latéraux. Composé de fibres striées, son action n’est pas permanente comme celle du sphincter précèdent, mais intermittente, brusque et instantanée. Il se contracte au moment où le sperme s’épanche dans le canal prostatique. Appliquant alors vivement la paroi antérieure de celui-ci à sa paroi postérieure, il projette ce fluide dans la portion membraneuse de l’urèthre,

qui, intervenant à son tour, le projette dans le bulbe, d’où il est expulsé au dehors par la contraction énergique des bulbo-caverneux. Chacune des trois portions de rurèthre possède par conséquent un muscle à fibres striées, préposé dans toutes les trois au même usage.

E. Rcehcrches sur quelques muscles à filtres lisses aunexés à l’appareil de la vision.

(Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1867, t. LXV, p. 67.)

Cinq muscles à fibres lisses sont annexés à l’appareil de la vision. L’un d’eux est situé dans l’intérieur du globe de l’œil ; c’est le muscle ciliaire, qui est bien connu et que je me borne à mentionner.

Le second est situé dans l’épaisseur de la paupière supérieure. Il descend obliquement du releveur de la paupière au cartilage tarse; c’est le muscle orbito-palpébral. Ce muscle a pour usage d’établir entre la paupière et le globe de l’œil des rapports de contiguïté plus parfaits, et de faciliter leurs mouvements réciproques.

Le troisième répond à l’extrémité terminale du prolongement par lequel l’aponévrose orbitaire vient s’attacher à la paroi interne de l’orbite; et le quatrième à l’extrémité du prolongement par lequel elle s’insère à la paroi externe de cette cavité. Le cinquième occupe la fente sphénomaxillaire; il avait été déjà signalé par H. Müller.

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