‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 10 sur 57 · XXIX. — Nouveau procédé d'analyse organique · texte numérisé non relu

XXIX. — Nouveau procédé d'analyse organique

Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LV, p. 43a.

Ce procédé consiste à brûler les matières organiques au moyen de l’oxyde de plomb ou litharge, mêlé du quart de son poids de phosphate de chaux, ce qui suffit pour l’empêcher de fondre { 1 ). On obtient ainsi de l’eau et de l’acide carbonique.comme à l’ordinaire ; mais on obtient, en outre, du plomb qu’on peut réunir en un culot et peser très exactement. Pour cela on extrait du tube, après la combustion, toute la masse de litharge phosphatée, on la met dans un creuset avec une ou deux fois son poids de litharge pure. On couvre d’une couche de litharge pure et l’on fait fondre. On obtient un culot, comme dans les essais Berthier, qui m’ont suggéré l’idée de cette méthode.

Cette dernière opération, si simple, fournit une quatrième donnée,

qui permet de résoudre directement le problème de la détermination de l’oxygène.

On a les trois équations :

(A) C^CO'xJf,

(B) H = HOxi,

(C) 0 = H0x| + C0«x*-Phx 71r ^.

D’ailleurs, ces trois équations étant indépendantes de la matière,

Lorsque la matière est bien sèche, on peut faire l’analyse sans connaître sonpoids.

Et d’un autre côté, lorsqu’on connaît le poids de la matière sèche, on peut ne plus s’occuper de la reprise de l'humidité avant l'introduction dans le tube.

Lorsque la substance est azotée, on détermine, par différence, celle des quatre substances simples pour laquelle on préfère courir les chances d’erreur de cette détermination.

Il n’est pas nécessaire de placer une colonne de cuivre en avant de la colonne de litharge.

Je dois déclarer que je n’avais pas encore fait un grand nombre d’analyses par ce procédé : mais rien ne me porte à croire qu’il doive subir des modifications ; des analyses faites' depuis ont bien marché.

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